*** Nain.de.Jardin ***

19 janvier 2015

J'écrirai ton nom...

Bon, mes petits chats, je sens que ça va devenir chaud cette histoire là...

Le truc de le "liberté d'expression".

Voilà, voilà...

Alors, en gros, si je résume aujourd'hui (demain, je pense que ça va encore changer), pas de soucis pour mettre toutes les religions dans le même sac de la dérision, mais ouh là, faut pas toucher aux ministres, attention !

Ah bon ?

Ah non, attend, y'à des trucs sacrés, faut pas tout mettre dans le même panier quand même...

Alors moi, je propose qu'on aille photographier toutes les salles de garde de France et de Navarre. Histoire de faire des histoires. M'est avis qu'on va y trouver de quoi alimenter l'actualité, pourtant bien chargée en grossièretés.

Et puis les graffiti médiévaux de certains de certains châteaux, tient, aller, hop ! Sous le badigeon !

Et puis certaines sculptures pas regardables. A l'époque médiévale, ils étaient quand même un peu grivois non ? Et à la Renaissance ? Rhaaa, cette exultation des corps, mais ça va pas non ?

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Bon sang, mais cachez moi cette coquille Saint-Jacques ! Pour un peu que ça vexerait le ministre de la mer...

Et les gros kiki de la tapisserie de Bayeux ? Zou ! Un coup de ciseaux peureux. Il doit bien y avoir un ministre qui vient de Normandie que ça vexerait, ces kikis...

Bon, moi les médecins, je leur dois la vie. Au propre, et au figuré. Alors qu'ils aient besoin de se défouler un peu, ça ne me vexe pas. Que la confrontation quotidienne qu'ils ont avec la misère, la mort, la peur et l'angoisse les mène parfois dans le grivois, et ben ça me fait ni chaud ni froid. Que ce défouloir estudiantin leur permette de relativiser le quotidien, et bien c'est tant mieux pour ces médecins.

Là.

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Bon, et puis on va dire qu'on va revenir un peu dans la légèreté hein ?

Si ça vexe pas un ministre qui passe par là...

 

 

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18 janvier 2015

La part du rêve...

Ben oui, tient, à ce propos, parlons-en du rêve...

Parce qu'on se dit que tout ça, c'est peut-être juste, tout juste une question onirique...

Si j'arrivais  là, toute fraîche débarquée de ma soucoupe en provenance de ZW3, avec mon oeil d'extraterrestre dans une petite ou grande ville de France, quelle image j'aurai des autochtones et de leurs parts de rêves ?

Avoir le dernier écran plat double crunch pour jouer à la playstation ?

Acheter la dernière bagnole triple puissance à toit panoramique et double potdech ?

Pouvoir me vautrer dans un canapé bovin quadruple peau made in Nikéasuédois en regardant ma chaîne hifi Mp3 ?

Wouah !

Y'aurai pas une petite confusion entre l'être et l'avoir là ?

Moi, y'à un truc que j'adore, hérité de l'été de mes douze ans. C'était dans la "petite maison dans la prairie". Pas le feuilleton, non, les douze mille tomes de bouquins à jolis dessins. L'histoire d'une famille sans rien, qui débarque dans un nouveau pays d'indiens. Battus par les vents, fouettés par les hauts herbes. Juste le ciel en guise d'art visuel.

Cette phrase, c'était "si les riches ont de la glace en été, les pauvres en ont en hiver."

Pas faux.

Parce que c'est quoi en définitive la démocratie ? C'est pouvoir faire en sorte que l'ensemble des habitants de la planète puisse avoir le dernier écran plat ? Avoir tous accès au télé-achat ?

Ca fait peur en fait la démocratie. Qu'est-ce qu'il se dit un dirigeant démocrate ? Que si il veut la paix, il faut réguler tout ça, normaliser, cadrer. Quitte à laisser penser que le rêve est commun ?

Mais à force de cadrer, à force de contenir, de donner aux gens à penser...

Et bien le rêve, il est peut-être commun, mais au combien lointain... Quitte à en devenir cruel.

Et en définitive, pousser à la cruauté.

*

Et si la démocratie, c'était juste permettre aux gens de découvrir, par eux même, leur part de rêve ?

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Pas un rêve fabriqué. Pas un rêve télévisuel automatisé. Non, juste un rêve humanisé.

Autoriser les gens à découvrir leurs talents.

Épanouir les regards et les âmes.

Avoir une éducation positive, créative. Découvrir le sens profond. Tournée vers la réalité de la vie.

Des ciels d'été, au mordant de l'hiver. Ouverte à l'harmonie, à la beauté, au bleu, au vert. A la glace en été, ou en hiver.

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Aux rires, à la joie. A ce qui est LA. Présent, en nous.

En nous tous.

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Nous permettre d'être Humains, tout simplement...

 

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15 janvier 2015

Mémère 2.0

Alors...

Je ne vais pas faire le résumé de tout ce qui s'est passé depuis une semaine, vous ne le savez que trop bien.

J'ai tilté sur beaucoup de choses à ce propos, me suis posée plein de questions, ai répondu à certaines, lu tant et plus sur tous les sujets les plus noirs et les plus affreux possibles et imaginables. Observé l'espèce de marasme fixatoire que la chose avait crée. Et avant tout, essayé de prendre si ce n'est du recul, du moins de la distance, voire de la hauteur. C'était pas gagné.

Avec, parmi moult lectures, celle d'une dame demandant comme une suplique à ce que toutes les mamans et grand-mères aillent acheter avec leurs enfants et petits-enfants le journal tant cité mercredi dernier.

Bon, pour tout vous dire, et ça remonte loin, le journal en question, ou un de ses avatars, je l'avais lu il doit y avoir à peu près 30 ans. J'avais ouvert, puis refermé. Et décidé que ce n'était pas ma tasse de thé.

Que cela puisse être celle de certains ne m'a pas posé plus de problème que cela depuis. Chacun son truc.

Mais bon, du coup, histoire de ne pas rester en reste, 30 ans après, ce matin, j'ai à nouveau ouvert la chose... La couverture, pas de problème, j'avais déjà vu. Bon.

Mais en fait, et ben, à 'intérieur, j'ai pas pu dépasser le deuxième dessin. Après, j'ai refermé.

Je crois qu'il faut que j'assume. Et que je me fasse à l'idée qu'en plus de mon logiciel Bisounours 1.5, j'ai bel et bien, en guise de système d'exploitation, la version primitive de Mémère 2.0.

Et comme pour l'instant, je reste un chouille concernée par les lectures des mes loupots.

Et ben y'aura pas d'histoire du soir version Charlie Hebdo.

Histoire que l'innocence propre à leurs yeux d'enfant reste encore encrée un petit moment.

*

Point d'absence de compassion sur la situation, bien au contraire. Point de jugement non plus, chacun son bol d'air.

On va juste dire que ma liberté à moi va vers le beau, le jubilatoire en communion vibratoire et la puissance des mots.

