Bon, pour tout vous dire, j'étais bien partie...

C'était chaud-bouillant ct'affaire.

Pour une fois, j'allais dauber. Y aller, carrément.

Dieu sait que je déteste les Voilà, Closet ou autre Galeta. Petits concentrés d'humeurs noires destinées à la soit-disant détente capillaire ou autre relaxation dentaire.

Alors chez moi ? Ici ? Noonn...

Et puis voilà que j'achète, histoire de meubler quelques heures de "Mamaaaan, regarde, je fais du chasse-neige", un bouquin chaudement recommandé.

Les petites dames qui m'en avaient parlé en avaient la larme à l'oeil, c'est dire.

Bon, comme inversement à la littérature capillaire, j'assure à fond sur les romans à belles histoires, allez, zou, une petite commande, et hop, je glisse le machin dans mon sac avant d'aller siroter des vins chauds.

Rhhaaa, mais qu'est-ce que c'est que ça ? LE roman d'amour de la décennie ? Naannn. Y'a juste une erreur de casting là. Une confusion totale entre pollution et émotion. Beurk, beurk et re-beurk.

J'ai hésité à plonger l'ouvrage dans la fondue, ou l'enduire de reblochon, le pilonner au fond d'un farcement. Mais autant pas gâcher. Quoique, il y aurait peut-être gagné en saveur, allez savoir.

Alors, comme je reste de bonne compagnie, et que je déteste toujours autant la calomnie, même après la lecture d'une telle infamie, je ne dirai rien.

Pas un titre, même pas une couv. Botus et mouche cousue. Pas de pub, même négative à cette affreuseté.

En attendant, ça m'a fait du bien de le dire tient.

Pfiou...

Y'a des mots ma foi. Vallent bien leurs homonymes parfois.

Ah, et sinon, histoire de... Rien à voir avec les nuances de gris, noir ou autres déclinaisons chromatiques !