Soir d'été. Chaleur vespérale, vibrante aux poussières de blé mur.

Meules échevelées à la paille dorée du trait des fourches et des faux.

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Brisures fraîches.

D'ondoyantes graminées, devenues foin, jonchées alanguies, étendues à l'étable attendue.

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Sous l'azur de l'abbaye, champs aux traits vifs, acérés et rebondis.

Tiges sèches, coupantes et parfumées rejoignent la joue fraîchement rasée aux grains bleutés...

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Cèdre et mélèze, pin et palissandre. Le vert et le tendre sous la scie, le feu et la cendre.

La fougère. Le savon des matins clairs.

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Velouté que seul la rosée caresse, pétales voluptueuses à mes mains d'enfant, pieds nus sur le gravier, la belle grimpe au levant.

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Gazon à la coupe martiale, étêté de ses trèfles, l'escence en éveil, ivre de vert.

L'oreille assouplie sous mes doigts meurtris, mon pouce en ami, le soleil darde la barrière.

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Au monde d'une nature aimée.

On peut Etre et Avoir Eté.