Pour le reste, je suis et je reste, je crois, Mémère 2.0...

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10 janvier 2015

Axe de vue

Bon, mes petits chats, on en est où ?

Parce que bon, c'est pas tout, mais faut sortir un peu la tête du trou.

Le désespoir, c'est pas une fin en soi, et en plus, c'est carrément le plus nul des moteurs.

Le plus efficace aussi...

Z'avez remarqué comme la peur est efficace ? Deux coups de cuillère à pot, et hop ! On y est, au fond du pot.

Le pire, c'est que ça s'auto-nourrit cette histoire là.

*

Alors que l'espoir, l'espérance, là, c'est un autre truc.

Ca se gagne ce machin là. Un genre presque inaccessible. Si proche et pourtant si lointain.

Pourtant ça tient à peu de choses, un sourire, une main tendue, un petit mot.

Juste l'envie d'avoir le coeur heureux. Sauf que quand on à le coeur en berne, ben, le sourire, on le voit pas forcément.

Pourtant, pour le voir, ce petit bout d'espoir, y'à un truc très simple.

Pas le pain, ni les jeux, ça c'est une invention genre brouillard ou fumée, c'est fumeux.

Non, le truc, c'est l'axe de vue.

Ahhh, l'axe de vue...

Quand on est plongé dans les soucis, en gros, l'axe de vue, c'est noir.

Alors oui, y'en a qui vont parler du bout du tunnel, de la lumière qu'on est sensé voir après avoir fait un looong, looong chemin.

Bon.

Sauf que l'axe de vue, c'est pas pareil.

Vous vous souvenez du film "Matrix" ?

Dans Matrix, pour tourner les scènes où le personnage bouge alors que tout est statique autour de lui, on utilise 120 appareils photos. On les dispose autour du personnage, en rond ou en spirale. Et on combine les images. Ca donne cet effet très particulier d'une scène à la limite du quantique, à la fois mobile et immobile.

In english, on appelle ça le "bullet time". Un terme de circonstances, oui, je sais, malheureusement...

Et l'espoir, et ben, c'est pareil.

Quand la situation ne bouge pas, quand la vie est figée par la peur, et bien rien de tel qu'un changement d'appareil photo, d'axe de vue.

Pourquoi attendre le bout du tunnel, alors que ça se peut, y'à une porte sur le côté ?

Pour ça, faut juste savoir regarder.

Juste apprendre à prendre le temps, s'arrêter. Se poser, tourner autour du pot.

Pour voir là où l'on ne voyait pas, trouver finalement la ressource qui va remettre le moteur en marche, déclencher l'étincelle.

Et repartir...

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04 janvier 2015

J'ai 115 ans, le retour

Ohhh, regardez, ça continue !

Vous me direz, quoi que de plus normal, et ça va pas aller en s'améliorant cette histoire, puisque d'après la Poste, qui a vendu mon adresse mail à tous les commerciaux de produits spécials vieux, je suis censée avoir fêté mes 115 ans le 1er janvier denier ! YES !

Quelle longévité, je me surprends moi-même...

Notez bien que j'ai 115 ans et une salle de bain hypra design, genre j'ai tout fait refaire pour mes 100 ans. Fallais fêter ça.

Et que comme je reste la reine du bricolage, j'ai monté ma nouvelle douche touuuute seule, si, si... J'ai même mis ma baignoire sur le monte-escalier stannamachin pour la descendre vers mon 38 tonnes, loué un kit de soudage pour rabouter les tuyaux, parce qu'y faut bien, sinon, ça marche pas, c'est juste de la déco. Porté la baignoire à la déchetterie (ok, je reste un peu écolo hein...), revenue chez moi.

Et pris une douche.

Et le tout en 1 jour...

La création, à côté, c'est un bain de pieds.

Ahhh, que voilà une belle manière de commencer l'année !

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30 décembre 2014

Bonana !

Alors mes petits chats, on se souhaite quoi ?

D'oublier la morosité...

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Paul Cézanne, Pyramide de cranes, vers 1901.

De rester combatifs...

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Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle, vers 1665.

De voir le monde en merveille...

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Claude Monet, La promenade, 1875.

Et de garder la tête dans les étoiles !

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Vincent Van Gogh, Nuit étoilée sur le Rhône, 1888.

Ainsi, l'année belle sera !

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Renoir, Tête de chien, 1870

Que la force soit avec vous !

*

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24 décembre 2014

Tu l'auras voulu...

Bougez avec la Poooste...

Vous vous souvenez de ce slogan ? Jean-Paul Goude en guest star de la fin des années 1980, des postiers complètements allumés...

Ça a inspiré à Dany Boon un joli sketch...

Bon, ben voilà, sinon, j'ai joué, j'ai gagné... Fallait pas.

Voilà ce que c'est de faire de la résistance en mettant dans la case "date de naissance" que je suis née le 1er janvier 1900.

Et bien je vous l'annonce offifciellement, la Poste vient de revendre mon adresse mail !

Si, si... Et même que sur ce coup là, ils sont allés hyper vite.

Naaan...

Des preuves ?

Toute fraîche, toute chaude, la pub reçue à l'instant dans ma boite mail.

Tadaaam !

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Ca y est, je suis bonne pour les baignoires à porte et les montes escaliers Stannaaaah...

Cela dit, c'est intéressant cette histoire, ça va me permettre de faire une petite étude socio-truc sur la manière dont sont perçus les plus de 100 ans dans la pub...

Un machin d'historien ça...

Vous croyez que j'aurai le droit aux dentiers ?

Allez savoir, avec la Poste...

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18 décembre 2014

T'ain, la Poste...

Rhaaa, faut que je me lâche !

J'ai de l'électricité au bout des doigts, la pensée noire et le regard vengeur... Tient, y'aurait un bois à côté à côté de chez moi, j'irai crier dedans ! Mais allo, allo quoi...

Bon, vu que vous êtes en train de me lire, et que je suis devant mon écran, c'est qu'internet et moi, on est juste un peu liés. On s'aime d'amour même. Cette espèce de boite magique et moi, on s'entend comme larron en foire. Pas un jour où je n'y découvre pas un nouveau concept, du design, de l'art, des bouquins... Un puits sans fond. Un rêve de chercheur. Parfois frustrant, mais pas souvent.

A côté de mon ordi, la radio, allumée ou pas. Et puis une pub qui éveille ma curiosité : "des timbres personnalisés". Bon, ça fait un bail que ça existe, mais why not ? Ca pourrait-être sympa cette histoire là. Un total concept pour ma petite boutique en ligne, ouais, tient, pourquoi pas...

Allez zou, je me lance... Site de la poste, hummm... "Envoi plaisir". Ok

Après, faut aller viiiite ! Pas le temps de cliquer sur le carnet de 10 timbres, que me voilà projetée sur les stickers. Non ! Pas les stickers. Les carnets 30 alors  ? Non plus ! T'as la souris bouchée ou quoi ? Les timbres j'ai dis. Je reviens au début de la guirlande défilante, YES ! J'ai choppé le bon truc ... Pfiou.

