*** Nain.de.Jardin ***

27 avril 2017

Et sinon ?

Tu deviens quoi ?

Et ben ça roule les gars !

Dire que ça courre, j'irai pas jusque là, mais que ça marche, woui woui...

Petit passage il y a un mois chez le spéciologue du macramé, histoire d'enlever l'accastillage au genou placé, et hop !

C'est curieux d'ailleurs cette affaire là : vous vous pointez au matin, passez sur le billard au dej, et sortez pour le goûter ! Zou ! C'est beau la technique quand même... Un uber taxifié pour rentrer chez les amis hospitaliers, un petit apéro en début de soirée, des parlottes jusqu'à 3 heures passées. La chirurgie, vue comme ça, c'est le pied !

Ou le genou, dans ce cas là.

Côté rééduc, comme j'en avais un chouille marre de mon adorable kiné, fréquenté assiduement pendant 8 mois (t'ain, 8 mois !), j'ai opté pour Venise...

C'est quand même plus chic non ? La kiné des ponts !

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Bon, j'en ai un peu bavé, faut le dire, on va pas se mentir : et vas-y pour un pont, deux ponts, trois ponts... Dix ponts. Montée fluctuante, descente hésitante. Avec naingénieur inquiet, qui tel le garde du corps moyen se place devant, -le garde-corps-, histoire qu'en faux-pas, je ne le franchisse pas.

J'ose même pas imaginer : je trébuche, bascule, et hop, trucide au passage un couple énamouré de japonais en gondole. Ca le fait pas quand même, c'est pas hyper chic.

Cela dit, pour le chic, côté gondole, on repassera hein. Du kibrille, du clinquant, du satin kiglisse. On hésite entre Elvis Presley version années 1970 et la licorne à paillettes.

La moumoute à frous-frous, est, entre deux voyages touristico-romantique, délicatement recouverte d'une bâche bleue produite au kilomètre à Zang-Zou, délicieuse ville asiate. Ça peut faire chic pour certain. Moi, j'ai plutôt pensé aux pigeons.

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Ouais, j'avoue que si j'avais dû monter dans ce machin, j'aurai juste un peu eu la honte de ma life.

D'autant qu'en gondole, tu croises à peu près tous les ponts, soit à peu près 12 touristes au mètre carré. Autant dire que tu fais partie du voyage d'à peu près toute la planète. Pour la discrétion, on repassera.

Le naingénieur est pragmatique à ce sujet ; " tu sais maman que si on veut te géolocaliser, c'est hyper facile, suffit juste de croiser les photos facebook des touristes que tu croises sur ton passage"

Voila, voilà, pour la formule entre algorithme et pigeonneaux.

Cela dit, Venise, ça reste hyper beau.

Et côté rééducation, qu'on se le dise, rien ne vaut un pont !

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22 février 2017

Fiat lux...

Et ce matin...

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Ben voilà !

Uni, avec motifs... Le naingénieur a enfin compris que ce n'était que de la géométrie... Facile Emile !

Bon, il a aussi compris (mais faudra sans doute remettre le couvert...) qu'un peu de constance ne nuit pas.

*

Roulez jeunesse !

Faut que je lui en trouve un 17 faces, yerk, yerk...

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21 février 2017

Rubischmilblick's

Il y a des jours où l'humeur de chien des uns rend celle des autres jubilatoire...

Aller savoir.

Oui, je sais, c'est un peu curieux de dire ça comme ça, mais là, j'avoue, j'ai jubilé.

Le concept de base partait d'un bon pied. A savoir l'achat d'une petite chose innocente pour l'anniversaire du naingénieur.

Le naingénieur portant bien son nom, du haut de ses 12 ans (t'ain, 12 ans déjà, et dire que ce grand machin n'était qu'une minuscule crevette il y a 12 ans. Un tout petit bouchon dont la tête tenait tout juste dans ma main. Maintenant, il me faudrait au moins celle du géant vert pour en faire le tour...).

Bref, du haut de ses 12 ans, mon naingénieur a tout du scientifique à lunettes : une légère propension à psychoter sur tout ce qui concerne les atomes, les planètes, le nucléaire, l'écologie,... Ou soit, de manière générale, tout ce qui commence par "Sci" et finit par "ence".

Vu également l'aspect parfois obstiné de la bête lorsqu'il s'agit d'assimiler certains concepts (tant qu'il ne sait pas tout, il radote). J'ai bêtement pensé que pour : 1- à la fois détendre le bestiau et 2- jouer sur sa corde obstinée, en guide de cerise sur le gâteau, je pouvais ajouter à ses cadeaux un petit jouet de rien du tout. 

Qu'il était temps de faire entrer sur les étagères ultra rangées du douze déjà né un simple petit jouet.

Ce machin là :

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Narmol !

On en a tous eu un non ?

On en a tous bien chié ? (oui, chié...). Mais au moins une fois, on y est arrivé ?

Ben alors ?

*

Que n'avais-je fait...

Moi qui pensais naïvement contenter mon aîné...

En fait, j'ai fait rentrer peste et choléra dans le débat.

Enfer et purgatoire dans l'histoire.

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Ce truc là, telle une olive pour un chat, a transformé mon nain en hérisson guerrier.

En boule de nerfs hérissée.

En harpie déglinguée.

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Bon, j'ai calmé la bête, raisonné l'enfant. L'homme a trouvé sur le net des méthodes approuvées. L'encouragement a été forcé...

La bête s'est un peu calmée...

Et puis ce matin, j'ai trouvé cette petite chose là, posé négligemment sur le bureau...

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Détail sur le petit mot :

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Passons sur l'orthographe hésitante et l'absence d'accords, on ralera plus tard sur les méthodes de notre chère école à nanards...

Orthographe ou pas, j'avoue que, même en sachant que ce truc là avait failli rendre mon loulou complètement fou, et ben je ne regrette rien !

Rien que pour ce petit mot doux, ça vallait le coup !

Ce qui a permis aussi, cela va sans dire, de faire un petit couplet voire deux, sur l'effort, les bienfaits de l'erreur et l'obstination... Et le respect du travail bien fait, tout asiate soit-il.

*

C'est quoi maman "Armageddon" m'a dit l'enfant calmé au moment du déjeuner ?

Ben, vu ces derniers jours, je dirais que c'est carré, plein de couleurs, et en plastique : ça s'appelle un rubischmilblick's cube...

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04 février 2017

Antoinette, je crois bien que je viens de déterrer la Joconde...

Quelle phrase, mon Dieu, mais quelle phrase...

Elle me suis depuis plusieurs jours celle-là. Elle a un je ne sais quoi. Entre Magritte et Victor Duchamp.

Un peu comme un "Simone, fais les valises", mais en nettement plus élégante quand même.

Y'a des trucs parfois (enfin souvent chez moi).

C'est de l'ordre du je ne sais trop quoi. Une trame, des fils tendus qui s'entrecroisent, des thèmes récurrents. Un petit côté Parques...

Côté Parques, parmi ceux qui hantent mes jours, il y a Claude, Dédé, Georges-Louis,... Des grands, de ceux dont on se dit que forcément, vu leur force de caractère, ils laissent des trucs derrière, voire vous ouvrent parfois de curieux chemins en croix. Ceux-là, j'hésite pas, Quand je travaille sur eux ou leur époque, si j'ai un truc qui bloque, je leur pose la question. Et croyez moi ou pas, ils répondent...

C'est drôle d'ailleurs, car bien que flamboyant, Claude était plutôt discret, un homme de bien, droit dans ses bottes.

Tellement droit que le lien internet il n'en veut pas.

Et croyez moi, c'est pas faute d'avoir essayé. Repris la chose, relié la prose. Niet, nada, niente. Dans l'ombre je fus, dans l'ombre je resterai. Soit. Respections la chose, côté Claude, restons en là.

*

Francisque, en revanche, c'est un autre carat.

De page Wikipedia, il n'a pas. Faut-il encore que je l'écrive.

Dieu sait que lui, pourtant, il rêverait d'en avoir une...

Francisque, je l'ai croisé y'a près de 30 ans (pfff...), et pourtant, côté Parques, il est toujours là.

Un artiste moyen, au coup de pinceau habile, mais pas forcément subtil. N'est pas Michel-Ange qui veut. J'ai au dessus de mon bureau certains de ses tableaux. Certains moyens, d'autres plutôt beaux.

Si la production peinte de l'homme fut tout au plus moyenne, en revanche, côté artisanat, c'était un faussaire hors pair...

Avec une petite prédilection : l'archéologie. C'est d'ailleurs comme cela que je l'ai rencontré cet affreux. Au travers de ses mots, de ses schémas et de ses aveux.

Enfin aveux, aveux...

