*** Nain.de.Jardin ***

23 juillet 2014

Que savons nous sur le savon ?

On est peu de chose parfois...

A force de vivre perché, on en oublie certains trucs.

Tient, aujourd'hui, j'ai pris une douche d'eau froide. Oh, pas pour me mettre à la mode californio-rikazaraillesque, juste parce que la chaudière a rencontré un transformer, qu'ils sont partis en amoureux au bout d'une grue, et que depuis, j'attends le retour de la bestiole, en voyage de noces dans un atelier spécialisé.

Bref.

A l'issue de la chose, rapidement menée, le bien-être était certain, voire jubilatoire. J'ai regagné mon bureau toute guillerette, prête à attaquer le 2e tome de SCHAFER (K.H.), Die ausgaben der Apostolischen kammer unter Johann XII (1316-1375), Paderborn, F. Schöningh, 1911.

Schäfer, c'est un aimable monsieur allemand qui a compilé des textes épiscopaux du XIVe siècle, tout en latin de cuisine, amplement commentés de teutonnes réflexions. Du pur bonheur donc. La matinée allait être joyeuse, youhou !

Et là, j'ai tilté.

Pu..ain, c'est ça.

Comme quoi.

Parce qu'un des trucs qui me plaît le plus en Bretagne, c'est le bain à 17°, conquis de haute lutte, centimètre par centimètre, accompagné de râles dignes d'un cerf solognotte. Dont je ressors revigorée, à la limite de la transe, et définitivement en amour du rivage breton.

Moi qui fut élevée à la tiédasserie méditerranéenne, et qui depuis, suis devenue misanthrope en plages, j'attribuais jusqu'alors le revigorage aux bretonnes côtes sauvages. Ça devait faire un tout cette histoire...

Bon, j'avais bien constaté que ça marchait aussi avec le Cotentin. Et la Normandie. Et la Belgique.

Mais j'avais pas fait le lien.

Jusqu'à ce matin.

C'était donc ça...

Bonheur = bain froid

Et ben.

Bon, du coup, histoire d'illustrer cet aquatique propos, j'ai pensé à mettre des trucs bretons, des glaçons, des icebergs, enfin, toute sorte de trucs évocateurs de ma plénitude réfrigérée.

Et puis je suis tombée sur ça :

Savons

Des savons sculptés.

Rhooo, le truc de dingue. C'est Thaïlandais (mit warmes wasser donc), et donc un peu lointain à trouver au détour d'un supermarché. Mais apparemment, y'à des spéciologues, qu'on peut voir LA. Je connaissais la sculpture sur beurre (oui, oui), mais pas sur savon.

Tient, par exemple, et bien, ça, c'est du beurre.

Beurre

Ça le ferait ça non, au petit déjeuner ? Faut juste pas poser dessus par mégarde la coquelle en fonte de la choucroute d'hier soir...

Faut juste aussi pas habiter en Thaïlande quand on est sculpteur sur beurre, et apprécier la vie en doudoune.

C'est comme ça que j'ai découvert aussi que y'a un blog ENTIÈREMENT consacré au savon. Ça s'appelle saop is beautiful, et ça raconte, in english - mais on est pas à une langue près -, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le savon, sans jamais avoir osé (ou pensé) le demander...

Bref, on est définitivement peu de chose... Enfin je sais pas vous, mais moi, si.

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20 juillet 2014

Carto-folie artistico-autistique

Bon, alors, mes petits chats, on en est où ?

Parce que c'est pas tout, mais le temps file à la vitesse de la lumière...

Rien que de très normal me direz-vous.

Du coup, je regaaaadre en deeeesssous...

Ah oui, on en était aux bonne manières.

Oui, oui oui...

*

Entre temps, je suis allée crapahuter dans une cité papale intermittente, j'ai causé dans le poste, et j'ai surtout, au détour d'une tour, découvert les cartes anthropomorphes d'un maniaco-dépressif du XIVe siècle de toute beauté (merci Julien !).

opicinus de canistris (1)

Oh là,là, ce coup de foudre. Je vous dis que ça.

D'abord, il avait un très beau nom ce monsieur :

Opicinus de Canistris

opicinus de canistris (2)

Bon, les photos sont pas aussi belles que j'aimerai. Parce qu'ils sont justes sublimes ces dessins là. Un mélange entre cartes, émois et moi.