Après...

Dommage que y'ai pas de petite musique d'ascenseur, parce que 1 minute de chargement entre deux pages, moi qui fuse en bombe sur mon hyper connexion, j'ai plus de patience. Ouais. Aller, on fait défiler amour, gloire et beauté, compassion, pensée positive... Tout y passe en tête.

Et après...

Quoi après ?

Après, tu prends la photo de ton choix, sachant que faut pas pousser mémé dans la boite aux lettres, y'a pas de visuel pour te dire à quoi ça va ressembler cette histoire de carnets. Faut pas croire que le client à un chouille de réflexion non plus hein...

Aller, laisse toi guider.

Une petite inscription sur la photo ? Ok, touche avant pour créer un espace... Et paf ! Firefox dégage.

Mais bien sûr...

On fait celle qui a rien vu, et on demande à restaurer la cession précédente. Ohh, tient, bizarre, ça marche. Le monolithe postal conscent à continuer sans avoir à tout recommencer.

Après l'inscription, choix du fond de la carte. Oui. Et de l'inscription. Touche espace...

Paf ! Firefox re-dégage.

Rhaaa, t'ain, faut que je m'accroche.

Après, j'arrive aux fonds. C'est le cas de le dire. Juste le temps d'enregistrer le panier. Re-dégagement du logiciel. Tout pète. L'ordi, l'écran. Redémarrage forcé, qui à du au passage me squizzer une partie de l'écriture en cours de mon texte fondamental sur le rôle des latrines à Avignon au XIVe siècle... Merci la Poste. !

Courage et détermination, je redémarre la bête, qui au passage me signale que je n'ai plus de firewall, ou qu'autrement dit, que n'importe quel crétin en mal de cheval de Troie peut venir chez moi me piquer mes photos de latrines ou autres joyeusetés jardinières. Bon, on verra ça après. Faites la queue entre temps, y'en aura pour tout le monde.

Je reprends.

Deuxième carnet. Naaaan, je veux pas de stickers !!!! Re-sélection d'une autre image, je serre les fesses, le texte passe. Fond du carnet. Des fleufleurs. En note : penser à dire à la Poste qu'un peu d'imagination ne tue pas, et que toute la France n'est pas forcément enthousiasmée par des images niaises de paquets enrubannés au look Disney. Un peu de chic, que diable !

Bon, on choisit le moins pire.

Enregistrement des coordonnées. Et naaan, je ne veux pas que la Poste sache mon âge. Alors j'ai mis comme date de naissance 1er janvier 1900. Ça vous pose une femme ça non ? Je suis proche du record de Jeanne Calment. On va bien voir avez quel type de pub ils vont envahir ma boite mail après. Faudra pas râler sur les dentiers et autres monte-escaliers, je l'aurai bien cherché...

Làaaa, bouge plus, ça à l'air de marcher. Sachant que j'y suis juste depuis 1/2 heure... Pour deux carnets, on frise le record du monde de la lenteur. A défaut de l'âge...

Aller, zou, on passe à la caisse !

Oui, C'est bon ?

Ben non.

Après avoir planté 4 fois mon ordi, sué sang et eau pour sortir un visuel à peu près correct, et bien autant aller se faire voir chez les grecs...

*

Bon, après avoir écrit ce petit texte, je suis revenue sur la page de la Poste. Youpi, je peux enfin payer ! Ouais, sauf que pour payer, faut que t'aies un compte à la Poste. Ok, je m'inscris.

Et une fois l'inscription faite ? Et ben y'avait plus rien à payer, vu que mon panier affichait un vide postal intersidéral...

Faut tout que je refasse quoi.

*

Non, mais bon, mes petits chats de la Poste, je vous explique : y'a des gens compétents en France, si, si. Y'en a même qui savent faire des logiciels performants. Des gens qui savent faire des trucs accessibles, simples, de bon goût, pas compliqués. Suffit juste de les appeler.

Parce que j'imagine bien comment ça a du marcher cette histoire. Y'a du y avoir des réunions, des commissions, des appels d'offre, des propositions commerciales, des syndicats qu'ont du dire non, des revendications, des manifestations, des accords patronaux/pas trop no. Bref, du temps, de l'argent.

Et pour aboutir à quoi ? A un machin qui marche pas...

Alors moi, je sais pas, vu qu'y faut que je trouve un bois. Mais vous, avant d'aller faire de la pub pour un truc sur le principe plutôt intéressant, vérifiez que ça marche...

P.S. Je pense que la Poste et les impôts, ils ont fait appel aux même pro.

Je dis ça, je dis rien, je suis juste d'une humeur de chien.

Un bois, vite, un bois !

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09 décembre 2014

Envie d'une petit cadeau de Noël jardinesque ?

D'un beau livre sur un beau jardin ?

De vous cultiver, au propre et au figuré ?

Aller hop, comme un peu de pub ne nuit pas (en tout cas, pour moi, pas celle-là :0)

Tuileries-Le-Notre-Livre-Album

Courrez-y, y'en aura bientôt plus !

 

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05 décembre 2014

Et sinon, t'aimerais quoi pour Noël ?

Ben ça :

bibliotheque miniature portable 01 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 02 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 03 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 04 613x920 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 05 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 06 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 07 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 08 613x920 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

Une mini bibliothèque portable, avec 40 mini livres...

Choupette hein ?

Cette petite merveille a été fabriquée au XVIIème siècle, probablement sur commande de  William Hakewill, un membre du Parlement britannique, qui en aurait offert 4 exemplaires à des amis entre 1617 et 1618.

Zut, y'a pas de bouton facebook pour "inviter un ami du XVIIe siècle"

C'est balot.

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17 novembre 2014

Je vois la vie en roooos...e !

Bon sang, mais c'est pas possible, 3 posts le même jours !

Ouais, mais bon.

Faut dire aussi que depuis que j'ai téléchargé la dernière mise à jour de java, mon écran a des hoquets.

Je bosse, je bosse, et paf ! Ecran noir...

Du coup, je dégaine plus vite que mon ombre !

Moi qui d'habitude ouvre 250 pages internet en même temps, là, c'est plus gérable.

Du coup, je m'exprime...

Et qu'est ce que je regarde sur mes 250 pages ? Des machins bizarres, des courses d'écureuils, des éleveurs de rats, des catalogue à fauteuils ?

Que nenni ! Intello je suis, intello je reste, la plupart du temps, j'erre entre Google Books et Gallica, l'Amercian Library et Sudoc.

Ouais, autrement dit, je lis !

Et une référence en appelant une autre, ben voilà, 250 pages, c'est vite ouvert... Enfin 250, j'exagère, mais 10-15, voire 20, on est jamais bien loin.

Autant vous dire que quand ça saute, je perds un peu le fil de mes idées. C'est niais.