Pour la petite histoire, l'homme en avait sous la pédale, arpentait la région, dessinait. Mais jamais n'arrivait  à distinction. Toujours pâle.

Quoiqu'il fasse, on le tenait pour médiocre. Qu'il propose ses toiles aux comices agricoles, à l'exposition florale, ou aux concours de Guignols, il passait toujours pour un gogol.

Jusqu'au jour où, flairant la bonne affaire, il se met à fouiller les tombereaux d'archéologiques terres :

- Oh, le joli peigne que voilà ! Et une fibule, que dis-tu de celle-là ?

Dans un premier temps, soucieux de se placer, le peintre fit don de ses trouvailles aux musées.

Mais n'était pas Schliemann qui veut... On enregistra la chose au mieux.

Au pire l'affaire dû finir en poubelle ou container. Car de ses trouvailles, je n'ai trouvé que l'inscription, mais rien dans les collections.

*

Schliemann, au passage, appela ses deux enfants Andromaque et Agamemnon.

Andromaque Schliemann, et Agamemnon Schliemann. Ca le fait quand même. On a la culture qu'on peut.

Faut dire qu'à la maison, on causait en grec ancien. Je dis ça, je dis rien. Ca doit avoir de la gueule de dire "passe moi le pain", en grec ancien.

Ça a quand même dû jaser sec à l'école. J'espère qu'ils avaient du caractère ces deux là, parce que fallait quand même assumer, en avoir un peu sous le capot. Bon, sachant qu'on n'est jamais à l'abri non plus d'un Jason Choubidou ou d'un Ulysse Dupont, voire d'un Icare Breton. De nos jours, tout est bon dans le prénom.

Mais à l'époque...

Tient, ça c'est trésor de Priam, trouvé par Schliemann.

Pas mal non ?

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Et ça, c'est madame, portant le collier dit "d'Hélène" (celle de Troie, la vilaine).

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Ce qui inspira à David Macaulay, l'auteur de "la civilisation perdue" ce magnifique archéologique écho.

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(Si vous n'avez pas lu "la civilisation perdue", courrez-y, c'est un bijou).

*

Bref,notre pauvre Francisque quoi qu'il fasse, n'arrivait pas à se placer.

Soit, si l'affaire ne pouvait passer par un talent reconnu, autant en utiliser un autre pour se faire porter aux nues...

L'homme découvrit alors un trésor...

Enfin découvrit. Il le fabriqua.

Dans un premier temps, il s'entraîna sur les fameux peignes. Et accoucha d'une jolie série aussitôt casée muséalement en tabletterie.

Fort de ses premiers essais, il se lance alors en bijoux d'amour. Soit-disant découverts au gré d'un labour.

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(oui, je sais, l'homme ne manquait pas d'humour : un kiki volant et des tambours, et vous voilà revêtue de vos plus beaux atours...)

L'affaire fit grand bruit, mais retomba aussitôt dans l'oubli. Notre Francisque dépité vendit la chose en  Albion. Et fomenta plus grand, avec plus de précision.

Fort de l'achat d'une maison, qui plus est plantée à deux pas d'un illustre site à l'archéologie bien marquée, le voilà qui se lance en sculpture. Mais, sur ce point, c'est la déconfiture.

Autant abandonner le ciseau pour la virole.

Car côté casseroles, en revanche, la bête assure...

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Pas mal non ?

Du coup, il en fait tout un plat. Et se met à fondre tant et plus pour retrouver l'esprit de Lucullus.

Puis convoque d'érudits archéologues, devant lesquels il découvre, au hasard d'un coup de pelle, ses trésors de vaisselle...

Bon, l'affaire fit pschitt. Faut-il croire qu'il ne s'agissait pas de talent mais plutôt d'un caractère à l'ancant. De lui, les plus grands se sont gaussés, laissant dans l'oubli celui qui par volonté de reconnaissance avait fauté.

Me reste encore à savoir où sont passées l'ensemble des casseroles, salières et autres aiguières...

J'y travaille, j'y travaille...

En attendant, Francisque ne m'oublie pas, et fait teinter mon grelot lorsqu'au gré de ventes se retrouvent ses tableaux... Ma collection de croutes s'enrichit.

Moi non, en revanche ! Si ce n'est d'anecdotes en son nom. Mais allez savoir, lorsque j'en aurai refait l'histoire...

*

Bon, et alors, et Antoinette ? Qu'est ce qu'elle va faire de la Joconde ?

Parce que là, on cause, on cause, mais on oublie le début de la prose.

Antoinette, c'est la femme de Jean.

Antoinette et Jean, ils habitent dans la Louère. Oui, à Saint-Just (prononcez : "ça un jus", sinon, ça perd de son charme), on dit "Louère".

Et Jean, un jour, alors qu'il labourait ses navets, il tombe sur ça

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Bon sang de bois, le sien ne fit qu'un tour en une seconde :

"Antoooiinette, je crois bien que je viens de déterrer la Joconde !"

A défaut de Mona voire Lisa, on appela la belle dévêtue la "Vénus aux navets", histoire en agriculture, de rejoindre culture et culture.

L'affaire fit le tour des magazines, le beau marbr antique que voilà, la France archéologique était en émoi.

*

C'est alors que débarqua François...

Phidias

Avec le nez, et les bras...

L'homme avait besoin qu'on le reconnaisse, et pour prouver son adresse, de Phidias avait copié rondeurs et fesses.

L'affaire ne fut cependant pas aussi simple, car bien que possesseur des membres, l'auteur en avait oublié, lors de sa création, d'en faire des clichés...

L'anonymat, ça tient parfois à un bras...

Voire à une casserole.

*

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24 juillet 2016

Os très e-culture

Alors mes petits chats ? On en est où ?

Mes dernières réflexions demeurent en genouillère. Ouais, pas grande évolution de ce côté là.

Bon, le plus difficile n'étant pas la cicatrice, visuellement assez gratinée, mais qu'importe. Ni la douleur, matée par de bleus glaçons enfrigorifiés (ahhh, le sourire sadique de mon fils lorsqu'il me plaque la chose à même ma peau. Mort de rire le bestiau ! M'en fous, je me suis vengée, en lui plaquant à mon tout le gel frigorifié au détour d'un câlin énamouré, yerk, yerk).

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Ni les crobes, ceux-là aussi on les a matés.

Naaannn, c'est juste le macramé qui me fait râler. Ben oui, parce qu'en fait de 5 morceaux cassés, y'en avait plutôt 29. Et qu'au lieu des broches et autres accastillages métalliques, le chirurgien du coup, s'est lancé dans la broderie erratique. Et vas-y que je te raboute les esquilles, et que je pique, je couds, je tire l'aiguille... Bref, il a visiblement eu sa qualif macramé en 7 années. Et sur moi s'est entraîné.

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Tout juste si au milieu de notre rendez-vous il ne s'est pas mis à tricoter.

Mais du coup, comme j'ai eu la version spéciologue en macramé à la place du charpentier cloutier, faut attendre un chouille de plus. Laisser le yarn bombing s'emberlificoter. Et patienter.

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Faute d'agir à l'intérieur, mis à part de larges mantras reconstructeurs, je me suis lancée dans l'agriculture. Rien que ça.

Yarn bombed tree.:

A savoir, côté huile, de l'argan.

L'argan, j'ai un peu hésité quand même. Vu que c'est fabriqué genre Doubichou. A savoir total manuel, mit mains cracra et autres reniflouilles emboucanées. Mais une fois la cicatrise bien rose et toute fermée, j'allais pas faire ma chochotte non plus, aller zou, on ose !

https://www.facebook.com/pages/artterriaru/178499928829025:

Bon, j'ai un peu fait ça roots. Genre "je le sens bien, ça devrait le faire, tient, ça tombe bien, Maggy m'en a ramené l'année dernière ". En bonne scientifique, j'ai quand même protocolé la chose, différencié des zones du bleu au rose. Là où la cicatrice était bien fermée, j'ai appliqué. Et vu la chose se résorber. Du coup, j'ai arrosé. Et vas-y sur l'argan à grande goulée en scarification appliquée.

Résultat plutôt satisfaisant, je recommande. La chose se blanchit au fil du temps, s'enorgeuille d'un joli filet blanc. Et tant qu'à écologiser la mécanique, allons-y pour la suite botanique ! Un peu d'abricot, pour la bonne mine de la peau, et de l'avocat, pour la vitamine A.

Décor in weekend

Et pour l'intérieur, on part en mer ! Ostréicultrice, rien que ça. On plonge en huîtres et autres peaux de poissons pour un calcium tout beau et un collagène tout bon.