Anthropomorphes, c'est le bon mot pour ces atlas géniaux.

opicinus de canistris (9)

Alors Opicinus, c'était quand même un monsieur particulier, faut dire.

Bon, on l'a juste vite un peu casé du côté du barré.

Ben oui, tient. Parce que forcément, un mec qui dessine ça au XIVe siècle, dans nos cases cartésiennes contemporaines, il était soit fou, soit malhonnête, soit illuminé.

Ou les trois.

opicinus de canistris (4)

Du coup, toutes les théories y sont passées.

Pour la version fou/malhonnête, vous pouvez allez psychoter LA. Avec un petit résumé ICI.

Et pour la version Télérama qui pique parfois un peu les yeux dans le verbeux, c'est LA.

Bon, ok, ok, j'aurai pu vous la faire façon histouère...

 Ben oui.

Sauf que là, que ma joie demeure, je traduis du latin de cuisine jardinière par louches entières, et que contrairement à l'idée qu'on peut s'en faire... Et bien c'est super !

Du coup, entre deux louches, on va juste rester autour de la psychologie cuisinière.

Et ce que j'en dis, c'est que y'a quand même un aspect pas étudié du bonhomme...

opicinus de canistris (10)

Si, au-delà de la psy-chose/machin ou de l'illumination/rend-con, Opicinus avait juste été un autiste/petit génie, hein ?

Parce que moi, quand je vois ça, je vois un monsieur un chouille obsessionnel, certes, mais surtout amoureux des factales et plutôt très inspiré par les vibrations de ce monde... Un truc genre j'harmonise à tout ce qui m'entoure, et ça me rend tout chose, quitte à devenir limite "jepensekaça".

Franchement. On en connaît d'autres non ?

fractal

Ça, c'est une fractale... Vous vous souvenez du spirographe ? Et ben on peut en faire avec...

C'est pas Ludwig Von, Léonardo da, Albert Ein ou Michel l'Ange qui diront le contraire.

Ou Tammet, né un jour bleu

Bon, mais je dis ça, je dis rien hein.

N'empêche, entre deux viridarii et un hortolano latin...

Si jamais ça intéresse un historien...

opicinus de canistris (3)

Ego non vacat

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14 juillet 2014

Les bônnes mânières

De faire...

Les secrets de la chef factory

Quand la reine des quiches fait des tartes, et bien c'est juste jubilatoire...

Envie d'apprendre à tritouiller le croupion des volailles de Bresse ? De mouler des quenelles ? De manger sur une table à repasser pour 4 ?

Aller, hop, à la chef Factory !

Bon, et puis c'est juste un peu cocorico cette histoire là. Ben oui, tout est bon du côté de Lyon...

Allez, zou, en cuisine !

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07 juillet 2014

Proca quoi ?

 L'art de la procrastination...

Ou de la drôle façon de remettre à demain.

A demain, ou a deux mains ?

Car elle est pas si simple cette histoire là...

Alors, vous allez me dire, "wouiii, tu te justifies là", tu cherches des excuses, t'as pas avancé, et pis c'est tout, coupable tu es, coupable tu seras".

Ouais, ben d'accord, j'ai pas avancé, mais j'y travaille. Si, si.

Je sens en fait, qu'un de ces 4, je vais passer de l'archéologie à la neurobiologie moi. Histoire de spiegationner tout ça...

Parce que même si je n'avance pas sur le dossier demandé, et bien ça cogite quand même. Avec la sérieuse impression, devenue affirmation, que sans gestes, point de cogitation.

Pour avancer, foin de tranquillité, de monastère reculé, de désert ensoleillé, de silence et d'abnégation.

Mon cerveau ne travaille jamais si bien que dans le bruit et l'action, le geste et l'agitation.

Mais pas n'importe laquelle.

Une agitation extérieure.

Le poussin qui me dérange pour la énième fois avec un "tu veux bien me faire le trait là", ponctué de "j'ai faim" ou d'autres "chai pas quoi faire" traînaillants, j'ai juste envie de le faire rôtir sur la touche "shift" de mon clavier.

Mais si l'agitation est ailleurs, hors de moi, de mes sentiers battus, à côté de ma bulle, alors là, c'est autre chose. Pour écrire, rien de tel que ce sentiment de la bordure, sur le fil du monde extérieur, de l'autre côté du mur.