Bon, et à propos de niaiserie...

Un truc qui me fait toujours halluciner concernant les livres numérisés, c'est le surréalisme des numériseurs.

Numériseur ?

Ben je sais pas quel nom ça porte le métier des gens qui plaquent les livres sur les scan... Alors on va dire numériseur. Le numériseur, il a des doigts roses. Si, si. DesMcapotes à doigts.

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Et même que y'a des fois, on les voit.

Alors je sais pas vraiment à quoi sert la capote à doigt. A protéger le bouquin ? Mouais, auquel cas, un gant ferait l'affaire non ? Parce que tous les doigts n'en ont pas...

Ou alors, c'est pour éviter de lêcher la page quand on la tourne. C'est p't-être bien une capote à picots.

Ou alors, yerk yerk, c'est comme dans "Le nom de la Rose", y ont peur de se chopper des mycoses. Allez savoir, un vieux bouquin tout pesteux...

Art of google books 4

(mon Dieu, mais où vais-je avec autant de mots clefs olé-olé, ça promet des indexations Google pas piqués des vers tout ça...)

Bon, sinon, ça me rappelle un truc cette histoire de doigts. Vous vous souvenez, dans "Le père Noël est une ordure" ? Quand Thérèse tricote : 

Thérèse : Moi j'ai presque terminé mes gants pour mes petits lépreux de Jakarta. Je trouve ça complètement inutile, c'est tout la Croix-Rouge ça, ils me demandent de faire des gants à trois doigts. Dites, vous ne croyez pas que j'aurais plus vite fait de faire des moufles ?
Pierre : Mais bien sûr, bien sûr... Mais Thérèse, si je peux me permettre, une bonne paire de chaussettes et hop !
Thérèse : Oh, ce Pierre tout de même...
Pierre : On dit de ces bêtises quelquefois...

Ben oui, on en dit des bêtises..., Et en tous cas, y'a des fois, on aurait envie de leur tricoter des chaussettes aux numériseurs.

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Sinon, ils aiment pas trop les machins qui se déplient les scaneurs.

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Ca doit pas rentrer sur la vitre. Ou alors, en prévision des grèves, y sont des consignes : "Amis numériseurs, vous avez le pouvoir d'emmerder le lecteur ! Yerk, yerk, surtout, laissez les cartes pliées, on va les faire chier !"

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Bon, le seul point positif, c'est que ça laisse du suspens.

Sinon, faut dire que ça peut être aussi assez poétique cette histoire, voire renouveler les codes de l'histoire de l'Art...

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Aller savoir !

*

Vous en redemandez ? Allez voir LA, y'a une bande de fous-dingues qui s'amuse à collationner les erreurs/horreurs des numériseurs.

Amis des doigts roses, vous vous y sentirez moins moroses !

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Enfantinages

 

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Juste beau...

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2D'autres poésies miniatures LA2

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Triplan Douilles

Bon, c'est du lourd...

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Ca roule ta bille dans le jeu de mots

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C'est parfois un peu gras...

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Ca pèse un peu sur les mots aussi.

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Mais ça me fait rire !

On va pas parler de Platon tous les jours non plus hein...

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Bon, puis allez voir, parce que j'ai pas mis les pires !

Auguste derrière 6

 

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15 novembre 2014

Laudator temporis acti ?

Avoir de jeunes esprits face à soi, dans une transmission de bon aloi se révèle jubilatoire parfois.

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Plus que parfois, souvent même.

Voir s'ouvrir, s'épanouir, mais aussi s'esclafoirer mes étudiants et en permanence une source d'étonnement, voire d'émerveillement.

Bon, il y a le fait de les voir "grandir". Les revoir, attentifs, l'année d'après, fidèles au poste. Une joie. Les voir buter aussi. Essayer de comprendre pourquoi ils n'impriment pas. Se remettre en question. Et s'adapter.

Et ça, c'est aussi jubilatoire que de les voir progresser.

Ed Fairburn 6

Parce qu'entre l'étudiante 1.0 que j'étais il y a quelques années, et mes petits loulous 2.5 d'ajourd'hui, le monde a bien changé.

Ed Fairburn 7

Je pourrai jouer les vieux machins hein, regretter les temps anciens. Râler sur leurs incohérences. Pester contre leurs incompétences.

"C'était mieux avant ma brave dame"

Ouais, si on veut.

Bon. En cas de pensées rétrograde aux bas mots, rien de mieux qu'un petit Platon tiré du chapeau :

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
Alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.

Platon (Athènes, Ve-IV siècles av. J.-C.), La République, Livre VIII

PAF !

Voilà, voilà...

Tout est dit ?

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Que nenni...

Parce que bon, sans partir dans la philosophie de cuisine, si la jeunesse n'était pas là pour filer de joyeux coups de pieds au derrière de leurs aînés, on avancerait pas beaucoup moi j'dis.

Ed Fairburn 4

Bon, et puis c'est pas comme si Mai 68 n'était pas passé par là non plus hein...

Pas comme si maintenant, pouvoir se remettre en question n'était plus un luxe.

Pas comme si, aujourd'hui, on avait le droit de se défausser des aînés, par trop de carcans étouffés.

Ed Fairburn 5

Suis-je un magister, celui qui enseigne ? Ou un dominus, celui qui commande ?

Dois-je rester dans la lignée de mes aînés et posséder mon savoir à l'identique de mon pouvoir ? Dresser, contrôler, normaliser ?

Ben non.

Moi, je préfère Michel Serres.

Aujourd'hui, la quête est différente. Le savoir est différent. La recherche aussi.

Et Dieu que c'est bon...

Ed Fairburn 8

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31 octobre 2014

Jusqu'où ne montera-t-il pas ?

Alors mes petits chats, on en est où ?

Ouais, ok, mes deux derniers post étaient à la limite du olé-olé et un chouille osés. Du coup, on va essayer de passer à un truc plus léger hein ?

Alors, alors, de quoi on pourrait causer ? Hummm...

Halloween !

Naannn, je rigole...

Si y'a bien un truc dans les pseudo-fêtes commerciales qui m'agace, c'est ce machin là. Non, mais franchement ? Aller se déguiser en zombie ou autre macchabée sanguinolent pour aller quémander des bonbecs ?

Y'a pas un truc antinomique ?

Une aporie ? (yes ! Je l'aurai casée deux fois en un mois celle-là :0)

Chai pas moi, mais qui dit sucre dit douceur, fondant. Plaisir primitif.

Et puis si il y a bien un temps de l'innocence, c'est celui de l'enfance non ?

Je passerai donc sur les moult images terrifiantes de déguisements de petits américains en mal de faismoipeur pour aller vers plus de douceur.

Tient, et si on se faisait une thématique croisée à marronnier ?

Ouais ? C'est quoi une thématique croisée à marronnier ?

Et ben c'est comme un sujet à facettes.

J'explique.

Prenons l'écureil...