Google Image Result for http://www.hookandscumble.co.uk/userimages/may09%2520026(1).JPG:   Knitted Sea Urchins by Patricia Brown:

Depuis, j'ai un peu l'impression de sentir l'iode.

Mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'air commode !

DameCoquillages-Juill16-5

Si au final, avec ça, je ne crapahute pas en escalier d'ici quelques mois...

Yarn bombed steps......Granny Square afghans on the steps outside Helsinki's Cathedral, Finland. >> love these type of installations. Fun form of art!:

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26 juin 2016

Immo (dé) bilité

Sens et contresens... Par où on attaque la chose ? Ben tient, oui, on l'a prend sous quel angle ? 10° ? 20° ? 30° ? 40° ? Non, je ne cause pas météo. Même frustrés, 40° faut quand même aimer.

Afficher l'image d'origine

Le premier truc qui m'est venu à l'idée, c'est "ben voilà, tu le voulais, tu l'as eu". Mais tu voulais quoi ? Du temps ? Du repos ? La possibilité de débrancher la machine ? Bon, sauf que là, la machine, tu sais qu'elle va devenir ta meilleure copine. Au départ, ce seront les belles mains du pro, mais après, tu le sais bien, t'auras beau avoir une certaine conversation, il finira par te laisser en tête à tête avec son robot. Allez, on compte, et on tient ! 20 degrés, les doigts dans le nez !

Arpenter avec le demi cercle

Bon, mais ça, c'est d'ici un moment. Là pour l'instant, le sens, c'est celui du tissage du coussin. Perpendiculaire, en travers, en transversal, dans le sens du fil. C'est là qu'on se dit que le diagnostic a pas été entièrement fait. Tu te croyais passionnée, plutôt rapide, avec de l'énergie sous le capot, une vraie chaudière, toujours à carburer.

Finalement, tu te découvres hyperactive. Impossible de tenir en place 2 secondes. Se tourner, se retourner, alterner le sens du fil. Sinon, t'as au choix, mal au dos, au pied, au cou à la tête, une envie irrépressible de bouger, bouger, bouger et bouger encore.

Ben voilà, j'ai tenu 5 minutes, l'ordi en suspension, et là, faut que je bouge. Nan, je tiendrai.

Faut bien d'ailleurs, sinon, ça perd son sens.

Nan, je tiendrai pas, aller, on change. Patte sur le côté. Luxe suprême.

Tr06

Ça, heureusement, c'est plutôt ton truc, trouver l'axe inexploré. C'est bien d'ailleurs pourquoi tu prends bien la chose.

Sinon, sur le principe, ce machin là, dans l'absolu, c'est quand même genre cauchemar.

Bon, tu la craches ta valda ?

Ben, l'été du nain, au départ, c'était plutôt bien : fin des buffonneries, début d'un nouveau château tout joli, des cartons endroit et envers, histoire de changer de lieu, de temps et d'univers.

Ça, c'était sans compter sur les croche-pieds urbains. Tu sais, les trucs qui font hurler de rire quand tu les vois au zapping à la télé : et paf, la mamie qui se viande, et hop, la jeunette qui plonge, et vlan, le minou qui s'étale.

Bon, moi, ça m'a jamais trop fait rire, j'avais plutôt une sorte de rictus en fait. Meeerde, il a du se faire mal sur ce coup là.

Alors oui, je confirme, c'est peut-être hyper drôle à voir, mais à vivre, moins. Et ça fait mal.

Après, tu découvres qu'un genou, c'est pas fait pour les chiens. Tu t'étais jamais vraiment posé la question, regardant juste de temps en temps les cicatrices d'enfance des tiens. Et puis tu fouilles plus de squelettes, et l'anatomie, tu las connais, alors... Hypra dur le genou y parait, une zone anti-chocs des plus performantes. Presque mieux que le coude.

Oui.

Quitte à se le mettre dans l'oeil en passant par le doigt, je sais pas si j'aurai pas préféré le coude en fait. Sauf que là, c'est mon surmoi à moi qui a décidé. J'ai butté, fais un vol plané, pensé à désaxer la chose pour ne pas m'applater en long, pour finalement, à défaut d'applatage, choisir une seule et unique zone d'aterrisage. Et hop ! Une rotule !

J'ose même pas penser aux rimes que je pourrai faire sur ce coup là...

Bref. Passage hospitalier par de beaux pompiers accompagnés. Fuite en avant face à la panique hospitalière de médecins débordés par la folie footière. Y'a pas à dire, le ballon, ça rend con.

Choix d'un lieu en rotule plus familier et en foot moins troupier. Stabilisation de la bête. Ou tricotage, au choix. Je pense que le chirurgien a eu son brevet en macramé "je me suis bien amusé". Et ben tant mieux, une phrase comme ça, je l'a prends à 200%. Je préfère ça. Moi aussi, quand je bosse, je m'amuse.

Du coup, voilà, on revient au sens.

Hors de question de la mettre au noir cette oeuvre là.

Je ne veux même pas en aborder l'idée.

Cette rotule là, ce machin qui te cloue dans ton canapé, c'est forcément pour ton bien. Même si tu le sais pas encore. Vu de loin, ton genou saucisson, celui qui gratte sous le pansement tout mignon, c'est juste une galère absolue. Une vie tout sauf en rose.

Mais de près, tu te refuses à la chose, file, Ô navire, loin et hors de ma vue.

Tant pis, c'est comme ça. Je sais le temps relatif.

Je ne sais pas encore pourquoi. Je sais juste qu'il y en a un.

Un pourquoi d'acceptation, d'amitiés, de maturité, de rencontres, d'applications. D'entraide, de rires, de joies et de fusions. De compassion, pourquoi pas.

Alors j'accepte mon canapé. Je finis de Buffonner, j'attaque mon nouveau château joli, je regarderai Clémentine faire les cartons, premier boulot d'été. Fondateur, pourquoi pas. Pas pour moi, pour elle, qui sait. Pour mes petits à moi, grandis d'un coup d'un seul, devenus en une rotule de vrais petites libellules. Bruissantes, nourrissantes, aidantes et attentionnées.

Après, moi qui rêve d'eaux bouillonnantes, de bulles et autres cures à 37°, je crois que de ce côté là, je vais être gâtée.

Histoire en degrés, de rattraper la marche perdue, l'angle atteint, le pliage foutu.

Pas mal pour une archéologue non "à la recherche de la marche perdue" ?

Aller, c'est pas tout, mais faut que je bouge...

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13 mai 2016

Ce qui est tatoua est tamoua...

Sur le principe, j'y suis pas trop sujette...

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Se trimbaler un truc inscrit à vie sur la peau, fabriqué avec, qui plus est, des encres dont on ne sait trop d'où sont issus les colorants.

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Imaginer ce que ça pourrait devenir dans 20 ans.

 

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Ou comment transformer un géranium fessier en gunnera cuissier...

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Bref, sur le principe...

Mais là, franchement, si je devais avoir un coup de folie, juste une envie...

Ben je me laisserai bien tenter.

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Cela dit, après, si on réfléchit, un bon décalcomanie...

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C'est sans doute beaucoup plus raisonnable !

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28 mars 2016

Babar en fontaine ou la cascade en chantier

Alors voilà, je suis allée voir Hubert. Et Hubert, c'est juste sublime...
Et grand, tellement grand, que j'ai dû courser à la fin. Rhaaa...
Bon, j'y retournerai. Pas possible autrement.
Du coup, le Nain étant la reine du coq à l'âne, d'Hubert en rhaaa, elle a pensé... Éléphant.
Éléphant ? Oui,parmi les Hubert, il y avait un tableau sur la Bastille.
Alors, la Bastille, on connaît tous, "Ah, ça ira, ça ira, ça ira...". Mais le tableau d'Hubert, il en donne une dimension. Parce que franchement, vue comme ça, elle a l'ait toute grignette la Bastille.
Ça, c'est elle sur le plan de Truschet et Hoyau, vers 1550.
Toute choupi.
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Et là, c'est elle au XVIIIe.
A ce compte là, on dirait presque que les soldats passent à peine par la porte...
Rikiki.
Et là...

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Oui, bon, je sais, j'exagère un peu... Là, on dirait juste le château playmobil. Ce qui est un chouille normal. Parce qu'au Moyen Âge, dans les représentations, celui qui est le plus grand, c'est le plus important. En l'occurence, là, c'est le maître d'ouvrage qui fait visiter la fin du chantier à Charles VI, son chambellan et à toute la Cour derrière.
Du coup, non, c'était pas un truc trop mignon la Bastille, c'était juste un machin éNORRRME.
Et qui c'est qui le montre le mieux ?
Ben, c'est Hubert.
Bon, vue comme ça, je dis pas, l'échelle on la capte pas trop.

