Jours nés
Vous avez remarqué comme certaines journées sont marquées par certains évênements ?
Hum, ouais, la plupart du temps, ces journées là on les reconnaît par le principe d'accumulation : la machine à laver qui rend l'âme, la porte du four qui se détache et le sèche-linge qui se fait la malle, et cela à quelques heures d'intervale.
Y'a d'autres journées sympas, celles où tout se débloque. Un dossier coincé, un truc qu'on attendait depuis longtemps, un machin désiré depuis une éternité. Avec celles-là, on se couche joyeux, le coeur heureux.
Il y a aussi celles des copains. De ceux qu'on avait pas vu depuis longtemps, de l'amie perdue de vue qu'on croise au détour d'un quartier, du lien distendu qui retrouve son élasticité.
Comme de petits fils tissés entre l'espace et le temps, une dimension autre qui se révèle. Une fibre commune qui vibre à l'unisson.
Ces fibres là me questionneront toujours, une sorte de chat de Schrödinger suspendu dans sa boite, un faisceau d'intentions, un effet papillon.

De ces petites choses qui, au détour d'une machine à laver ou d'un simple café nous rappellent combien nos vies dépendent du croisement entre infiniment petit et infiniment grand.
Et qu'au détour d'une porte de four, et bien parfois, on peut croiser l'univers tout entier.

Et moi aujourd'hui, c'était quoi ?
Un jour de "finalement, tout va bien".
Pas mal.
J'ai bien aimé.


