Alors, nous voilà partis pour le thème d'Audrey :

"La Rentrée des classes"

Oh là là, mieux que les culottes ! Je crains que le sujet ne soit sensible...

Parce que c'est pas gagné cette histoire.

Alors, pour tout vous dire, l'écriture vient à moi plutôt vite. Au hasard d'un dépôt maternel dans la classe de mon auguste aîné, j'appris à lire quasi aussitôt née. A 4 ans, on en parlait plus, mes divagations entre les bureaux des plus grands ayant résolu l'apprentissage de mes lectures d'enfant.

Ecole, anciennes règles

Après, il y eut la vitesse. Une vraie Speedy Gonzales du bouqinage. Idyllique donc.

En théorie.

Lévi-Strauss avalé à 9 ans me donnait certes quelques avantages sur mes petits camarades quant à la connaissance des tribus lointaines. Mais fort peu de connexions quant aux reliquat de la méthode Boecher, dans laquelle les mêmes ânonnaient alors encore le nez en l'air.

Tout cela pris vite une tournure d'ennui, à laquelle s'ajouta rapidement le fort joli surnom de "dictionnaire sur pattes", qui, s'il me réjouit aujourd'hui, ne créa pas, à l'époque un terrain vraiment propice aux amis.

Ici le 17 avril 1891

Las ! Si Lagardère et Michard ne venaient pas à moi, alors j'allais aller vers eux malgré moi.

Je suis donc devenue pitre en tout genre. De celui du chat, auquel on aurait donné l'air d'une bécasse.

Point d'effort, mes lectures me suffisaient. Quelques sauts de puce dans l'élan des fins d'année m'assurèrent de nombreux passages. Et trois repassages.

Miracle

Autant vous dire donc que les rentrées... Ma pauvre Finette, au-delà des loulous, ben c'était un peu dame nain au pays des Zoulous. Tout y est passé : le tricotage sur bic, le gravage de crayons, le démantèlement du mur du fond. Pour la créativité, j'étais pas la dernière...

Pour le reste...

La classe d'hyperactifs de madame bémolle

Et ben ça dépendait.

Du temps, du vent, ou du Q(I) de la crémière.

A prof sympa, voire aimé, crevage de plafond assuré. A instit détesté, notes au ras du plancher.

Restait les poteaux, les copains, les poilades et la rigolade. Ça, au moins, j'ai aimé.

Après, un fois libérée, une fois le bac emprunté, je me suis éclatée. Rhhaaa, enfin, mon dico perso servait à quelque chose. La science vint alors à moi, comme l'esprit vint aux femmes, et je pu enfin troquer contre une coiffe plus artistique mon pseudo bonnet d'Anne.

Depuis, foin de bonnet, chacun son Histoire, j'enseigne désormais les règles de l'Art. Mon pître n'est jamais loin cependant, suffit de le demander à mes étudiants :0).

Certes, mes souvenirs de ces rentrées si détestées, une fois mes enfants scolarisés, ont bien refait quelque peu surface. Je me force alors, la banane en chapeau, et la plume en caraco, d'enthousiasmer gaillardement le marmot. "Choouettte, c'est la rentrée !"

T'y crois toi.

Non.

Mais qu'est tu veux ma pôv Lucette, nul n'est prophète au pays de Finette...