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Mais quand on est devant... Là, ma petite dame, c'est une autre histoire. Surtout quand on regarde tout en haut...
Parce que c'est pas de la déco les petits machins perchés, ni de la dentelle de Calais, pas des fourmis non plus.
C'est des démolisseurs !

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Ahhhh, là, ça fait pas pareil...
Sachant que chez Hubert, il y a toujours un petit côté vertigineux.

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Il aimait bien se percher cet homme là.

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Ou représenter les autres en train de se percher.

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Voire se dire qu'un jour, il allait bien finir par se casser la margoulette.

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Et vas y que je grimpe sur n'importe quoi.

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Que je surplombe le vide à l'envi.
"Mais attrape-le bon sang !"

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Jusqu'à ce que...

Et ben voilà, c'est pas faute de l'avoir dit.

Non, vraiment, y'aurait un truc à définir de ce côté là chez Hubert. Suspendu dans le vide, de chutes d'eau en cascades, au propre et au figuré. M'est avis que lorsqu'il était petit, sa douce maman a du frôler plus d'une fois la crise cardiaque.

*

Bon, et sinon, la Bastille ?

Ah, oui, la Bastille.

Une fois détruite la Bastille, ben du coup, ça faisait un grand trou... Fallait bien remplir tout ça.
C'était sans compter sur Napoléon, roi du upcycling, ou surcyclage (c'est plus moche dit en français non ?).
En 1808, Napo, il a des tonnes de canons en bronze qu'il a pécho aux Espagnols, et il sait pas trop quoi en faire. Du coup, allez savoir pourquoi, il se dit qu'il pourrait les transformer en éléphant.
Parce que sur cette pauvre place de la Bastille, à l'époque, on sait pas trop quoi y mettre. Une colonne, une fontaine, un arc de triomphe...
Bon, tant qu'à triompher, autant aller voir du côté d'Hannibal et son franchissement des Alpes. Vu que Napo, il les avait franchies aussi, lui.
Alors on décide d'y mettre un éléphant. Avec une tour dessus.
Et pourquoi une tour ? Ce truc là s'appelle un  howdah. Un grand classique. Moi qui grabotte en jardin, ça me fait furieusement penser à celui de Bomarzo. Qui représente justement un des éléphants d'Hannibal. Et tant qu'à faire, à celui-là, on lui fait boulotter un romain.

Bomarzzo

Je dis ça, je dis rien, sachant qu'il faudra que je vous reparle de Bomarzo, parce que c'est juste un des plus beaux endroits au monde.
Bref.

Jean_Antoine_Alavoine_Projet_de_fontaine_surmont_e_d_un__l_phant

Sur la place de la Bastille, on construit un socle, qu'on transforme en fontaine.
C'était bien parti.

Jean_Antoine_Alavoine_projet_de_fontaine_surmonteee_d68127

Sauf que ça traîne cette histoire là, et que ça coûte bonbon. Et que du coup, les caisses de l'Etat fatiguent un peu. Ça, c'est un éternel problème avec les éléphants. Même encore maintenant.

Jean_Antoine_Alavoine_Projet_d__l_phant_pour_la_Bastille

Du coup, pour accélerer la chose, en 1814, Alavoine, qui avait fait plein de projets pour la bête en fait construire une maquette à l'échelle 1.

Jean_Antoine_Alavoine_Etude_de_la_fontaine_de_l__l_phant__celui_ci_porte_sur_son_dos_un_coffre

Bien mal lui en a pris, parce que finalement, et ben c'est la maquette qu'on pose sur la place. Oubliés les canons !

Jean_Antoine_Alavoine_Projet_pour_l__l_phant_de_la_Bastille

Bon, c'est un chouille plus fragile que le bronze cette histoire là, ce qui fait qu'il faut construire un hangar par-dessus. Côté esthétique, c'est crétin.
Mais ça permet d'en loger certains.
« — Et où loges-tu ?
— Dans l’éléphant, dit Gavroche.
Montparnasse, quoique de sa nature peu étonné, ne put retenir une exclamation :
— Dans l’éléphant !
— Eh bien oui, dans l’éléphant ! repartit Gavroche. Kekçaa ?
Ceci est encore un mot de la langue que personne n’écrit et que tout le monde parle. Kekçaa signifie : qu’est-ce que cela a ?
L’observation profonde du gamin ramena Montparnasse au calme et au bon sens. Il parut revenir à de meilleurs sentiments pour le logis de Gavroche.
— Au fait ! dit-il, oui, l’éléphant Y-est-on bien ?
— Très bien, fit Gavroche. Là, vrai, chenûment. Il n’y a pas de vents coulis comme sous les ponts.
— Comment y entres-tu ?
— J’entre.
— E y a donc un trou ? demanda Montparnasse.
— Parbleu ! Mais il ne faut pas le dire. C’est entre les jambes de devant. Les coqueurs ne l’ont pas vu.
— Et tu grimpes ? Oui, je comprends.
— Un tour de main, cric, crac, c’est fait, plus personne. »
Victor Hugo, Les Misérables (Tome IV, Livre 6, Chapitre II « Où le petit Gavroche tire parti de Napoléon le Grand »)

Jean_Antoine_Alavoine_Projet_pour_la_fontaine_de_l__l_phant_sur_la_place_de_la_Bastille___Paris

A la fin, en 1846, y'a tellement de Gavroches à l'intérieur, qu'on décide d'abattre la bête. C'est son gardien, un monsieur Levasseur, à qui ont confie l'ouvrage.
Le concierge en question habitait le pied de l'animal, ce qui devait être assez cocasse pour les PTT de l'époque, ou  remplir les papiers de la CAF.
A Monsieur Levasseur
Gardien
Dans l'éléphant, patte de gauche, à droite en entrant
Paris
Mais bon, je m'égare.
Avec les gavroches, y'avait aussi des centaines de rongeurs qu'il a fallut courser pendant des semaines pour débarrasser la place des gaspards squateurs.
M'est avis que les marchands de pâté chaud d'alors ont du se faire des choux gras sur l'éléphantesque course aux rats...
Jean_Antoine_Alavoine_Etude_de_la_fontaine_de_l__l_phant
Et voilà comment de CAF en éléphant, de rats en Rhaaa, boucler la boucle de mon âne en coq.
D'Hubert en rat, d'architecture en "tombe pas d'là", décidément, l'art, c'est extra...

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19 mars 2016

Printemps rose...

De petits soucis d'inspiration ? Quelques difficultés à finir la dernière phrase du dernier paragraphe ?

J'ai trouvé la solution !

Et hop, une petite plongée dans l'atelier.

Y'a rien à faire, ça détend en attendant le printemps...

N_63

N_63

N_63

N°63

N°63

Si d'aventure, cette petite boite vous tente...

C'est ICI !

 

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13 mars 2016

En voiture Simone !

Et la CAF alors mes petits chats ? Ton fameux rendez-vous ?

Ohhh, ben je l'ai eu, grand moment !

Arrivée 1/4 d'heure avant, histoire de ne pas passer à côté du truc. Je me retrouve devant une machine qui me demande mon code secret.

Ah, mon code secret. Heu... Sauf que j'en ai pas moi, de code secret ! Enfin si, j'en ai, j'en ai même plein, que je consigne dans un petit carnet, vu que maintenant, faut que tu secrétises pour tout et n'importe quoi.

Mais là...

Panique à bord. Pas d'accueil. Personne. Enfin personne, des milliers de personnes, avec momichards braillards, ou braillants tous seuls. Mais point de Jean-Claude Kouyemol dispo, à moins de faire 3/4 d'heure de queue dos à dos.

Je me précipite contre toute attente dans un box inoccupé (c'est fou le nombre de poussettes qu'il y dans ces boxs...).

Là, un monsieur me dit : "c'est soit votre numéro de téléphone, soit votre date de naissance".

Pfiou, c'est bien de le dire. Ça devait être écrit quelques part, à l'article 58b47d96 du code de la CAF, mais j'avais du sauter la page. Un moment d'inatention, allez savoir.

Du coup je réessaye.

Re-panique

J'ai TOUT fait, mon numéro, celui du mâle, ma date de naissance, celle du mâle, celle des enfants... Nada, niente, que chi. J'aurai même pu faire une grille de loto. RIEN ! A part un beau panneau genre "attention", "interdit", m'affirmant avec célérité que je puis, en jeu, participer.

Merde.

Re-retour vers le box à sieur aimable. Qui me dit : "ben oui, vous êtes trop en avance, le code s'active 10 minutes avant l'heure de votre rendez-vous".

