*** Nain.de.Jardin ***

24 février 2015

Prendre le clavier comme on prend la plume, pour exorciser, sortir les mots, sortir les maux.

Sentir qu'il y a des choses plus haute que soi, que la vibration du monde doit être rétablie, que la matrice doit être réparée. Qu'il faut agir vite, pour la vie, pour le sens, pour rétablir la lumière.

Sortir, vite, s'enfuir, courrir, prendre l'essentiel avec soi, et partir au loin, expliquer que c'est pour son bien. Arrêter de le voir souffrir.

Qui sauve une vie sauve le monde...

Et bien voilà, moi, ce soir, j'ai pris la décision de sauver une petite partie du monde.

Parce que je me dis que peut-être qu'un jour, cette partie là du monde sauvera le monde à son tour. Parce qu'on l'a sauvé lui.

Ma petite particule élémentaire. Mon coeur doux.

Petit bout de mon âme.

Il faut savoir se battre pour ses enfants.

Et croyez moi, à ce jeu là, je suis prête au combat.

Kelety

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21 février 2015

Eteins-moi ça !

Ohhh, là là, je crois que je suis sévèrement atteinte...

Mes nuits hantées par le XIVe siècle ayant besoin d'un peu de fraîcheur, je teste depuis quelques jours l'association travail /télévision. A savoir, sur l'écran de mon téléphone, autrement dit un machin minimaliste, l'écoute plus que la vue de trucs télévisuels plus débiles les uns que les autres, doublée, côté clavier d'ordi, d'une rédaction fébrile sur les fontaines, puits, tonnelles, treilles et autres joyeusetés jardinesques.

Le cocktail est assez rafraîchissant, d'autant plus qu'il est nocturne.

Parce que la télé de jour, j'ai eu connu, mais là, vu que je la fréquente plus depuis des années, je ne saurai plus quoi en dire.

Je présuppose donc, dans ma logique mémère2.0, que les programmes nocturnes sont nettement plus crétins que les diurnes. A savoir, que comme normalement, la nuit, les gens dorment, et bien c'est à ce moment là qu'on case les machins les plus idiots.

Lorsque mes enfants étaient tout tout petits, et dotés d'estomac régurgitateurs nécessitant la mise en place de plages horaires genre 3/8 pour avaler la moitié d'un bib, je me tapais l'intégralité de "chasse, pêche et tradition", ou un truc du genre au milieu de la nuit, grâce auquel j'ai appris moult trucs sur la vie des mouches ou autres savoirs sur les nageoires caudales des dauphins.

J'en ai limite la larme à l'oeil lorsque je me repasse le générique...

Bon, je suis pas sûre que l'émission existe encore.

Parce ce que là, ce que je vois/écoute, c'est du lourd, du gratiné, j'en suis parfois toute retournée...

Mes préférés ? Les machins américains improbables.

Par exemple l'émission sur les gens qui achètent des garde-meuble aux enchères, sans savoir ce qu'il y a dedans, et découvrent ensuite leurs butins. De quoi halluciner sur ce que les américains considèrent comme des antiquités. Une table Nikea années 1970 "ohhh, so cuuuute... Je crois que je vais pouvoir la revendre au moins 300$". Mwouiii. Si tu veux mon petit chat... Enfin, moi, j'en voudrai pas. Je dis ça, je dis rien.

Sinon, y'a aussi les américaines qui choisissent leurs robes de mariée. Avec les commentaires des copines, mères et autres êtres bienveillants, point trop sans faut : "non, là, on dirait un chamallow"... Rafraîchissant je vous dis.

Sinon, j'ai vu plusieurs épisodes d'un concours de tatoueurs, genre "secret story", version "je t'écris dessus".

On se demande quand même ce qu'ont dans la tête les cobayes qui se prêtent aux aiguilles des concurrents. J'ai en mémoire un défi de tatouage de pin-up où, franchement, la plus belle avait la tête d'E.T.... Mais bon, là encore, ça doit être une question de point de vue. Il parait que les contrastes étaient bien, alors... Bon, quant à savoir si le cobaye était heureux de repartir avec un E.T. sexy sur le mollet droit, c'est une autre histoire...