Ecureuil dessin-gravure mammifere buffon - ecureuil

Quoi, l'écureuil ?

Ben oui, c'est choupi un écureuil non ?

Une rousseur toute automnale. 1er thème.

Et puis marronnier, parce que saisonnier. Les marrons chauds, l'automne, les feuilles roussies des arbres en deuil...

1er écureuil.

Ecureil Reynaud Levieux, Nature morte de fruits sur une table avec un écureuil

2ème thème : halloween.

Quoi, t'y reviens ?

Ben, oui, parce qu l'écureil, en histoire de l'art, c'est une bestiole noire. Il adore boxer ses petits potes  et sa rousseur le conduit vers le poil de carotte ténébreux dans l’imaginaire chrétien cultureux.

Bon, et puis comme il accumule, l'animal, et bien on lui a aussi donné une image d’avarice et d’avidité.

Ecureuil Van Es Jacob Fopsen, Nature morte à l'écureui

En plus, ce chafouin, une fois qu'il a bien accumulé, il rentre dans sa tanière, en laissant sa chérie derrière.

Naan, c'est pas vrai, ça c'est des croyances populaires...

Du coup, on revient vers la Toussaint. 2ème thème. 2ème marronnier.

Et 2ème écureuil

ecureuil Durer

Bon, faut pas non plus tout lui mettre sur le dos non plus à ce joli roussin. Il aussi un aspect positif. Son habitude à se protéger de la pluie donne de lui la vision de la Providence divine...

Pluie = automne = Toussaint = religion = Providence

On y revient, 3ème marronnier, 3ème thème

Et 3ème écureuil

Ecureuil Bévalet NATURE MORTE A L'ECUREUIL 18e

Après, un écureuil, c'est malicieux, vif, joueur et joyeux.

Un petit côté enfantin. Et en histoire de l'art, et ben c'est comme dans "où est Charlie ?". Faut le chercher...

Enfance = vacances = Toussait = automne

4ème marronnier, 4ème thème

Et 4ème écureuil.

Ecureil BRUEGHEL Jan I l'entrée dans l'arche

Tient, il est où là, l'écureuil ?

Bon, et puis l'écureuil, c'est Fouquet. Le blason des Fouquet porte D'argent à l'écureuil rampant de gueules, avec la devise « Quo non ascendet ? » (« Jusqu'où ne montera-t-il pas ? »). Un « foucquet », en gallo (qui nous change un peu du latin...), c'est quoi ? Ben un écureuil...

Ecureuil Ex-libris, blason de Fouquet

Et puis Fouquet, c'est Vaux-le-Vicomte. Vaux-le-Vicomte, c'est Le Nôtre, et Le Nôtre, c'est l'Art des jardins.

Et ça c'est mon marronnier à moi...

ecureuil-petit-gris

Celui là n'est pas saisonnier, il marche toute l'année !

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30 octobre 2014

Bisounours2.0

Dis maman, archéologue, c'est un peu comme détective non ?

Ben, on va dire que c'est assez proche, voilà, voilà...

On va dire aussi que depuis mes trois pommes, j'ai juste un peu le blaire de Sherlock.

Holmes, pas le chien. Quoique...

Un peu de poussière sur vos chaussures ? Une manche usée ? Des mains douces ? Calleuses ? Un visage buriné ? Une peau laiteuse ? Et va y que mon logiciel de reconnaissance interne se met en marche.

Bon, faut savoir qu'à la base, on est ce que l'on donne à voir aux autres... Quand je pense à certaines de mes tenues débraillées parfois, j'en ai des frissons rétrospectifs. Bref.

Alors on va fixer l'action.

Dimanche soir dernier, retour de Paris après un beau séjour breton, San Pellegrino et sandwich au thon. Seule sur la rangée. Faudrait voir à pas venir me déranger, voire me coller lorsque le train affiche juste à moitié complet.

Circulation dans le couloir central. Surtout éviter de se retrouver scotchée à un gros ventru ou autre parfait inconnu.

Deux solutions dans ces cas là. Prendre un air rauque et inamical. Ou faire l'absente.

Voire mentir.

Ben ouais, j'assume.

- "Il y a quelqu'un à cette place ?" (voix mâle ou flûtée, au choix)

- "Oui, oui !".

Oui, oui, tu parles... Rhoo, la vilaine. Ben non, y'a personne, mais j'y peux rien, après je manque d'air. Si on peux pas faire autrement, je garde ma respiration, sinon, j'aime pas trop le côté moutons. Misanthrope en plage ET en train. Pour les amis, pas de soucis. Sinon, les gens, j'aime bien, mais à une distance respectable, un peu loin.

Arrive un plutôt bel homme, petite quarantaine, cheveux poivre et sel, joliment fait, profil au couteau. Veste barbour, propre sur lui, pull col en V, chemise à carreaux discrets. Genre sérieux. Avocat ? Expert-comptable ?

Mais non merci, la place est prise par un fantôme à pseudo manteau. Le monsieur se colle à celui de devant.

Le train démarre, le sandwich au thon est passé à la postérité.

Je lis.

Et puis le monsieur poivre et sel sort son portable. Pile dans l'axe du trou du fauteuil. Face à moi donc.

Va et vient du pouce sur l'écran. Paf, mon logiciel se met en marche. C'est qui ce monsieur ?

Un selfie, pris dans un champ. L'avocat/comptable et une jolie dame. Agrandissement sur le visage souriant. L'homme hésite. Revient, prend l'image et la colle dans un message. Réfléchit. Que mettre ? Choisir les mots. Apparaissent "plaisir", "désir de te revoir...". Ho, c'est joli. La rédaction prend du temps. Écrire "bisous", ou "je t'embrasse" ? Je regarde les doigts. Pas d'alliance. Suis-en train d'assiter à la naissance d'une histoire d'amour ? Trop mignon.

Missive mise de côté, pour virevolter sur un message plus étrange. Tient, c'est drôle, j'ai pas ce profil là dans ma banque de données. De message sérieux, message amoureux, on passe à des LOL et autres joyeusetés textuelles plus inhabituelles. Quel âge à donc de monsieur ? Un message familial ? Un cousin connu de tout temps ? Un vieux pote de fac ? Y'a un truc qui colle pas...

Retour sur le message à jolie dame, hésitation, finalisation.

Envoi.

J'en étais presque déçue. Qu'allait-elle répondre ?

***

C'est là que j'ai beugué.

Ben oui, tient, je trouvais ça trop choupi moi, ces amours naissantes.

Mais quand j'ai lu la suite...

Enfin la suite. Les à côté on va dire...

Parce qu'en fait, après, le monsieur s'est re-branché sur le pseudo cousin / copain.

Qui en fait de copain s'avérait être une bande de potes débridés à sexualité affirmée.

Autrement dit, l'expert avait choisi la voile pour la jeune dame mystère, et la vapeur pour les garçons à pattes en l'air.