J'avais dû rater l'alinea 25b du code susdit. Je l'avais pas lu non plus cette page là. J'ose même pas imaginer ce qui peut arriver à une petite dame moins informée, ou qui n'aurait pas le culot de demander. Et PAF ! Le rendez-vous !

Ou comment compliquer ce qui était fait pour simplifier.

Bon, j'attends, j'attends, je suis sur des starting blocks. 9 minutes et 30 secondes avant, je tape frénétiquement.

YES ! Tain, ça a marché.

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Après, j'attends...

Et le 313 s'affiche. J'aurais dû me méfier le 3 sans 13, c'est comme Vincent mit l'âne, ça fait un nombre de pattes bizarre ce truc là.

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Arrivée devant Simone Jesairien.

Qui cherche, qui cherche, mais qui trouve pas le formulaire hardement demandé. Si le mâle bossait en Papouasie Nouvelle Guinée, elle aurait trouvé, elle avait la case, mais en frontalier, soit juste moins de 2 heures de bagnole, ça, elle a pas.

Oh, elle a bien eu un cas similaire, hein, y'à 15 jours, mais elle a oublié comment on fait.

Alors, elle cherche dans ses petites fiches en papier. Parce qu'elle prends des notes Simone. Mais ça sert à rien. Parce que dans ses notes, soit 3 bouts de PQ, un post-it et 2 ou 3 machins griffonnés sur un ticket de restau, le tout glissé dans les fiches bien propres de sa formation d'origine, c'est tout chiffon.

C'est con hein ?

Ben ouais, elle retrouve pas.

Alors elle va voir Gérard Jesaitout, mais sans papier ni crayon.

Là je me suis dit "t'ain sur suis tombée sur l'hypermnésique du service. Qui va retenir d'une traite qu'il faut faire le formulaire E 313 B 24, puis taper PROUT, pour ensuite basculer en code GREU, ce qui te fait revenir sur la base CRAS. Et là tu mets 569874258623b73"

Ouais, enfin, j'y ai cru 2 secondes.

Simone revient.

Tape 2 ou 3 trucs, et beugue.

- "Ahhh, mais là, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?"

Simone repart.

Puis revient avec Gérard. Look précieux, genre folle énervée.

Et lui dit -"mais si, c'est simple, regarde, c'est que t'as raté le passage du PROUT, fallait valider ROT-oto avant."

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Ah, ben c'est ça...

Gérard repart, encore plus énervé.

Simone refait la manip. Et re-beugue.

Sauf que là, elle ose plus aller demander à Gérard.

...

Alors elle choisit l'option bien connue de la la famille "Jesairien', graaaannnde tradition familiale : à savoir, se défausser sur la bête.

Généralement, dans ces cas là "on a un problème d'informatique". Ouais.

C'est toujours la faute de ces pauvres ordi. Jamais de celui qui est devant, vous avez remarqué ? Autrement dit, c'est pas moi, c'est ma soeur, kakassé la machine à vapeur. Là, c'est la faute de la CAF, grand blob devant l'éternel. Quand on habite à côté de la frontière, y savent, mais à 150 km, non.

J'insiste hein. Explique que bon, c'est pas comme si la France n'avait, à l'identique de la perfide Albion, que la mer en guise de limite à camions. Des frontières quoi. Que y'en a plein, et que forcément, si un jour on la traverse pour aller bosser de l'autre côté, normalement, la CAF elle a ce qu'il faut pour faire les papiers.

-"Oui, mais non, nous, on à pas l'habitude de faire ça."

Là, je pense à Claude François, et je sais pas pourquoi, je finis par "Si j'avais un marteau"... Allez savoir, on fait de drôles de circonvolutions parfois...

Who ho, hoho hhhoo...

Petite danse intérieure. Doublée d'une certaine amertume, voire amertume certaine, on va pas se le cacher.

Du coup, tant qu'à défausser, la dame saisit le service des "onsaitpas".

Et écrit un beau courrier à la CAF...

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Heu... Ça se mordrait pas un peu la queue là ? Un truc genre mise en abyme ?

T'ain, un verre de vin blanc, vite. Ou du martini, je suis pas regardante. Pourvu que ça détende un peu...

-"Je mets URGENT, madame, pour qu'il vous répondent vite"

Ahhh, d'accord, je pense que ça va bien aider ça...

-"Et quand est-ce qu'ils vont répondre ?"

-"Ah, ça, je peux pas vous dire, ça dépend si ils ont beaucoup de dossiers à traiter avant".

M'est avis, vu ma pratique de la chose, que les pauvres employés qui répondent sont genre Dédale juste avant qu'il ne foute le Minotaure dans son labyrinthe...

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"Oui, parce que je vois que vous avez déjà 3 mails de réponse en attente".

Ben ouais, attends cocotte, entre deux verres de pif, c'est pas comme si on agissait pas non plus, comme si on vous marquait pas à la culotte, comme si on cherchait pas à vous bourrer un peu le mou, histoire de palier aux esprits enlisés. Générallement, on finit avec l'étiquette "famille chiante". Oui, mais au moins, on a eu une réponse.

Bon, sachant que nos mails, depuis 3 mois, ils y ont toujours pas répondu... -"Naaan, attends,c'est qu'on avait pause déjeuner. Et qu'en plus, on finit à 16 h 00". Oui, mes petits chats. A 16 h 00...

Bon, je m'étais promis de m'enchaîner à la chaise si je ne repartais pas avec le papier demandé. Sauf qu'il est 15 h 55, et que les portes de devant sont déjà fermées. Et que je vois dans l'oeil de Simone qu'elle a envie d'un petit goûter.

Aïe. Ca sent le sapin.

Simone me congédie... -"Merci madame, on vous tient au courant. Au-revoir madame".

J'insisite un peu :-"Mais vous sauriez-me dire quand j'aurais une réponse"

-"Au-revoir madame"

Voilà, autrement dit, si on était au Québec, un joli "va ch.er" de toute beauté.

Bon.

Autant vos dire que le mâle, de retour de l'étranger a hautement apprécié.

Quant à moi, j'ai mis une bouteille de Martini au frigo. Pas besoin de glaçons comme ça. Direct live.

*

Sinon, c'est confirmé, je vais voir Hubert dans 15 jours, trop contente ! Y'a que l'Art qui sauve...

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Et éventuellement un petit Martini..

Nan, pas celui qu'on boit, celui-là...

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En voiture Simone !

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06 mars 2016

1,2,3 soleil... !

Y'a du soleil dans la boutique...

Des plaques émaillées anciennes, couleur de soleil pour décorer la maison ou le jardin !

A voir ICI

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Ca fait du bien !

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05 mars 2016

Aller hop !

Rien de tel pour vaincre la bête administrative que de petites choses jolies, des parts d'enfances, un soupçon de mélancolie...

Je me remets peu à peu à ma table d'atelier, pour le plus grand plaisir de mes doigts en clavier fatigués...

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Que ce week-end vous soit doux !

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02 mars 2016

Vis ma vie à la sécu, le retour...

Alors, alors, mes petits chats ?

Trois mois sans rien poster, T'ain...

Bon, pas trois mois sans écrire, ça, c'est juste pas possible. Mais sur un sujet plus jardinesque dirons-nous.

Bref.

Après, faut juste le déclencheur, la petite étincelle, le truc qui allume la bestiole.

Et tient, ce matin, je l'ai eu la petite étincelle.

On va dire même qu'on était plutôt côté lance-flammes.

A savoir : "vis ma vie à la sécu", épisode 12 568.

Bon, la sécu... On va dire l'administration de manière générale hein, c'est plus simple. Un grand panier, et hop, vive les généralités !

Avec un concept de base : monsieur nain travaille désormais hors de nos frontières. Voilà, voilà.

Dès que t'as dis-ça, t'as déjà gagné au loto des impôts !

A savoir, que pour la sécu, ça a déjà été gratiné. Que j'ai dû souffler dans les bronches de Jean-Pierre, faire de l'oeil aux vigiles et me plier en 2, 15 voire 19 3 tiers pour obtenir de passer de la case A à la case B.

Ça, c'est fait.

Heu, c'est fait... Attendez là, va pas falloir aller trop vite en besogne non plus.

Reste un certain nombre d'épisodes.

En ce moment, je suis bien sujette à la CAF. On s'aime toutes les deux. J'y viens, j'y reviens, je patiente, j'attends. Pour rien, cela va sans dire.

A savoir que ladite CAF devait, en théorie, m'envoyer un petit papier pour toute chose bien spécifier.

Sauf que ça, c'est la théorie.

En pratique, c'est comme Pôle Emploi, on vous fait croire qu'on vous l'envoie, mais on le fait pas. Ça serait pas drôle sinon !

Bref, le papier en question devait arriver, mais il n'a jamais pris la route.