Sinon, j'ai vu aussi un épisode de docteur machin. Celui qui résout tout. Bon, ça m'a juste traumatisée, parce que ça parlait de pigeons qui avaient contaminé l'eau d'un policier cultivateur de marihuana (mais où ils vont chercher tout ça ?). Bon, vu que ce genre de truc est écrit par de bonnes âmes moralisatrices, le policier drogué y est passé, paf !

Mais du coup, je flippe, parce que dans ma grande générosité naturaliste, j'abrite depuis quelques jours un couple de pigeons qui a décidé de faire son nid sur mon balcon, à 2 mètres de mon clavier. J'aime bien leurs roucoulades, mais s'ils se mettent à venir contaminer mes pieds de vigne, ça va pas le faire (non, je n'ai pas de cultures illicites sur mon balcon, à part deux pigeons et leur future progéniture).

Bon, sinon, y'a aussi du salace, mais ça lasse. Et puis c'est pas hyper compatible avec les papes. Ok, ok, vous me direz, les pin-up sexy tatouées non plus hein...

Ben voilà, je vous le disais, je crois que je suis un peu atteinte...

Et qu'il va falloir que je finisse viiite ce dossier avant de me transformer en mariée tatouée qui vend sa robe aux enchères à un couple de pigeons énamourés...

Rhhhaaa, mais éteins-moi ça !

MireOrtf2nettoyee

 

 

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14 février 2015

Man/chaud

Aller, hop, vu que c'est les Wacances. Qu'en février, on peut par chez nous tâter de la neige sans aller à l'autre bout de la planète, et ben on va juste se faire une mini thématique tricot chaud.

Bon, sachant que si je sais coudre, côté tricot, je suis une buse.

Du coup, je pourrais pas trop participer hein.

Mais bon, les reines de woolland, les accro du tricot, les filles aux aiguilles...

Ca vous dit une bonne action ?

Un bonnet tricoté, c'est des sous pour les gens qu'en ont pas.

Et on le met où le bonnet ?

Ben sur les jus.

Ok, faut acheter les jus, mais à part ceux avec de la banane (j'aime pas quand y'à de la banane dedans), et ben les autres sont super bons.

 Alors... Tricotons, ou buvons ! Ou les deux.

*

Bon, et puis après les bonnets pour jus, y'a aussi le tricot pour manchots.

Ok, ok, pingouin, mais tricot et manchot, ça rimait bien.

Bon, pour tout vous dire, j'étais un peu partie là-dessus dès le départ. Je les trouvais trop choux moi, ces petits machins.

Pingouins-Australie

Et puis après, et ben j'ai vu que c'était pas pour rien ! Pas juste histoire de ricaner sur le pingouin.

Si y'a des dames qui leurs font des petits paletots à ces choupi manchots, et ben c'est pour les sauver.

Parce que les machins guillerets (enfin les peluches, on pouvait pas trop leur demander de poser non plus) qu'on voit sur la photo avec leurs petits manteaux, avant, ils avaient pris un bain de pétrole généreusement lâché par moult bateaux en mal de nettoyage ou autre dégazage.

Du coup, ces pauvres pingouins, on est obligé de leur faire prendre un bain.

Un chouille agressif, le bain. Genre dépolluant quoi.

Et après le shampoing, ben...

1. y z'on froid

2. y sont encore plein de produits pas super top à ingurgiter

Alors, hop, après le bain, en pyjama !

Comme ça, ils ont plus froid, et ils se nettoient pas.

Sioux non ?

C'est un papy australien qui a eu l'idée.

*

Et si on leur refilait AUSSI les bonnets ?

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06 février 2015

13 et des brouettes

C'est qui qui a bossé toute la journée sur la planche "1345" (elle est importante la planche 1345...) et qui, énervée parce que le correcteur d'orthographe s'affichait en néerlandais (c'est du latin, crétin !), a cliqué sur "ne pas enregistrer" en partant ?

Et ben c'est moâ !

Ok, ok, je sors, je sors...

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T'ain... La boulette...

 

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04 février 2015

Sens 2, le retour...

Bon, ok, ça fait un peu monomaniaque, mais j'avais envie de continuer sur le sens...

"Aller dans le bon sens", avoir du bon sens".

Mais c'est quoi le bon sens ?

Leszek Bujnowski 1

Bon, je vais pas créer de querelles de clocher. A mon sens, le bon sens, c'est censé. Ça veut dire quelque chose, c'est logique. Ça ne se discute pas. C'est comme ça. On va pas mettre le bonnet en bas et les chaussettes en haut.