La veille du rendu ou quasi, le temps calculé, un fond musical, de la parlotte, de l'animé. Et là seulement, devenue jokari, ma pensée s'envole et rebondit.

Les mots naissent, s’enchevêtrent, se reconnaissent et s'organisent.

A force d'avoir attendus, de s'être structurés à l'aune de ma pensée, ils se précipitent, comptant sur la pulpe de mes doigts pour traduire en signes alphabétiques mes hiéroglyphes neurologiques.

Devenue mots, ma pensée file sur une partition, courre, s’essouffle, reprend du poil de la bête, et aboutit.

*

Bon

*

Mais là, juste là, et ben je procrastine à mort.

Je crois même que je vais aller faire une jupe à Poupette tient. Ou un gâteau pour demain.

Ou promener le chien.

Chien

Ah, zut, j'ai pas de chien...

Enfant

Bon, ok, ok, je vais bosser :0)

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29 juin 2014

Etre et Avoir Eté

Soir d'été. Chaleur vespérale, vibrante aux poussières de blé mur.

Meules échevelées à la paille dorée du trait des fourches et des faux.

*

Brisures fraîches.

D'ondoyantes graminées, devenues foin, jonchées alanguies, étendues à l'étable attendue.

*

Sous l'azur de l'abbaye, champs aux traits vifs, acérés et rebondis.

Tiges sèches, coupantes et parfumées rejoignent la joue fraîchement rasée aux grains bleutés...

*

Cèdre et mélèze, pin et palissandre. Le vert et le tendre sous la scie, le feu et la cendre.

La fougère. Le savon des matins clairs.

*

Velouté que seul la rosée caresse, pétales voluptueuses à mes mains d'enfant, pieds nus sur le gravier, la belle grimpe au levant.

*

Gazon à la coupe martiale, étêté de ses trèfles, l'escence en éveil, ivre de vert.

L'oreille assouplie sous mes doigts meurtris, mon pouce en ami, le soleil darde la barrière.

*

Au monde d'une nature aimée.

On peut Etre et Avoir Eté.

 

 

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26 juin 2014

Lego ergo sum

Le truc juste pas con...

Légo

Dit la nana supra méga bordélique à mémoire immédiate de mouche. Et qui marche 2 fois par jour sur le cordon de, -au choix- son portable, son appareil photo, son disque dur (rayer les mentions inutiles).

Bref, je vais lancer mes loulous sur l'affaire...

M'est avis que je vais plutôt aller du côté mâle de la force sur ce coup là, chez qui le Lego se négocie au kilo. Chez Miss Poupette, la choses est encore rare, et je ne voudrai pas priver la clinique vétérinaire de sa table d'opération rose, ou le bar à jus de fruits de son zinc... Rose aussi.

On est peu de choses...

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19 juin 2014

Trop beaux les gâteaux !

Ben ouais...

Voilà ce que c'est d'arpenter les sites de design.

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Parce que côté goûter, c'est pas juste comme si je passais mes journées aux fourneaux.

Entre deux articles et trois compte-rendus, le four, je le regarde plutôt de loin...

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Mais faut dire que ça m'arrange.

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Parce que je sais pas vous, mais moi, quand je fais des petits gâteaux, je prends la recette qui va bien.

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Celle qui fait que la motte de beurre et le demi kilo de farine utilisés soit disant pour tous les goûters de la semaine finissent grassement et délicieusement dans mon généreux postérieur avant le lendemain...

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J'essaye du coup d'acheter à mes petits les gâteaux les plus affreux possibles selon mes goûts à moi.

Comme ça, je les mange pas.

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Vous vous souvenez de ces gâteaux pour enfants-chiens ? Ceux qui portaient des inscriptions dessus ?

"Je vais", "A la maison", "En voiture" (y'avait pas "Simone" pour finir la phrase).

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Ils étaient pas bons ces gâteaux là  ! Beurk ! Bourre-bourre, pâteux. Les premiers essais industriels de gâteaux au beurre sans beurre.

N'en restait pas moins qu'après avoir fait un cadavre pas exquis du tout avec la pile choisie dans le sac, fallait bien finir le tas.

Ça vous comblait un estomac en fin de repas.

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Cela-dit, c'était le but recherché.

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Et puis voilà, je tombe sur ces images là...

Trop beaux les rouleaux !

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Naannn, mais c'est vrai quoi, je crois qu'avec un truc comme ça, je vais revenir à mes fourneaux.