Après, je vais pas vous retranscrire la chose, j'en ai encore le rouge au front.

Pour vous la faire courte, le monsieur avait en fait un homme dans chaque port et a passé le reste du trajet à fixer ses soirées. Bon apparemment, pour la nuit qui venait, y'avait pas d'ouverture. Mais, pour le reste du mois, le calendrier était plutôt chargé. -"t'es clean ?" demande un des interlocuteur. -"oui je suis clean", réponds poivre et sel, le doigt débonnaire. Moi, à ce rythme là, j'irai pas mettre les doigts dans la salière...

Avocat ? Mouarf. Expert comptable ? Peut-être hein, mais bien débraillé...

Dans l'oeil, le doigt.

Ma pauvre biquette, y'a des subtilités qui te passent à 10 000 lieux au-dessus du crâne. T'avais pas ça dans ta banque de données. Le logiciel bisounours2.0, version Holmes-XIXe.com est un peu dépassé. Maintenant, c'est faismoimal7.5 T'as juste pas fait la mise à jour sur ce coup là. Pfiou...

Puis j'ai vu apparaître la réponse de la dame. Dans un dernier sursaut de gnangnan.com, j'espérai un message rougissant, tout de pudeur et d'allant.

Euh... Ben en fait c'était un chouille plus cavalier. Et visiblement la chose était bien plus avancée. En gros, dans cucul la praline, y'à pas QUE la praline...

Bon, histoire d'illustrer la chose, je vous ai mis la photo hyper moche de "détective1.0-votre logiciel est dépassé".

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Heureusement, sur le quai, y'avait deux petits loulous énamourés, et un papa à embrasser.

J'ai faire "risette", rebranché bisounours2.0, et suis rentrée chez moi le coeur heureux...

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22 octobre 2014

Et ron, et ron, royal potiron

Alors, aujourd'hui, on se la fait histouère ET canaille ?

Quoi, on va tomber dans la gaudriole ? Courir la gueuse ? Chasser le minou ?

S'encanailler dans les bois ? Tirer sur le guilledou ?

Naaann, point de tout cela, on va juste bourdaliser, descendre à l'étage, se mirer le potiron, voire causer étron.

deborah_turbeville Versailles 3

Bref, causer fondement.

Avec en question de fond : savez vous d'où vient le "God save the queen" cher à la perfide Albion ?

Ce solennel air national là, tout de profondeur emprunt ?

Alors ? Une réponse ?

Non ?

Et bien de la fistule !

Mais pas n'importe laquelle non plus hein. On va se la prendre royale celle-là. Chez Louis XIV, rien que ça...

Bon, pour savoir ce que c'est qu'une fistule, je vais pas vous faire un cours d'anatomie, y'a juste à cliquer sur le lien.

Pour tout vous dire, celle de Loulou était fort mal placée. A savoir du côté de la lune, au centre plus exactement.

Un truc juste genre "ça dépasse et c'est pas supportable". Fini le canasson et la gaudriole. Y'avait du dégât. Fallait agir.

Au départ, on se contente de 2 pater et 3 ave.

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Et puis, pour lui remonter le moral, Madame de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis, au moment de l'inauguration de sa maison, fait chanter un petit quelque chose. Bon, c'est pas du tout neuf, c'est un motet tiré du dernier verset du psaume XIX de David : "Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te". Ou autrement dit : "O, Dieu, sauve le Roi, et exhausse nous en ce jour où nous t'invoquons" (on va pas quitter la latin comme ça non plus :0). La phrase est plutôt connue, vu qu'on la chante à chaque fois dans tous les "Te Deum" de la planète. Mais la version est plutôt chouette.

Bon, ok pour le motet. Mais ça fait pas trop d'effet...

Du coup, on est passé au plan B.

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Sachant qu'en ce temps là, le chirurgien, plus proche du barbier, partageait avec le premier l'instrument du dernier. Un bon coupe chou donc. Et un bon litre de rhum ou autre pastaga comato-provocateur. Histoire de ne pas avoir trop de vapeurs. Un bout de bois aussi, ou un royal coussinet à glisser entre les dents pour ne pas réveiller tout Versailles lorsque le coupe-chou fouraille.

Et ça marche ! L'opération réussit. Elle en reste d'ailleurs dans les Annales...


Dieu sait que c'était pas gagné cette histoire là. Parce qu'à l'époque, les antibiotiques, c'était loin d'être automatique, vu que y'en avait pas...

Pfiou, le trône était pas passé loin.

Au propre, et au figuré.

Du coup, en 1687, après que l'auguste fondement ait été expurgé de ses dérangements, les courtisants étaient tellement contents que la France entière est en liesse. Et va-y qu'on chante, qu'on danse et qu'on ripaille en honneur du barbier de Versailles. Jean-Baptiste Lully, tout emprunt de l'air du temps, reprend le motet de dame Brinon, et le met dans son Te Deum, histoire de fêter l'opération.


Bon, par la suite, Lully se choppe une disgrâce. Sans antibio. Et il en est tellement marri, qu'il en meure.

Après, ça dégénère. Et vu que Lully était disgracié, on a un peu tendance à l'oublier. Et ses airs aussi.

Sauf qu'à ce moment là, les stuartistes, partisan du roi Jacques II d'Angleterre (cherchez pas, c'est une histoire de cousins), viennent crécher un temps à Saint-Germain. Madame de Maintenon leur bourre un peu le mou avec le motet. Un truc genre "danse des canards". Un machin du style "une petite écoute dès le matin accompagne le pèlerin". Du coup, ça devient leur hymne.

Et lorsqu'en 1745, les stuartistes débarquent en Angleterre, qu'est-ce qu'y font ? Ils emmènent le motet avec eux. Et hop ! Et vas y que je te le chante à tue-tête pour couper celle des ennemis. Sauf qu'histoire de les faire bicher, les adversaires de Hanovre s'en emparent comme un trésor de guerre, et exit Stuart & Co.


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Après, on passe le relais à Haendel, qui orchestre la chose pour l'Electeur de Hanovre. Et comme l'Electeur y devient roi d'Angleterre, et ben Haendel, va le voir, et lui vend la chose : "en voilà un qu'il est beau d'hymne pour le nouveau roi, et que ça fout les poils sur les bras, ...etc, etc.)


Et ça devient "god save the King".

Bon, après, king, queen, on va pas chipoter sur les successions, on adapte.

Et voilà comment du réjouissement de la guérison d'un royal fondement on transforma un motet en hymne à royal gouvernement...

On est (décidément) peu de chose...

*

Ce post est une spéciale dédicace à Kate. La dame comprendra. Son fondement aussi, je l'espère en tous cas :0)

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15 octobre 2014

Inhabitudes

Tient, comment on doit l'entendre ce mot ?

Il est venu tout seul, alors que je cherchais une définition de l'espèce d'état-gère qui caractérise mes derniers temps en naguère.

INHA-bitude ? Houlà, j'ai quelques craintes sur la dernière partie du mot.