Ok pour ça.

Mais si on débroussaille la généralité, si on spécifie le sujet ?

Hum..., tient, l'éducation...

Ahhh, je te vois venir ! On repart vers le GIGN ?

Pas forcément, quoique...

Qu'est ce que le bon sens, pour moi, historienne, archéologue, restauratrice, prof de fac, créatrice, brocanteuse ?

Leszek Bujnowski 5

Pendant longtemps, pendant mes cours, j'ai présenté mon métier comme une sorte de but. J'avais envie de partager mon expérience, de donner envie à mes étudiants de se diriger vers le domaine qui me passionne. Les jardins, du passé au présent, de l'histoire à l'écologie, de la lecture à l'écriture...

Et puis cette année, j'ai changé.

Parce qu'en définitive, je me suis rendue compte que cet enseignement comportait une certaine cruauté.

Leszek Bujnowski 7

Cruauté ?

Oui.

Avais-je le droit d'orienter mes étudiants, même avec la plus grande passion du monde, vers un domaine où actuellement, il n'y a quasiment pas de débouchées professionnelles ? Avais je le droit d'utiliser ma passion pour les guider vers un avenir pour l'instant inexistant ?

Parce que c'est bien beau d'avoir inventé mon métier, mais pour le transmettre, il faut qu'il y ait quelques places derrière.

Et pour l'instant, les places, on voit pas bien. Contexte économique, nouveauté du sujet, nécessité de l'expérience, ... On est encore dans l'expérimental. Point encore de labo dédié, de structures administrées, juste moi qui débroussaille.

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Alors à quoi bon donner envie si je ne peux fournir la machette et le sécateur ? Satisfaire la soif ?

Premier point.

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Le second est celui qui m'a le plus fait réfléchir.

C'était celui du parcours.

J'ai coutume de dire que pour créer mon métier, j'ai pris un grand sac, j'ai mis tout ce que je savais faire dedans et j'ai secoué bien fort.

Les choses n'ont pas été linéaires et ne le sont toujours pas, loin de là. Elles se sont formées au fil des rencontres, des amitiés, des passions. Avec une absence totale de carriérisme. Et heureusement.

Pas de ligne droite, des courbes, des pleins, des déliés. Juste la passion en toile de fond.

Qu'étais-je alors en droit d'enseigner ?

Leszek Bujnowski 3

La réponse s'est imposée d'elle-même : la curiosité.

L'idée n'étant pas tant de guider mes étudiants vers une profession. Mais plutôt de mettre ma curiosité au service de leurs talents.

En quoi, moi, passeuse d'(H)istoire(s), pouvais-je les aider à non pas trouver le bon sens, mais leur sens ?

Leur montrer qu'on peut faire quelque chose de sa vie, de ses envies en utilisant ce qu'ils ont en eux-mêmes.

Que le Beau qui dirige leurs études peut aussi faire partie de leur vie.

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Et bien ce fut jubilatoire cette histoire...

Avec un vrai plaisir, celui d'aider. De guider. Ne plus être Dominus. Devenir Magister.

Goethe a dit : "tout ce que tu peux faire, ou rêves de faire, entreprends-le. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie."

Ben voilà, moi je crois que je suis devenue prof de magie.

Et Dieu que c'est bon...

Leszek Bujnowski 4

 

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02 février 2015

En quête de cens

Cens ? T'aurais pas  fait une énorme faute là ? Cens, madame, ça prend un S, pas un C.

Ben si, ça peut prendre un C et un S, les deux mon capitaine !

Bon, pour tout vous dire, ce titre m'est venu la semaine dernière, alors que j'avais l'humeur un chouille en berne. Un truc de marmots. Les petits, ça cause parfois des soucis. Rien de dramatique non plus, mais juste l'envie de dézinguer l'Education Nationale...

Bon, avec des termes comme ça, je vais me faire repérer aussi sec. D'ici à ce que je trouve un monsieur du GIGN sur mon paillasson demain dès l'aube...

Enfin, si il ressemble à un beau pompier, ou à un surfer à planche médiévale, je veux bien causer un peu, juste le temps qu'il me mette les menottes.