Trop beaux les gâteaux !

Et tant pis pour les kilos :0)

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01 juin 2014

Tout est bon dans le chausson

Le nain aime bien les trucs locavores, les machins bio, ceux qui font bosser le voisin d'à côté, et qui ne détruisent pas l'ensemble des ruches à proximité. Les trucs raisonnés quoi.

Bon, le discours politique s'étant emparé de la chose, lorsqu'on dit ça, maintenant, on passe juste pour un bobo de service crétin, ou pour une personne "normaaaale" à la limite du ridicule alpin.

Moi je regarde juste les sols de mes jardins et autres terrains agricoles, les yeux dans les yeux. Et quand je vois ce que me racontent certains... Ben j'ai pas attendu de porter des marinières pour penser écolo/bio. Sans politisation, mais avec juste un peu de réflexion.

Bon, du coup, quand je suis tombée sur ce truc là ce matin, ben j'ai bien aimé...

Deux petits jeunes qui débutent, du design, un produit intelligent et beau, fabriqué en France par des personnes handicapées. Un prix raisonnable. Zéro faute.

Ca s'appelle LASSO

Allez savoir pourquoi, quand je vous parle d'un truc à acheter, ça se situe autour des pieds... Ben ouais, dans le genre, j'aime bien les chaussettes de l'archiduchesse aussi...

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31 mai 2014

Super héraut

Outre les châteaux du XVIe siècle, les jardins, toutes époques confondues, l'histoire, de l'art ou pas, et autres joyeusetés archivistiques, le Nain aime aussi nombre de trucs trucs hors propos.

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Alors hors propos, hors propos. Faut voir.

Hors propos si on se fie à l'entendement commun. Le machin du tiroir. Si, si, vous savez, les petites cases dans lesquelles on se doit de rentrer ; pour le bien de la communauté, cela va sans dire.

L'étiquetage, le marque-ta-page. Le code barre sociétal.

L'identité socio-cu(lturelle).

Ouais.

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Bon, voilà ce que ça me fait le code barre parfois. J'en deviens toute verte, et je file ermiter en jardin.

Histoire d'oublier l'étiquetage en chacun.

Nan, parce que, c'est marqué où que les historiens et autres cultureux doivent forcément avoir dégoût commun ?

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Cela dit, ce qui est bon pour l'historien vaut aussi pour le gendarme à chien, ou le charcutier à boudin.

Dans les cases on a dit !

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Bon, ben moi, les cases, je les aime pas trop.

Sauf en BD.

Et quand y'a un petit Marvel qui sort en film, et bien je frétille de la pupille.

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Alors en aquerelle, je vous dis que ça.

C'est beau, c'est beau, c'est beau !

C'est BLULE

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29 mai 2014

Etoile...

Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux

Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux,
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C'est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme.
Mères, l'enfant que l'on pleure et qui s'en est allé,
Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé,
Verse à votre douleur une lumière auguste ;
Car l'innocent éclaire aussi bien que le juste !
Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus,
Derrière notre orgueil, derrière nos vertus,
Derrière nos malheurs, Dieu profond et tranquille.
Que l'enfant vive ou dorme, il rayonne toujours !
Sur cette terre où rien ne va loin sans secours,
Où nos jours incertains sur tant d'abîmes pendent,
Comme un guide au milieu des brumes que répandent
Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs,
Vivant, l'enfant fait voir le devoir à vos coeurs ;
Mort, c'est la vérité qu'à votre âme il dévoile.
Ici, c'est un flambeau ; là-haut, c'est une étoile.

Victor Hugo, Mars 1840.

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24 mai 2014

Stroboscope

En ce moment, je fais du stroboscope en tout.

On prend les rêves des éditeurs pour la réalité, des allers retours en TGV, un jardin haut/jardin bas à étudier, et à restaurer.

On cale là-dessus du linge à laver et repasser, une maison à nettoyer, une kermesse à organiser, une famille à poupougner, sustenter, écouter, consoler, et, et, et...

Côté clavier, je n'écris plus que des trucs sur l'art du maniement de la truelle, des textes latins sur les tonnelles ou des machins sur les jardins médiévaux et leur substantifique moelle.

Bref, j'en deviens pointilliste en blog. Spécialiste en non-dialogue.

Trombinoscope. Stroboscope. Robocop.

J'sais plus bien en fait.