Pourtant, j'aimais bien ça l'idée de mettre l'INHA là dedans. Lieu régulièrement fréquenté et amicalement habité. Un bel endroit pour le savoir en histoire de l'art.

J'étais partie aussi sur l'INA. Un côté plus visuel. Une réalité de mes regards ponctuels. Une certaine nostalgie. Oui, c'était pas mal aussi.

Bon, pour tout vous dire, je vous avais fait une grande explication sur la part autistico-chartiste et fantaisite qui guide mon monde intérieur.

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Et puis je me suis dis que c'était sans doute un chouille trop perso.

Ouais, je sais, les blogs, c'est fait pour ça, se dévoiler, montrer sa petite famille, parler du chien qu'on a pas, rouler des mécaniques virtuelles, se troubler en eaux claires, surfer sur le Moi, le Soi, l'Autre. Cogito ergo sum, ce pour quoi mon coeur fait boum...

Claire Brewster 2

Mais non, là, décidément, la cartographie était trop détaillée, fallait que je revienne à un concept un peu moins en moi émaillé.

Un concept sans doute à nombreux inopportun de l'inhabitude.

Pas le bazar hein ? Le "mess" des anglais : "what a mess !", j'adore cette expression.

Non, le concept de l'émerveillement. 

Faire en sorte que tout acte de vie, aussi banal et rituel soit-il, puisse se traduire en autre chose qu'une action à mémoire oubliée. Rechercher dans chaque pas une autre manière de voir le temps. Accepter les routines nécessaires, en les détournant intérieurement. Ne pas s'habituer à l'habitude.

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Ouais, ok, c'est un peu obscur.

En gros, pour la faire courte, ça revient à se réveiller le matin, se dire qu'on va encore se faire 15 heures de latin. Et trouver ça bien.

Sauf que là, le latin médiéval à compte épiscopal, ça devient tellement une habitude qu'il va falloir remettre une couche supplémentaire d'inhabitude pour digérer la fin de l'étude. Faute de quoi les choux du jardin vont finir par prendre le mien.

Claire Brewster 4

Du coup, aujourd'hui, j'ai tout fait entre le tout et le rien.

Et ma fois, au milieu du latin, ça fait du bien.

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12 octobre 2014

Faculté(S)

Aller hop ! Vu que je reprends les cours à la fac la semaine prochaine et que je vais forcément me faire googlesier par mes étudiants, autant y aller direct !

Bienvenue donc jeunes gens :0)

Little reader mouse professor going to school needle felted

Ca surprend un peu hein ?

Ben ouais, c'est comme ça.

On peut être chercheur, monomaniaque en Histoire, chartiste dans l'âme, chinoise en retranscription, jardinière en archéologie, prof ET fantaisiste...

J'ai retrouvé ça sur mes bulletins scolaires le mois dernier, à la recherche de mes diplômes, dont la copie est ENCORE demandée par l'université pour complèter leurs dossiers (une nouvelle DRH qui fait du zèle, vive les économies de papiers...). Sachant que j'avais déjà fait la copie y'a quelques années, hein, sinon, ça serait pas drôle... Et que comme c'est la fac dans laquelle je me suis formée, et ben ils ont juste mon diplôme dans la salle d'à côté. Mais faut ouvrir la porte, ça fatigue.

Sainte Patience, priez pour nous...

Bref, sur mes bulletins scolaires, c'était la plupart du temps : "élève fantaisite et originale. Pourrait mieux faire".

A ben ça c'est clair. J'ai fait mieux. Sans eux.

Je me suis même vengée, il y a quelques années.

J'ai remis à niveau mon ex prof d'Histoire. Mouarf ! Ce fut jubilatoire.

Sachant qu'à l'époque de mes jeunes années, la dame m'avait dans le nez, et que tout était bon pour me mettre à pied.

Ben voilà, faut croire que c'est comme ça qu'on forme des chercheurs : brimades, écrasement, fond de la classe et redoublement.

Vive l'éducation nationale !

Bon, tout ça pour vous dire, mes petits chats, résillience oblige, qu'avec moi, on est avant tout là pour se faire plaisir. Pour causer jardins, cartographier en terrains, naviguer en châteaux et voyager dans le beau.

Et surtout, surtout, éveiller la curiosité. S'agirait pas de faire les mêmes konneries que mes aînés.

Chez moi, sans plaisir, point d'éducation... Et sans désir, point de passion.

On y va du coup ?

Aller, zou !

 

 

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11 octobre 2014

Cats' eyes

Sinon, sinon, mes petits chats, histoire de raccrocher les boulons sur la visite de la famille Nain dans le fameux cat bar croix-roussien, et le kawaï type ronron versus j'ai besoin de poupougner des chatons, aujourd'hui, j'ai trouvé ça :

Chai pas, j'ai eu comme une réminiscence Goldorako-chatière.

Vous vous souvenez de "signé cats'eye" ?

Des espèces de soeurs Arsènelupinesques qui dérobaient moult diamants et autres trésoreries joaillières ?

J'étais déjà un peu grandette, mais j'aimais bien...

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Tient, je vais aller voir si je retrouve les épisodes sur le net... Ça pourrait faire comme des vacances non ?

A défaut de Japon...

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Hue !

Alors, t'en es où ?

Ben oui, tient, parce qu'un blog, c'est un truc pour avertir des nouveautés, montrer ses derniers achats, spiegationner ses vacances, causer des minous. Couturer, créationner ou broder, sur moult sujets variés.

Voire peindurer (version "j'ai 7 ans et j'invente des mots". Sauf que j'en ai un peu plus, et qu'inventer des mots, j'aime bien aussi...). Sculpturer, cartonniser, se gymnastiquer les doigts.

Avoir un peu d'allant quoi, de l'élan, du neuf, du peps, des trucs qui bougent...

Ouais ?

Alors bon...

Heu ? Est-ce que je dois vraiment écrire du coup ?

old french door

Parce que là, j'ai juste un retour de flemme torride.

Une envie de rien, en français ET en latin. C'est dire.

Pourtant, le latin, j'ai quasi fini ! Enfin de lire et retranscrire. Parce que relire et traduire, ça, c'est encore d'actualité.

marie's moulin
Bon, cela dit, ça me fait bicher cette histoire là. C'est curieux, mais c'est comme ça.
J'ai juste un peu la goutte qui déborde en fait.
Le "j'ai mis tout le carburant, et là, c'est un peu sec".
Le vase a un chouille trop de plein, faut dégager le terrain.
Renouveler l'eau des fleurs. Voire changer de bouquet.
choux et poireaux
Ça doit être un truc genre "faut que je recharge les batteries".
Que je pense à autre choses que mes tours et autres palafreneries (c'est dur à prononcer hein ? Moi, j'y arrive pas. Et à l'écrire, pareil. Une palafrenerie, c'est une écurie quoi, un truc à canassons et autres mules).

a cottage i saw in france...