Du coup, aller, hop, si la montagne ne vient pas à toi...

Et allons-y pour 1/2 de queue, avec en prime, une scène de dézinguage en direct. Un monsieur qui s'énerve. Il n'avait sans doute pas du lire la petite affiche posée à l'entrée : "La caf refuse toute forme d'incivilité"

(tient, pourquoi y'a pas de "S" à la fin "d'incivilité" ?).

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Voilà !  Pourtant, on te l'avait dit Bernard ! Ahhh, ces gens qui lisent pas...

Bon, on passera sur le fait que sur le principe, on vit en société. Et que par principe aussi, je ne pense pas que qui que soit accepte l'incivilité.

Et si on créait des affiches inversées ?

"Ici, tu peux venir de me ch.er dans les bottes"

ou encore

"Entrez, ici, vous pouvez gueuler"

Je pense que y'a un concept à développer là. De fausses officines, avec de faux fonctionnaires qu'on viendrait engueuler, juste pour le plaisir... Je pose le brevet ? Ça pourrait marcher du feu de Dieu ce truc là. Vous imaginez ? On mettrait des bureaux partout, à la sortie des mairies, de la sécu, de l'URSSAF...

Trop de bonheur !

Après s'êre contenu pendant des heures, on viendrait gueuler sur un pauvre monsieur boutonneux ou une dame mal dégrossie. Mieux que le prozac dis donc !

Bref, si j'ai été capable d'imaginer le concept, c'est que vous imaginez la suite...

J'arrive devant Jean-Christophe Kouyemol, profil en S, moustache tombante, gros pull informe bouloché. Un air avenant comme tout.

Qui me dit bien sûr qu'il fallait que j'aille voir où en était ma situation sur internet. Comme si je ne l'avais pas déjà fait. Rafale intérieure de mitraillette.

Qu'il m'a déjà envoyé un papier ("oui, mon lapin, sauf que c'était y'a longtemps, et que c'est pas celui-là qui m'intéresse")

Et qu'il voit pas du tout ce dont j'ai besoin.

Tutututuuu... Petite musique intérieure d'ascenseur.

Alors, mon chaton joli, autant te dire que si moi, je devais présenter mes dossiers comme ça, y'a longtemps que je ne grabotterai plus en jardin. Si à chaque fois qu'on me posait une question, je répondais par un "chai pas", j'aurai dégagé assez rapidement.

Mais là, non. Pas de soucis. Tu bosses à la CAF, tu sais pas trop ce qu'ils y font, t'a jamais lu un traître mot du code qui régit tout ça, mais on te met quand même à l'accueil. Oui, oui. C'est juste pour la déco. Et soit dit en passant, bonjour la déco...

Pas de soucis, on appelle le référent. Qui voit pas non plus. Ben tient.

J'obtiens quand même un coup de tampon. "Normalement, on fait pas comme ça". Ah, ben oui, mais normalement, dans un monde normal, y'a un formulaire dédié, et normalement, vous devriez me le donner.

Non ?

Là dessus, arrive un charmante brunette qui va prendre la place de monsieur Kouyemol pendant qu'il va faire sa pause yaourt/krisprols.

La brunette : "Et je me mets où ?"

Jean-Christophe Kouyemol, l'oeil égrillard : "Ben sur mes genoux !"

Ben tient ! Crétin, incompétent ET sexiste. Oh, le beau modèle que voilà ! Un exemple parfait de la fameuse "exception française" ? Un modèle de civisme ? Je croyais qu'ici, on refusait toute forme d'incivilité... Ah, mais c'est pas valable pour ceux qui sont de l'autre côté du guichet ? Pardon, j'avais pas compris. Décidément.

Bon, retour énervé. Je cherche désespérément un bureau où me défouler. Mais non, ça a pas encore été inventé.

Faut vraiment que je pose le concept.

Et ce matin, retour chez la Caf, youhou ! Bonheur, joie dans les coeurs !

1/2 heure d'attente.

Et un monsieur à qui je montre LE formulaire à remplir. Que maintenant je connais, vu que je suis allée chercher à quoi il ressemblait, moi.

Du coup, le monsieur panique : "ah, mais je sais pas faire ça moi !"

Ah bon, ben pourtant c'est pas hypra compliqué non plus hein. Tu mets un chiffre en bas, et tu signes.

"Ouhlà ! Attendez, c'est que je peux pas faire ça moi, va falloir prendre un rendez-vous".

Re-mitraillette intérieure. Ben oui, tient, c'est pas comme si j'avais une vie, des trucs à faire, un emploi du temps.

C'est pas comme si je devais assumer, par mon temps perdu, celui que vous n'avez pas pris pour ne pas faire non plus.

Rendez-vous dans 15 jours, oui, oui, 15 jours...

Rhhhhaaa ! Un bureau où gueuler, viiiite !

Non ? Y'a pas ? Alors un post, c'est déjà ça...

M'est avis que j'ai pas fini d'en ch.er...

*

Aller, tient, pour finir sur une note positive, y'a Hubert qui sort bientôt. Mon Robert, celui que j'aime d'amour. Une belle expo à venir. Celle-là, Caf ou pas, je vais pas la rater...

Afficher l'image d'origine

Ahhh, c'est beau, c'est beau, c'est beau ! Ça vaut tous les bureaux.

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06 janvier 2016

Tsunami

18 h 30, mercredi. Poulette jolie arrive :

- "au fait maman, il faut que je fasse une clef USB pour l'école.

- Pour demain ? (frisson d'effroi)

- Oui !

- Ah. Et sur quel sujet ?

- Heu, c'est sur les trucs qui ressemblent à des ouragans, tu sais, avec des grosses vagues.

- Les tsunamis ?

- Oui, c'est ça, les tsunamis. C'est pour la semaine à thème"

Et c'est quoi une semaine à thème me direz vous ? Et ben c'est une thématique, qu'on va traiter, à l'école, dans tous les cours. En français, en maths, en géographie, etc, etc.

Et cette semaine, c'est quoi ?

C'est COP21 ! Youhou !

Ce qui veut dire que depuis lundi, mes loulous sont gavés, matin, midi et soir, de films particulièrement gratinés sur la fonte des glaciers, le gaz carbonique, les catastrophes naturelles et autres joyeusetés climatiques. Vive l'apocalypse !

Du coup, je vous parle pas des nuits.

J'ai l'impression d'être au standard de la Sécu :

"Angoisse bonjour, que puis-je faire pour vous pourrir la vie ?"

(avec une petite voie flutée, c'est toujours mieux)

Aussi sec, sachant que j'étais déjà bien accastillée, j'ai investi dans l'euphytose et autres "sédatif PC". A savoir des machins phyto bidule et homéopathie truc pour essayer de les faire dormir contre leur gré. Tout en restant bobo-bio, cela va de soit. Sinon, ça serait pas cohérent. Je parle pas des discours qui vont avec et l'energie que je mets à positiver tout ça. Pfiou.

Bon, et là, il est juste 19 h 00, et j'interromps mes écrits d'Histoire Naturelle choupinette pour aller vers des trucs nettement moins chouettes.

Le sédatif PC est aussi valable pour le mien, de PC...

Parce que faut pas se leurrer. Si les loulous me demandent à 18 h 30 si j'ai quelques données sur un sujet, ça veut dire que c'est moi qui vait me taper le boulot.

Je vous dis pas comme c'est fun de retranscrire en langage enfantin la propagation des ondes d'Imamura :


m = \log_2( H_{max} )

Ben quoi, c'est simple non ?

Ouais, sauf que là, je suis pas du tout, mais pas du tout dans le truc...

T'ain...

Je sens que ce machin va finir en leçon expresse demain matin.

D'ici là, j'aurai sorti les loulous de leur lit à grands coups de grues et pelle mécanique (ben oui, tient, le médoc bobo-bio pour faire dodo, ça assomme) et aurait retranscrit perso by myself toute seule le tsunami climatique.

Et accessoirement dormi ?

Ah non, ça, madame, c'est en option...

Et puis ça figure pas dans la semaine à thème.

Alors...

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02 janvier 2016

JOIE

Alors, alors, on en est où mes petits chats ?

Bon, c'est pas comme si on était pas deux jours après le cul de l'an non plus hein, ce qui suppose donc que je me plie à l'exercice.

Sauf que bon.

Bon quoi ?

Et ben je sais pas, mais pour moi, tout cela n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui accorder. Certes on saute l'an, mais à force de se la souhaiter bonne en temps et en heure, l'affaire écoeure. C'est comme la galette des rois, le trop nuit au bien parfois.

N'allez pas croire que tout cela ne m'émeut pas, il est agréable de recevoir des voeux, voire d'en donner d'heureux.