Bon, mais je ne vais pas vous laisser sans rien sous la dent trop longtemps non plus, hein.

Aller, du coup, de "fait" en fête, on prend mon stroboscope intégré, et histoire de faire ambiance boite de nuit.

On part en cave, et on éclaire !

*

Alors, voilà, les images d'en dessous sont celles d'un monsieur qui s'appelle Stefano Bellamoli.

Bon, déjà, d'une certaine façon, je lui envie son nom à ce monsieur là. Ouais, de temps en temps, j'aimerai bien être  belle amollie moi aussi.

Mais bon, passons. On va oublier le transat pour l'instant. Surtout que là, côté soleil, c'est pas le sujet.

Ben oui, parce que monsieur Bellamoli, il va sans les caves, et fait bouger des lumières, et il les prend en photo loooonnngtemps.

Et après, ben c'est juste super beau.

Light painting, par Stefano Bellamoli

 Ca tiendrait qu'à moi tient, je sais pas si je ferai pas tout les arbres  du jardin comme ça...

Des topiaires lumineux...

Chiche ?

Naaan, je rigole !

N'empêche, dans la citerne, sous la Roma...

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07 mai 2014

Crayon tu graveras

Crayons gravés 4

Zioum, zioum...

Crayons gravés 1

Non, shewbacca, ne t'approche pass des ewoks !

Crayons gravés 2

Bip, blouip, bidibip...

Crayons gravés 5

Ben voilà ce que c'est lorsqu'un papa fait découvrir star wars à ses petits...

Crayons gravés 3

Heureux les petits sont...

2Crayons gravés

Je suis ton père...

*

Et si offrir ces beaux crayons là vous souhaitez, là il faut aller :

CarvedCrayons Wax Nostalgic

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06 avril 2014

Hugo, Victor Hugo...

Spectacle rassurant

Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent ;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

Victor Hugo ("Les Rayons et les Ombres", 1840)

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31 mars 2014

Tempus fugit in viridarii

Alors ma pt'ite dame, on en est où ?

Ouh, là, c'est qu'on courre...

J'ai adopté un sablier, le temps y file au grain, tout fin.

Limoneux. Avec un peu d'argile, et une structure micropolyédrique, si, si, je vous assure.

Le matériel ? Entre XIVe et le militairement incorrect.

Bref, j'aurai aimé faire plus long, mais mes tranchées me rattrapent...

Juste donc pour vous dire que ma main a retrouvé sa truelle et qu'à nouveau capitaine crochet d'un jardin endormi, mes heures sont plus limoneuses et jardinières que studieuses au front d'un clavier ami.

      

Mais je re trouverai le fil des mots, promis.

Laissez-moi réveiller le bel endormi, au pied de ses tours amies. Et après, je reviendrai, si, si.

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18 février 2014

Etre Ane

Être Ange
C’est Étrange
Dit l’Ange
Être Âne
C’est étrâne
Dit l’Âne
Cela ne veut rien dire
Dit l’Ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
étrâne est plus étrange qu’étrange
dit l’Âne
Étrange est !
Dit l’Ange en tapant du pied
Étranger vous-même
Dit l’Âne
Et il s’envole.

Jacques Prévert

"Dans cette histoire, on peut conclure deux choses. La première c'est que les ânes voient les anges, et cela ne devrait guère nous surprendre. (...) La deuxième chose que nous apprend cette histoire est que la vérité peut fort bien sortir de la bouche d'un âne, et là non plus, nous ne devrions pas être étonnés : la vérité ne doit rien à la grandeur supposée de nos fortunes ou de nos esprits. La vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit. Elle n'est grande quand elle l'est, que par sa proximité avec la vie pauvre et faible. L'idiot de Nazareth le savait bien, juché sur un ânon aux portes de Jérusalem, sacré roi par la foule, quelques temps avant d'être mis à mort par elle : la vérité n'est jamais si grande que dans l'humiliation de celui qui l'annonce."

Le très-bas - Christian Bobin

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03 février 2014

Albert...

Ben voilà.

Ca fait quand même un bail que j'ai pas écrit ici, moi.

Comme toujours, lorsque je cherche un peu d'inspiration, je me dis que ce serait bien de vous écrire un petit truc autour d'un bidule artistique ou d'une bizarrerie architecturale. Un machin en histouère.

Sauf que bon, ça venait pas.

Et quand ça veut pas, ça veut pas.

