Ben oui, tient, parce que c'est bien beau d'écrire des bouquins à couverture merveilleuse (si, si, c'est mon avis, cette couverture est merveilleuse), mais y'a quoi dedans ?

1652_plan Gomboust detail bis

Ben ça raconte le pourquoi du comment du jardin des Tuileries, comment André Le Nôtre a conçu la chose, comment le jardin était avant, et comment il l'a transformé, toussa quoi.

1670-1680x plan d'arpentage BnF, Est

Bon, ça a l'air de rien, mais c'est juste un travail de chartiste. Compiler toutes les données, mettre en avant les hypothèses, dégager de nouvelles problématiques de recherches, définir de nouvelles approches.

Sachant que comme j'ai fouillé ce beau jardin, j'en connais aussi les sous-sols... Cette partie souterraine que jamais personne ne voit, mais qui en dit tellement sur les travaux, sur les gestes, les intentions de ses créateurs et modificateurs.

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Le plus impressionnant, lorsque l'on est historien, c'est la manière dont la vie de ceux que vous étudiez se dévoile peu à peu, par grands pans, ou petites avancées. Comment, au détour d'un texte, de quelques mots, d'une strate archéologique, apparaissent d'un seul coup, qui un trait de caractère, quoi une nouvelle donnée.

C'est ainsi qu'au-delà du temps et de l'espace, vous vous surprenez à vivre avec un lieu, ses habitants, son créateur, comme si de rien n'était, en toute intimité, sans pour autant y voir une quelconque bizarreté.

Mes contemporains ne s'étonnent plus de rien à ce sujet. L'échevelée bourrue interrompue par la sortie de l'école, débarquant l'air réjoui, trop contente d'avoir trouvé une nouveauté, mes amies s'y sont habituées. Le "alors t'en es où ?" devenant le leitmotiv des cafés du matin.

Aller, demain, je vous raconte un truc version canaille. Faut dire que la chose se cale plutôt bien dans la gaudriole, l'humour un peu froissé, le second, très second, degré.

Alors, à demain, si vous le voulez bien !


On causera limaçons.