Bref, en gros, y'a juste que du vieux à dire ou à lire. Rien de neuf. A part qu'il faut bien que je m'y remette, qu'y faut que j'avance, à pas de mule ou pas, en carotte ou bâton, voire à reculons.

Y'a pas photo.

Et à propos de photos, je ne sais même plus où j'ai trouvé celles-là, alors tant pis, j'assume, point de référence nuit. Mais face à la mienne de nuit, tant pis.

Je chercherai plus tard. Une fois rangées mes idées en placards.

Aller, hue !

*

Edit du matin :

Woui, woui, c'est le hameau de la Reine, et pour savoir qui a pris les photos, aye, j'ai trouvé, faut juste cliquer dessus... Ou LA.

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07 octobre 2014

Pont(ifex) maximus

Aller, hop !

Un copier-coller, direct. C'est juste trop beau...

Et ça vient de LA

Rakotz Brücke, Germany

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Photo credits: Kilian Schönberger

Devil’s Bridge In Rhodope Mountains, Bulgaria

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Photo credits: Evgeni Dinev

Huangshan, Anhui, China

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Photo credits: KM CHeng

Mullerthal, Luxembourg

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Photo credits: Mullerthal, Luxembourg

Ronda, Malaga, Spain

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Photo credits: Zu Sanchez

Moon Bridge – Taipei, Taiwan

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Photo credits: Alexandra Cazac

Multnomah Falls, Oregon, USA

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Photo credits: Putt Sakdhnagool

Glenfinnan Viaduct, Scotland

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Photo credits: Daniel Korzhonov

Pindos Mountains, Greece

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Photo credits: Christina Fryle

Root Bridge In India

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Photo credits: Andy Holt

Låtefossen Waterfall, Norway

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Photo credits: Max Rive

Gorge De L’areuse, Switzerland

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Photo credits: Vincent Bourrut

Gaztelugatxe, Spain

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Photo credits: Pedro Jarque Krebs

Carrbridge, Scotland

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Photo credits: John Taggart

Basteibrücke, Saxon Switzerland, Germany

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Photo credits: Omegamyr

Kemer Bridge, Rize, Turkey

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Photo credits: Büşra Demir

Shahara Bridge, Yemen

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Photo credits: Pascale Reinhardt

Hermitage Bridge, Scotland

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Photo credits: Daniel Korzhonov

Stari Most, Bosnia And Herzegovina

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Photo credits: Mikel HS

Leshan, Sichuan Province, China

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Photo credits: Jacqueline Hogan

Bridge Over Voidomatis River, Vikos Gorge, Greece

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Photo credits: Katerina Rassia

Qui a dit que j'avais besoin de vacances ?

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04 octobre 2014

Zap

Dans notre série, j'ai testé pour vous, ce soir...

Tadaam !!!

La télé !

Ben ouais, ici, la télé, y'a plus depuis quelques années. Pour cause d'élevage/poupougnage de jeunes lapins dans la fleur de l'âge, de jetiensàmasantémentale et de jenaimarreyakedeskoneries.

Du coup, quand on retrouve l'écran, on a juste l'impression de rencontrer le docteur Schweitzer au fond de la pampa. Une forme d'exotisme. Sans le bon aloi.

Alors, alors, ça à donné quoi ?

Bon d'abord, j'ai pas fait ça dans les règles de la tévé. Abordage vers 22h 15, avec décalage certain vers la fin du "praillme". Chopage de Koh Lanta. Mundir, vu à la tévé y' quelques années. Voilà, voilà... Je tombe direct dans l'intello. Deux zaventuriers hurlent dans les bois.

On zappe ?

Ok, on zappe.

Ah tient, un reportage sur les pizzas. Que de la cochonnerie. Joyeuse émission qui avec moult explications vous explique comment dauber du jambon. YES ! Tout est bon dans le cochon. En note : penser à oublier l'existence réfrigérée des pizzas surgelées.

Bon, de là, on arrive sur Elkabbach et public Sénat. J'aime bien le plafond. Un livre sur Cerdan et son avion. Constellation. L'écrivain parle bien. Elkabach moins. Les fiches de lecture, c'est bien. Avoir lu le livre, c'est mieux. N'est pas Pivot qui veut. S'en suit un monsieur, émérite du collège de France dans le remords de ses amours passées. Ouais. Je passe aussi.

Zap ultra rapide sur l'info en continue, j'évite au passage la décapitation en direct, avec visages floutés. J'imagine que la pixellisation rend la chose plus supportable ? Un truc de com sans doute ? Une éthique télévisuelle ? A non, pardon, les deux mots sont pas compatibles, une aporie dirait Pierre, que je remercie au passage pour cet apport de vocabulaire en jardin vernaculaire. Avant, je disais "contradiction", comme tout le monde. Maintenant, j'aporise, c'est plus obscur, mais c'est plus joli aussi. Alors... Aporisons, aporisons avec la télévision.

On continue avec un joyeux reportage sur les nazis. Ahhhh, voilà du frais, du léger, en route dans les pas de Mengele. Le frais crée l'effroi.

Pub.

De l'autre côté des cailloux 6

Je zappe à nouveau. Chaînes sportives, video gag. Un machin mal doublé sur Gulli, il parait que c'est pour divertir nos moutards. Vue la chose, ayant quelque peu de mal à évacuer les images précitées, mes pensées cavalent entre lobotomisation et trucs à la con.

J'arrive vers des numéros lointains. De moins en moins connu en terrain.

Un peu de sport ? Non, on va passer sur les rois du ballon.

Je défriche Téva. Avec des mères qui marient leurs filles en télé réalité. Mwouais... Séance de coiffure en mantille.

- "Je la mets la voilette ou pas ?"

Naaan, la met pas. Déjà, elle est ridicule, et en plus, je te signale que tout le monde te regarde là.

Enfilage de capotes/alèses en pré-décoration matrimoniale de chaises. 

- "Faut que t'enfile les coins."

- "Ouya, j'te laisse faire, je fais que les mettre à l'envers."

Mes pensées dérivent. L'écran rejoint l'écrit...

Constellation ?

Non, Gala, Voici, Voilà, Match et tralala.

De l'autre côté des cailloux 12

Mes pensées devenues voyeuses rejoignent en éthique l'aporie voleuse à voilette synthétique.

Courage, fuyons avant la contamination.

Ça fait quoi si je vais jusqu'à la fin des numéros lointains ?

J'ose pas.

Un retour au pif sur Hondellate. Juste le temps de capter "assassinat", "meurtrier", "procès".

Zap.

Je ré-appuie sur le 1.

Et tombe sur trois animateurs cocaïnés en train de se déhancher devant un public hébété. Il parait qu'ici, tout est permis. Enfin c'est le titre qui le dit.

Voilà, voilà...

Bon, on fait quoi ?

Et ben on s'en va !!!

Pfiou... On vit dangereusement parfois.

Posté par nain_de_jardin à 00:47 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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