Y'à des jours, l'idée est là, mais les mots sortent pas des doigts.

*

Dans ces cas là, je laisse passer. A pas peur, ça va revenir.

Ah ! Et tient, aujourd'hui, c'est revenu !

Et alors, et alors, Tu nous présentes quoi là, dis, dame Nain ?

Une thèse hagiographique autour de Charlotte Perriand et son célèbre pouf qui pète ?

Un mémoire sur l'art inuit au regard des motifs sur anoraks des coureurs de la Vasaloppet ?

Un résumé freudien sur le denim et l'art en salopette ?

Ben non, je voulais juste vous présenter Albert.

Chien à moumoute

Ouais, Albert.

C'est comme Edouard, j'ai pas pu passer à travers.

Je sais pas, un petit côté ABBA.

On dirait une photo de l'oncle Robert (celui qu'on appelait Bob) dans les années 1970. Quand il travaillait chez Schneider.

Ou Thérèse Patouillard. La dame qui tenait la boutique de gaines et lingerie, place Jean-Jaurès. Une bombe cette Thérèse.

Ou ma prof d'Allemand...

Bon, ok. J'ai juste pouffé.

Et je pouffe encore :0)

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20 janvier 2014

Gargouillis ?

Ce soir, je me suis inscite sur un nouveau blog...

Hop, hop, hop, ni une ni deux, je m'abonne, remplis le formulaire.

Et, que lis-je ?

Ohhh ! Que voilà un joli mot !

Lorsqu'internet a des gargouillis, voilà ce qui arrive au bout du tuyau !

Prooths

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15 janvier 2014

De Stendhal au caveau, tout est beau

Pour tout vous dire, Michel-Ange, "j'y suis bien sujette". A savoir, pour ceux qui ne pratiquent pas le lyonno-stéphanois, j'aime bien.

Michelangelo, study for the head of Leda - 1529

Enfin, même plus que ça, dit la fille qui s'est fait un petit syndrome de Stendhal devant sa "tête idéale".

Un syndrome de Stendhal ?

J'explique.

C'était un jour de semaine à Paris, un chouille désoeuvré. Et que fais l'historienne d'art désoeuvrée quand elle se désoeuvre ? Ben, elle va au Louvre, histoire de regarder deux ou trois trucs pendus sur les murs. Ça détend.

Bon, là, y'avait une expo sur "les dessins de Michel-Ange". Ok, sur Mimi, tu sais tout, on t'as suffisamment rabâché des trucs sur le bonhomme, t'y vas juste "histoire de", pour voir.

Et c'est là que Stendhal arrive.

Mais alors, alors, le syndrome de Stendhal, c'est quoi ?

Ben généralement, ça touche des gens peu éduqués, un peu éloignés, ceux qui n'ont pas l'habitude de naviguer dans le classique, le beau, l'oeuvre d'art.

Je vois vos regards interloqués. Mais par chez nous, levez les yeux, regardez, l'architecture, le paysage, les châteaux, les jardins, les tableaux, vous vivez dans le beau ! On dirait pas, mais au fin fond du Névada, ben tout ça, ils l'ont pas.

Bon, vous me direz, Stendhal, il était bien de chez nous, et éduqué, et ça l'a pas empêché de se taper son beau syndrome non plus hein... Moi non plus d'ailleurs.

Bref, prenez une américain ou un monsieur jamais sorti de chez lui, et qui n'a pas la tévé, flanquez-le pour de vrai devant la Joconde, la cathédrale de Milan ou le Colisée, et paf ! Il pète un boulon.

Après, ça se traduit en fonction de la personnalité de chacun. Y'en a qui veulent détruire l'oeuvre en question, et d'autres qui aimeraient bien l'emmener à la maison.

Moi j'ai fait la version "maison". A savoir que quand je suis arrivée devant la tête idéale, j'ai juste eu envie de trucider les deux italiennes qui étaient déjà postée devant.

Michelangelo Buonarroti - Testa ideale

Je la voulais pour moi cette tête là. Et la première pensée qui est venue après fut "si ils l'a vendent, je l'achète".

Mais oui, mais oui... Et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier "halu"...

Bon, après, la raison l'emportant -j'allais quand même pas partir avec ma tête sous le bras- , je repris la mienne, et me mis en quête d'une carte postale de ce magnifique dessin.

Que nenni !