Mais pourquoi juste ce jour là ?

Moi j'aime l'idée de souhaiter le bien à toute heure, d'accompagner les petits et grands bonheurs, de consoler déceptions et pleurs sans qu'une carte, toute ornée ou belle soit-elle, ne vienne s'interposer à date donnée pour me le rappeler.

J'aime l'idée de la pensée accompagnée, du temps accordé, de la compassion, de l'empathie, et pas seulement fixée le premier, à minuit.

J'aime l'idée de voeux éternels et lumineux.

J'aime l'émoi, les fous-rires et la joie.

Du coup, je me plie quand même va, parce que décidément cet effet de miroir là me met, justement, en joie.

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22 décembre 2015

Philo Zophie

Offert ce jour par ma poupette jolie, un petit texte en guise de philosophie de vie...

Comment_avoir_une_vie_meilleure

Alors on va dire qu'entre les retranscriptions des textes de l'Ancien Régime et le décryptage de ceux de mes enfants, la frontière est parfois assez minimaliste. On félicite en cela notre bonne vieille Éducation Nationale qui devrait, à mon sens, se poser quelques questions quant à la validité de ses méthodes.

Mais on va pas dire de gros mots, hein, c'est pas bien :0) !

Bref.

Je vous traduis la chose...

*

Comment vivre une vie meilleure de A à Z

Etape 1 :

Aimez votre famille

Si vous êtes célibataire, achetez un animal de compagnie

et aimez le comme si vous aviez une famille

Etape 2 :

Mangez bio

et ne dites pas trop de gros mots

et ne buvez pas trop

et occupez vous des autres

et soyez gentils

et vous vous ferez des amis

et ne dites pas des choses blessantes envers l'autre s'il vous plait.

Merci

Fin

*

Voilà, tout est dit

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18 décembre 2015

Vendredi (j'ai pas trouvé d'autre titre original, alors, oui, vendredi)

Aller, tient, aujourd'hui, un copié-collé. Paf !

Alors voilà, c'est l'histoire d'un monsieur qui s'est dit que les photos animalières étaient souvent sublimes. Mais qu'aussi, parfois, elles étaient... différentes.

Du coup, il a organisé un petit concours. Et ça donne ça :

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Ça, spéciale dédicace, c'est un "hou là là..."

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Et on va où pour en voir d'autres ?

Ben là :

comedywildlifephoto.com | facebook | twitter | instagram

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Du coup, pendant qu'on y est, aller, hop, soyons fous, j'en ajoute d'autres.

C'est pas les miennes, mais vous pouvez trouver d'où elles viennent dans le petit catalogue de mes curiosités

ICI

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Tumblr:

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J'en mets une des miennes ?

Non ?

Si.

Ca va être moins fun, je vous préviens...

Naaan, c'est juste que j'ai enfin fini la retranscription de cette petite chose. Un carnet de 18 pages, écrit en 1715. Par un notaire, parfait petit cochon en transcription !

On reste dans l'animalier...

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Et vous savez quoi ?

Ça fait un bien fou !

Posté par nain_de_jardin à 15:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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09 décembre 2015

Gnangnan2.0

Alors, alors, mes petits chats, on en est où ?

Parce que bon, ici, on ne reste jamais bien longtemps dans le moyen bien, suivant la formule Matrix, si ce n'est inventée, du moins largement testée par votre serviteuse. A savoir, prendre de la hauteur, regarder ou ça coince, pour revenir de manière plus terrestre à des considérations tirant plus sur le rose que le noir ou presque.

Mon logiciel bisounours2.0.

A l'issue de longues tergiversations sur le marasme certain qui m'envahissait à décrypter, lire et retranscrire des manuscrits, et d'une nuit quelque peu courte, m'est apparu qu'une solution se présentait à moi directement sur l'écran. Comme quoi, il était écrit que je ne quitterai pas mon clavier de sitôt.

A savoir.

Tadaaaam !

Le film gnangnan.

Pour tout vous dire, le Nain a une connaissance cinématographique plutôt étendue. Sachant qu'ici, si la télé dans sa forme la plus triviale n'existe pas, l'écran, si. Et que donc, des classiques des années 50 aux nanars hollywoodiens les plus récents, le Nain a une propension légère à visionner tout ce qui bouge. J'avoue une petite propension aux Marvell et super héros américains. Avoir adoré Intersellar, été fascinée par Inception, jubiler à certains indiens sur le cricket et être en totale admiration devant  le photogénisme d'Audrey Hepburn. Bref, éclectique en tout, y compris le cinéma.

Audrey-Hepburn

Bon, y'a quand même des trucs qui passent pas : les machins hyper violents, les films d'horreur, histoire de pas passer la nuit voire le jour suivant dessus, les westerns (beurk, même avec John Waine), les trucs français jaunasses des années 1970 (à part ceux avec Belmondo, mais ça, c'est plutôt pour le côté nostalgique, parce que franchement, côté scénario et jeu...). Bon, le "vieux fusil" mis à part, qui, bien que jaunasse, est quand même une merveille. Les machins supra intello à délire maso. Les films de boules. Et les trucs asiatiques à karaté. Sinon, je prends tout le reste.

Mais le truc qui me met quand même en joie, c'est les films gnangnans. Les trucs de fille, dégoulinants d'émotions, avec moult rebondissements (toujours les mêmes), des sentiments en veux-tu, en voilà, et une jolie fin bien tartignolle.

Alors ça, ça vous fait remonter l'escalier à vitesse grand V.

Afficher l'image d'origine

A l'issue de ma courte nuit de réflexion, je cherchais donc sur l'écran de mes nuits noires de quoi abreuver mon marasme crypté. Et voilà comment je suis tombée sur THE site à films gnangnans.

Enfin, à tous films, mais, vu mon état, j'ai zappé les comédies dramatiques et autres horreurs inter-galactiques. Bon, je vais pas donner l'adresse, je suis pas hyper sûre qu'il soit franchement légal ce truc là. Enfin, j'imagine que si. Mais on sait jamais, vu que bientôt on aura plus la wifi, je dis ça, je dis rien, c'est dit.

Depuis, c'est guimauve à la maison. Et vas-y que je te fais les comptes de la pépinière sur fond de musique romantique, et que je cavale en descriptions jardinières en toile à bonheurs extatiques.

Jubilatoire.

Bon, faut juste aménager l'écran, que j'ai heureusement fort grand. En haut, à gauche, le film. Sur le côté droit, le manuscrit. Et en bas, tout en longueur, le tableau des retranscriptions.

Depuis, je biche. Je zappe sur les grandes longueurs, rembobine et fignole sur le tartignolle. Bref, je remets les compteurs à l'heure, et retrouve de réels historiques bonheurs.

J'ai quand même eu quelques doutes ce soir... Ai-je retranscris le film, ou le manuscrit ? Pas sûre d'avoir pas mixé les deux en écrit.

Mélangé pot et confiture. 

Tant pis, on verra à la relecture !

Audrey Hepburn on the set of the film 'Sabrina', 1953. Photo by Mark Shaw.:

Posté par nain_de_jardin à 00:49 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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05 décembre 2015

Dépouillée...

Bon, alors, j'ai beau dépouiller ma race, là je saaaature !

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Nan, c'est vrai quoi, faudrait que ma tête m'accorde 1/2 minute de répit dans l'obligation travailleuse.

Un truc genre "j'm'ennuie, chai pas quoi faire..." traînaillant, un machin à pyjama pendouillant flemmasse qui traîne comme une savate depuis le matin, sachant qu'il est midi. Un truc à cerveau vide, paquet de chips et tartine au milieu de l'après-midi.

Bon, sauf, que là, c'est 23 h 00, un peu loin le quatre heures.

Qu'est ce que je pourrais bien faire pour me distraire ? Le mur ? Aller, je vais en boite... Ouais, mais bien sûr... Je dis ça, je dis rien, je viens de regarder un spectacle de Florence Foresty avec mes petits, c'est pour ça que je me dis qu'un daikiri ou une vodka mandarine, ça l'ferait. Mais en vrai, je vais même pas y aller. Juste en rêve ma cocotte. Quant à aller plonger dans la cave à liqueur, y'a de la marge dans l'erreur.

Aller tient, je vais regarder un truc sur l'ordi... Yeah ! Grande folle va. Sauf que bon, chai pas quoi regarder. C'est pas faute de trucs à voir hein ? Mais là, j'ai pas d'inspiration. J'ai écumé les bébés écureuils, et les chatons. Pinterest ? Ouais, mais comme je ne m'accorde pas le droit d'aller bidouiller de la couture ou du bricolage après, c'est juste maso.