Sauf que ça a une cagoule non, un monsieur du GIGN ?

Bon, alors, à l'extrème rigueur, un beau regard bleu acier sous le bonnet... "elle a les yeux revolver, elle  le regard qui ...". Non, je vais pas aller plus loin, je risque définitivement de passer de Cens à censure...

Mais revenons au Sens/Cens

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un bout de lecture de l'excellent article d'Idriss J. Aberkanne : "Les neurosciences au service de l'apprentissage" (Le Point n°2211).

Ouais, je sais, j'aime les jardins ET les neurosciences ET plein d'autres trucs, c'est comme ça.

Alors, reprenons : un premier petit extrait, juste parce que j'ai biché : "Les calculateurs prodiges comme les hypermnésiques sont très intéressants en neuro-ergonomie, car, tels Le Nôtre ou Lesseps, ils se font dans le cerveau une sorte de jardin à la française en creusant par exemple un nouveau canal pour faire passer l'eau là où il n'était pas prévu qu'elle passât."

Rhaa, j'adore l'idée de Le Nôtre en train de creuser ses sillons internes...

Reprenons :

"l'école est obligatoire, les lits qu'elle creuse [dans le cerveau] nous sont rigoureusement imposés. Il est donc primordial qu'elle mesure sa responsabilité, qui va au-delà de l'acquisition des compétences. Son conditionnement (la note, la peur, la répétition, l'individualisme, etc.) n'est pas anodin pour notre cerveau. Le psychologue Sam Glucksberg, professeur à Princeton, démontre en 1962 l'existence de l'"effet de surjustification" : la récompense peut réduire les performances. C'est l'avis de sir Ken Robinson, expert reconnu en éducation, dont la conférence intitulée "l'école tue la créativité" connait un immense succès. Notre système éducatif ayant été conçu sans rien connaître du cerveau, nous observons aujourd'hui, sans surprise, que son ergonomie est minimale... (...).

Nous le savons depuis Montaigne, "l'enfant n'est pas un vase qu'on remplit, mais un feu qu'on allume". Si le professeur est seulement un distributeur de connaissances, il n'ira pas loin au XXIe siècle : un distributeur, ça s'automatise. Mais s'il est un catalyseur, un chef étoilé du savoir, son avenir est assuré. Mieux, il prendra du plaisir à donner de l'appétit à ses élèves, tout comme eux à déguster le savoir."

Bon, pour résumer, autant vous dire qu'ici, si j'ai l'humeur morose, c'est parce que côté éduc nat, on est plutôt cantine que chef étoilé. Et que côté feu allumé, moi, "la mère" (responsable de tous les maux des enfants, c'est bien connu) j'ai plutôt face à moi la version pompier versus GIGN. A savoir, "on éteint le feu, et si ça continue, on emprisonne". On pourrait même ajouter à ce charmant portrait un certain côté "j'adore les tiroirs et les étiquettes".

C'est tellement pratique une étiquette. Aller hop ! Classifié, reconnu, identifié.

Suivant !

Bref.

Passons.

*

Et les Cens ? Ah ben oui, tient, j'allais oublier... Ben le cens, c'est une redevance, un impôt quoi. Et dans le cas qui me préoccupe en histoire depuis quelques jours, c'est plus exactement : "La censive, ou terre censale, est un fonds qu'un seigneur de fief a concédé contre le paiement perpétuel d'un cens. Il en a vendu la propriété utile (dominium utile), propriété qui pourra passer aux héritiers qui, à leur tour, et solidairement, devront continuer à payer le cens. Le censitaire, celui qui tient le fonds à cens, est responsable de cette terre et propriétaire de sa production. Le seigneur censier, celui qui a droit de lever les cens, conserve la directicité, la propriété éminente (dominium directum)."

Ok, ok, j'arrête :0)

Cens, Sens, Censure, Sans Sûre, va falloir, dans tous les cas, que j'assure...

*

Bon, et puis parce qu'il ne faut jamais perdre le vrai sens, celui de la Vie, un peu de poésie, jamais ne nuit :

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie,

Et sans dire un mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,

Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre,

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles,

Travesties par des gueux pour exciter les sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,

Sans mentir toi même d’un mot,

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi,

Si tu sais méditer, observer et connaître

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser jamais ton rêve être ton Maître,

Penser sans n’être qu‘un penseur,

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant,

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête,

Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Ne seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils !  