Rhhaa, frustration extrême.  Non, mais allo quoi, au Louvre, y'a même pas une carte pour moi !

J'ai cherché hein. Je l'ai eu. Mais bien des années plus tard.

Maintenant, elle est au-dessus de mon bureau.

Et elle est à moi, là là là...

Bon, et sinon, pourquoi donc vous parlais-je de Mimi l'Ange ?

Ben parce qu'aujourd'hui, j'ai encore appris un truc.

On repart pour de l'histouère ?

On est au début du XVIe siècle. A Florence. En Italie.

Mimi, à l'époque, c'est juste une star. A 15 ans, il a fait "la vierge à l'escalier.

Michel Ange Vierge escalier

A 17, "la bataille des centaures".

Michel-Ange, la bataille des centaures

Et à 21, il tombe devant un bloc de marbre oublié par des potes sculpteurs, il prend un ciseau, et hop, il commence son "David".

Michelangelos_David

En 1527, Florence chasse les Médicis. Oust, aller, hop, allez voir ailleurs si ont y est. On en a des frissons a posteriori, parce que sans les Médicis, à Florence, on aurait loupé des trucs quand même...

Bon, les Médicis, vu que ça leur reste en travers, ils s'allient avec les Espagnols, et ni une ni deux, ils reprennent la ville en 1529.

Pour les florentins, c'est pas la joie. Ils ont fortifié, ils ont guerroyé, et ils n'ont plus rien à se mettre sous la dent ; et en plus, la peste traîne par là. Pas de bol.

Et notre Mimi, y fait quoi là dedans ? Et ben il a la pétoche. Vu qu'il avait un chouille milité contre les Médicis, il se sent pas trop à l'aise. Si on ajoute la faim et l'autre pestouille, c'était pas terrible.

Que faire ?

Bon, c'est un génie, faut pas l'oublier. Il cogite un peu, et il se dit que si y'a UN endroit où se cacher, c'est là où on irait pas le chercher. A savoir dans une cave de la sacristie Neuve de la basilique San Lorenzo. Celle des Medicis, si, si. Finaud le bestiau.

Aller, hop ! Au trou !

Bon, c'est pas dit qu'il sortait pas la nuit, histoire d'aller chercher 2 ou 3 trucs à manger, et quelques bouts de chandelle à brûler.

Et sinon, histoire de passer le temps, il gribouille sur les murs.

Michel-Ange cave

Oh, des trucs de rien, hein. Des bouts d'antique, des morceaux de statues à faire, des machins griffonnés de tête...

Michel-Ange, cave 3

Après, les Médicis, pas chiens, ils sont partis à sa recherche. Trop content de sortir de son antre, Mimi réapparaît, et Clément VII passe l'éponge.

Michel-Ange, cave 2

Et à propos d'éponge, dans la cave, on fait un peu de propre, on badigeonne, et on oublie.

Par la suite, on y entrepose du charbon, et tempus fugit.

Après, on arrive dans le fameux principe de précaution à la con. Celui qui fait dire à de charmants édiles sécuritaires que décidément, non, non, une cathédrale sans sortie de secours, ça se fait pas, et que de toutes façons, d'après nos calculs, elle aurait du tomber y'à longtemps, la pauvre cathédrale en question. C'est comme les ascenseurs dans les tours médiévales cette histoire là ; disons qu'entre précaution et histoire, y'à juste parfois collusion stupidatoire.

Bref.

En 1975, fallait faire une sortie de secours à la bibliothèque de la chapelle. O-bli-gé.On va gratouiller dans la cave, et sous le charbon, ohhh, qu'est qu'on trouve ?

Les gribouillis de Mimi.

Bon, après, les spéciologues se sont battus. Mimi or not Mimi ? That was the question... On a même appelé les experts à Mi-à-Mi pour essayer de trouver les empreintes digitales de l'angélique sculpteur.

Ben oui, figurez vous qu'on les a, il les a laissé traîner sur un bout d'argile...

Les empreintes, ça rien donné, mais après presque 40 ans, on en est sûr, Michel-Ange a bien oeuvré là...

Et on est bien content ma fois.

File:Andr37.jpg

Alors, on peut pas la voir, hein, interdit. Trop fragile. Mais on va en faire une autre à côté, une fausse, histoire de se faire des syndromes stendhaliens en copier-coller.

Je sais pas si ça aura le même chien, ou le même collier...