Lire ? Pas bête, j'attaquerai bien un roman bien long, un machin où tu t'endors sur ton lit en plein milieu de l'après-midi. Et où tu te réveilles en sachant plus du tout l'heure qu'il est. Mais tellement dans le colletard que t'aime pas ça du tout. Et puis c'est pas comme si t'avais pas des trucs à finir côté ordi, boulot, toussa toussa. Et puis bon, se taper du manuscrit, c'est lire aussi non ?

Sinon, j'irai bien voir la mer. Mais c'est un chouilla pas vraiment près. Prendre la route à minuit pour manger des croissants au petit matin rougissant sur la plage au soleil levant ? Hum, faudrait réveiller les petits... Cela dit, je peux regarder la mer sur l'ordi. Ouais. Sauf que j'ai pas les embruns, et les embruns, c'est juste l'essentiel.

Je pourrais aussi changer de dossier tient. Allez, trop de bonheur, et si on passait du Ms 5619 au Ms 5620 ? Monter des planches finies. C'est bien ça, des planches finies, ça réjouit. Ouais, bof.

Préparer un truc pour Noël ? Bon, c'est pas comme si j'avais zappé d'aller chercher le calendrier de l'avent à la cave et tous l'accastillage qui va avec. Du coup, les minous compatissants calculent à l'envers. "Tu nous dois 5 jours de bonbons". Oui, parce que je mets des bonbons dans les petites poches du truc. Sauf que là, j'ai même pas les bonbecs, et encore moins les petites surprises qui vont avec. J'ai zappé le truc lorsque je suis allée au marché. J'avais de l'Histoire Naturelle en tête, j'étais légèrement pas dans mes christmas baskets. Heureusement, ma minette est tombée dans les Poinsettia, sur la table de la cuisine, c'est joli, c'est déjà ça.

Afficher l'image d'origine

Du coup, j'ose même pas aller voir les blogs de déco. Ceux où tout est déjà prêt, les bougies de l'avent, les jolies couronnes devant. Ici, on va dire qu'on est déjà en janvier, faut le savoir, y'a eu un espèce de décalage spatio-temporel, le sapin est déjà plié et les violettes sont à la limite de pointer leur nez. On a rangé tous les santons, même les supra mignons trouvés à Naples, à côté des perches à selfies.

Non ? Ca marche pas comme ça, le temps, ça file tout droit ? Crotte.

Faire des cartes de voeux ? Mouahhh! Ça, ça fait des années que je suis devenue goujate. Plus le temps. Avant, je fignolais le truc hein, toutes à la main, des plantes collées, genre herbier, du kraft, des beaux papiers, les timbres associés. Ça, on a fait une croix dessus. Je fais des bises en direct, ou les envoie par voix quantiques, c'est plus pratique.

Bon, ben du coup j'écris. Tient, ça me change un peu du clavier historié. Et puis je suis allée me chercher un yaourt dans le frigo. J'ai fait exprès d'oublier le verre d'eau. Comme ça, faudra que je me relève. Ça fera un peu d'animation dans la retranscription.

Et dormir ? Ouais, c'est aussi une solution...

I can get no, retranscription...

Posté par nain_de_jardin à 23:33 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

30 novembre 2015

Cavalière posture

Rhhhhaaaa, le plaisir de ce matin ! Oh, un bonheur absolu.

Fallait que je couche ça sur mon clavier.

J'y ai pensé pendant tout le trajet de l'école, c'est dire.

Alors, alors, c'est quoi hein ?

C'est quoi ?

C'est quoi qui te fait bicher comme ça ?

Voilà. Il y a moult années de cela, dame Nain avait investi comme une brute. A savoir dépensé l'astronomique somme de 500 francs (ouais, maintenant ça le fait plus, 76 euros, c'est le prix d'une baguette) dans l'achat d'une petite merveille.

La petite merveille en question avait deux roues, et une origine batave du plus bel effet.

Un vélo.

A bon, tout ça pour ça ?

Mais attend, pas n'importe quel vélo.

Un Nhollandais mâdâme. Un truc sans doute volé à Amsterdam entre deux quais, et refourgué au cul d'une cave. Ok, j'avais pas trop été regardante à l'époque, vu l'état de mon porte-monnaie, j'avais fermé les yeux sur le probable vol batave.

En attendant, la chose, amster ou pas, avait fait jubiler la dame.

Une mer-veille.

Point besoin de vitesses, tout est dans la posture. Le dos bien droit, montée sur le fidèle destrier, dame Nain avait alors tout de la cavalière monture. Un guidon en guise de rênes, et hop ! J'hésitais alors entre l'élevage équin et le cadre de Saumur. On est sur ces vélos, madame, comme un cavalier en sous-bois, d'une classe inégalée et d'un maintien de roi.

Bref, avec ce vélo là, j'ai kiffé ma race.

Et puis j'ai rencontré monsieur Nain.

Qui lui, voyant l'état du batave destrier et aimant sa cavalière attitrée, c'est dit qu'il ne pouvait pas laisser sa propriétaire dans cet état.

Parce bon, il est vrai que la bête avait des kilomètres au compteur, présentait moult taches de rouille et autres poques du plus bel effet. Et une cagette en guide de panier, avec laquelle je ne vous dis pas tout ce que j'ai pu transporter. Mais bon, dame Nain bossant dans la patine, le vieillot et l'ancien, sa monture avait quelques rapports avec les siens, alors...

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Me voilà donc, outre un mari tout neuf, dotée d'un nouveau vélo, quasiment aussitôt volé dans l'oeuf.

On reprend donc notre brave hollandais.

Puis d'un troisième, fabriqué sans nul doute par de petites mains asiatiques. Dont il fallut refaire l'ensemble de la visserie, doter le cadre de boulons anti-vol et autres joyeusetés techniques. Au final, une fois passé dans les main de monsieur Nain, l'engin présentait bien.

La bête étant accastillée, me voilà repartie avec un machin des plus costaud, mit selle ++ with gel en silicone, panier croisillons, boulons papillons, etcétéra, étcétéra... Tout était bon dans le tromblon.

Bon, dire que le plaisir était le même... J'allais pas jusque là.

Je gardais donc ma baderne batave en cave et roulait benoîtement avec le flambant neuf assez lourd en vitesse, mais brave.

Jusqu'à la semaine dernière. Où sans doute énervé par mon destrier accroché à sa poubelle, un vil concierge s'en servit comme défouloir à coups de pelle. Oh, il ne dérangeait personne, ce brave vélo là. La poubelle avait été sortie puis rentrée depuis longtemps. Il était juste là, bravement accroché, attendant patiemment le retour de sa cavalière, dont les minous avaient 2 ou 3 trucs à faire (vous avez vu comme c'est chargé un agenda de minous ?). Bref.

Lorsque je repris l'engin, il grinçait, peinait, soufflait, frottait. On sentait la bête en souffrance, et prête à rendre l'âme sur la bande d'arrêt d'urgence.

Là, en attendant le retour de son maître en technique attitré, parti travailler à l'étranger, la petite reine fut nettoyée par sa propriétaire, re-graissée, et rapidement analysée. Roue arrière voilée. Rien à faire.

Y'avait du gite dans la voilure, ça brinquebalait dans la droiture. Bref, à moins de réinvestir, c'était foutu en devenir.

Là, dame Nain sentit qu'il fallait faire quelque chose.

Trois solutions.

La première, la plus logique, aurait été de réparer la chose. Sachant qu'une roue coûte aujourd'hui le prix d'une bête entière. Joie consommatrice à mondialisation industrière productrice. Nul.

La deuxième, acheter donc un nouveau destrier, et vendre pour pièces détachées l'ancienne dans un boncoin annoncé. Possible.

Mais peu rapide, or dame Nain, son vélo, c'est son auto. Un peu trop lent dans le tempo.

La troisième encavée réveilla en dame Nain d'anciens instincts cavaliers. Et si on allait voir du côté batave de la force motrice à pieds ?

Tadam ! Vive Amsterdam !

Et ce matin, oh, ce matin, et bien c'était plus que bien.

Joie, bonheur dans les coeurs.

Dame Nain a retrouvé sa posture cavalière d'antan. Une légèreté, une subtilité, un petit côté aérien, pour un peu, je me serais crue en forêt à équin.

Un pied, mais un pied... Y'a rien à faire, quand c'est bien conçu, la technique c'est le bonheur absolu.

Bref, il est vieux, il est moche, il a des jantes à faire pâlir la moindre semelle séculaire à botte crottée forestière, mais c'est une merveille à rouler, un plaisir infini cavalier.

On est décidément peu de chose.

Un vélo, un cavalier, et voilà comment commencer divinement une journée...

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Posté par nain_de_jardin à 10:18 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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