 

Rudyard Kipling

 

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28 janvier 2015

Surf

Aller, hop, histoire de passer à autre chose, on va se la jouer Beach Boys.

Imaginer de beaux surfers sur les plages du Pacifique.

La peau tannée, salée d'embrunts, les cheveux au vent.

La combi roulée sur des hanches athlétiques.

Et l'oeil bleu de la jeunesse en printemps...

Bon, derrière, y'à aussi la camionnette qui sent les pieds garée au bord de la plage, le sac de couchage en tire-bouchon, la boite de raviolis du soir et la vache qui rit en dessert... Moins fun.

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Mais si on ajoute aux bestiaux des planches aussi belles...

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Alors, ma fois, on prend le tout, le surfeur, la camionette et les vagues en encorbelles.

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Et roule, ma poule !

*

Bon, y'a la version skate aussi, mais côté appareil dentaire et boutons, j'ai déjà donné, merci, je laisse ma place !

Et quant aux autres motifs disponibles... On va dire que là-dessus, à chacun sa liberté d'expression hein ! :0)

 

 

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19 janvier 2015

J'écrirai ton nom...

Bon, mes petits chats, je sens que ça va devenir chaud cette histoire là...

Le truc de le "liberté d'expression".

Voilà, voilà...

Alors, en gros, si je résume aujourd'hui (demain, je pense que ça va encore changer), pas de soucis pour mettre toutes les religions dans le même sac de la dérision, mais ouh là, faut pas toucher aux ministres, attention !

Ah bon ?

Ah non, attend, y'à des trucs sacrés, faut pas tout mettre dans le même panier quand même...

Alors moi, je propose qu'on aille photographier toutes les salles de garde de France et de Navarre. Histoire de faire des histoires. M'est avis qu'on va y trouver de quoi alimenter l'actualité, pourtant bien chargée en grossièretés.

Et puis les graffiti médiévaux de certains de certains châteaux, tient, aller, hop ! Sous le badigeon !

Et puis certaines sculptures pas regardables. A l'époque médiévale, ils étaient quand même un peu grivois non ? Et à la Renaissance ? Rhaaa, cette exultation des corps, mais ça va pas non ?

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Bon sang, mais cachez moi cette coquille Saint-Jacques ! Pour un peu que ça vexerait le ministre de la mer...

Et les gros kiki de la tapisserie de Bayeux ? Zou ! Un coup de ciseaux peureux. Il doit bien y avoir un ministre qui vient de Normandie que ça vexerait, ces kikis...

Bon, moi les médecins, je leur dois la vie. Au propre, et au figuré. Alors qu'ils aient besoin de se défouler un peu, ça ne me vexe pas. Que la confrontation quotidienne qu'ils ont avec la misère, la mort, la peur et l'angoisse les mène parfois dans le grivois, et ben ça me fait ni chaud ni froid. Que ce défouloir estudiantin leur permette de relativiser le quotidien, et bien c'est tant mieux pour ces médecins.

Là.

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Bon, et puis on va dire qu'on va revenir un peu dans la légèreté hein ?

Si ça vexe pas un ministre qui passe par là...

 

 

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18 janvier 2015

La part du rêve...

Ben oui, tient, à ce propos, parlons-en du rêve...

Parce qu'on se dit que tout ça, c'est peut-être juste, tout juste une question onirique...

Si j'arrivais  là, toute fraîche débarquée de ma soucoupe en provenance de ZW3, avec mon oeil d'extraterrestre dans une petite ou grande ville de France, quelle image j'aurai des autochtones et de leurs parts de rêves ?

Avoir le dernier écran plat double crunch pour jouer à la playstation ?

Acheter la dernière bagnole triple puissance à toit panoramique et double potdech ?

Pouvoir me vautrer dans un canapé bovin quadruple peau made in Nikéasuédois en regardant ma chaîne hifi Mp3 ?

Wouah !

Y'aurai pas une petite confusion entre l'être et l'avoir là ?

Moi, y'à un truc que j'adore, hérité de l'été de mes douze ans. C'était dans la "petite maison dans la prairie". Pas le feuilleton, non, les douze mille tomes de bouquins à jolis dessins. L'histoire d'une famille sans rien, qui débarque dans un nouveau pays d'indiens. Battus par les vents, fouettés par les hauts herbes. Juste le ciel en guise d'art visuel.