Posté par nain_de_jardin à 22:44 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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08 janvier 2014

Et Léonard devint scie

Et si on revenait à nos moutons ?

Ben oui, tient, ça fait longtemps que je n'avais pas remis les doigts dans ma boite à suggestions...

Mais si, rappelez-vous, ces thèmes que vous m'avez donnés, histoire de faire glisser encore et encore mes doigts sur le clavier.

Alors, autre temps, autre lieu, autre thème, autres phonèmes

Une proposition Eclectique sous forme d'un défi technique : "Récup et transformation : comme une  maladie !!".

Faut dire que la belle emballe. Tout y passe ! Des troncs aux vélos enrubannés, des panneaux de signalisation aux barrières de sécurité rien n'échappe à son cavalier crochet.

Alors, alors, vu que ce qui me vient en tête là, tout de suite, comme ça c'est : "je suis malaaadeee, complètement malaaadeee", on va quand même éviter boutons et pustules.

Et partir plutôt du côté de l'art en capsules.

Côté bouteilles, j'avais déjà évoqué le côté théo-écologie des fondus du bouchon. Des moines à vocation alcoolique, qui, à défaut de boissons euphoriques, ont fait de la consommation de leurs ouailles un bien beau portail...

Temple en bouteilles plastique 3.jpgDe la récup.

bottle wat-larn-kuad-beer-bottle

C'est beau hein ?

bottle -Wat-Pa-Maha-Chedi-Kaew

On se croirait dans "l'odeur de la papaye verte"... Si vous ne l'avez point vu, essayez de le trouver, c'était une petite merveille ce film là...

bottle_temple_4

 Cela dit, l'idée n'est pas neuve, certains l'avait déjà testée, qui par récession, voire prohibition, d'autres par défi ou écologie.

bottles

 Ouais, parce que c'est juste top côté isolation ce truc là. Les électriciens ne me démentiront pas...

Bon, et sinon, la récup, vous l'avez bien compris, chez moi, c'est aussi une maladie. Limite (quoique) si je ne fais pas les poubelles parfois.

Une vraie patère, comme autrefois.

Un quoi ?

Un patère.

Ok, ok, j'ai pas trouvé la définition sur le net, alors je vous en fais une en direct.

Le patère, c'était le monsieur qui passait dans les rues quand j'étais petite, et qui criait "patttttèèèère" pour annoncer son passage. Les gens lui fourguaient leurs peaux de lapin, et les vieux machins qu'ils voulaient jeter. Un ferrailleur/tanneur quoi. Ou une décheterie ambulante. Au choix.

Un petit métier. Une chouette idée.

Bon, du coup, tant qu'à être dans la peau de lapin, et le crochet urbain :

urbanthreads

Et hop !

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03 janvier 2014

Bonnannée

Alors, ces voeux, ces voeux, on fait quoi ?

Bon, j'aime bien la version classique, toute jolie, avec des petits mots gentils. C'est celle qui permet d'exprimer ce que l'on a parfois, par pudeur, plus de mal à dire ailleurs.

Et puis il y a la version nain... Vue du haut du frigo, ou du fond du bassin. L'effet Matrix du voeux. Entre histouère et polésie, poilade et fantaisie.

On ne se refait pas hein...

En 2012, on pouvait faire rimer la chose avec de multiples petits trucs rigolos : blouse, loose (in angliche), bouse ou Toulouse...

Blouse

Un petit côté mère Deschiens non ?

Pour 2013, on était encore à l'aise Blaise, avec ou sans L... Voire aux fraises avec des punaises, à la poulette basquaise.

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Celle là, de fraise, vous y croyez vous, c'est la "triomphe de Hollande", si, si. Peut-être faudrait-il en planter dans les jardins de l'Elysée...)

Mais 2014, alors là, je vois pas. Internet non plus d'ailleurs (dingue, y'a même des pages sur "les mots finissant par")...

Enfin si, je vois très bien, plongée que je suis dans l'univers louis-quatorzien des jardins.

Alors on va dire ça, 2014, je vous la souhaite à la Louis XIV !

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Solaire, grande en siècle, hortiésienne et triomphante.

Bonnannée !

*

Ah, sinon, au fait : merci d'être là...

Et pour ça, chapeau bas !

Mes révérences les plus profondes vous accompagnent...

Et mes voeux aussi.

Posté par nain_de_jardin à 16:31 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
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