Cette phrase, c'était "si les riches ont de la glace en été, les pauvres en ont en hiver."

Pas faux.

Parce que c'est quoi en définitive la démocratie ? C'est pouvoir faire en sorte que l'ensemble des habitants de la planète puisse avoir le dernier écran plat ? Avoir tous accès au télé-achat ?

Ca fait peur en fait la démocratie. Qu'est-ce qu'il se dit un dirigeant démocrate ? Que si il veut la paix, il faut réguler tout ça, normaliser, cadrer. Quitte à laisser penser que le rêve est commun ?

Mais à force de cadrer, à force de contenir, de donner aux gens à penser...

Et bien le rêve, il est peut-être commun, mais au combien lointain... Quitte à en devenir cruel.

Et en définitive, pousser à la cruauté.

*

Et si la démocratie, c'était juste permettre aux gens de découvrir, par eux même, leur part de rêve ?

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Pas un rêve fabriqué. Pas un rêve télévisuel automatisé. Non, juste un rêve humanisé.

Autoriser les gens à découvrir leurs talents.

Épanouir les regards et les âmes.

Avoir une éducation positive, créative. Découvrir le sens profond. Tournée vers la réalité de la vie.

Des ciels d'été, au mordant de l'hiver. Ouverte à l'harmonie, à la beauté, au bleu, au vert. A la glace en été, ou en hiver.

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Aux rires, à la joie. A ce qui est LA. Présent, en nous.

En nous tous.

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Nous permettre d'être Humains, tout simplement...

 

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15 janvier 2015

Mémère 2.0

Alors...

Je ne vais pas faire le résumé de tout ce qui s'est passé depuis une semaine, vous ne le savez que trop bien.

J'ai tilté sur beaucoup de choses à ce propos, me suis posée plein de questions, ai répondu à certaines, lu tant et plus sur tous les sujets les plus noirs et les plus affreux possibles et imaginables. Observé l'espèce de marasme fixatoire que la chose avait crée. Et avant tout, essayé de prendre si ce n'est du recul, du moins de la distance, voire de la hauteur. C'était pas gagné.

Avec, parmi moult lectures, celle d'une dame demandant comme une suplique à ce que toutes les mamans et grand-mères aillent acheter avec leurs enfants et petits-enfants le journal tant cité mercredi dernier.

Bon, pour tout vous dire, et ça remonte loin, le journal en question, ou un de ses avatars, je l'avais lu il doit y avoir à peu près 30 ans. J'avais ouvert, puis refermé. Et décidé que ce n'était pas ma tasse de thé.

Que cela puisse être celle de certains ne m'a pas posé plus de problème que cela depuis. Chacun son truc.

Mais bon, du coup, histoire de ne pas rester en reste, 30 ans après, ce matin, j'ai à nouveau ouvert la chose... La couverture, pas de problème, j'avais déjà vu. Bon.

Mais en fait, et ben, à 'intérieur, j'ai pas pu dépasser le deuxième dessin. Après, j'ai refermé.

Je crois qu'il faut que j'assume. Et que je me fasse à l'idée qu'en plus de mon logiciel Bisounours 1.5, j'ai bel et bien, en guise de système d'exploitation, la version primitive de Mémère 2.0.

Et comme pour l'instant, je reste un chouille concernée par les lectures des mes loupots.

Et ben y'aura pas d'histoire du soir version Charlie Hebdo.

Histoire que l'innocence propre à leurs yeux d'enfant reste encore encrée un petit moment.

*

Point d'absence de compassion sur la situation, bien au contraire. Point de jugement non plus, chacun son bol d'air.

On va juste dire que ma liberté à moi va vers le beau, le jubilatoire en communion vibratoire et la puissance des mots.

Pour le reste, je suis et je reste, je crois, Mémère 2.0...

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10 janvier 2015

Axe de vue

Bon, mes petits chats, on en est où ?

Parce que bon, c'est pas tout, mais faut sortir un peu la tête du trou.

Le désespoir, c'est pas une fin en soi, et en plus, c'est carrément le plus nul des moteurs.

Le plus efficace aussi...

Z'avez remarqué comme la peur est efficace ? Deux coups de cuillère à pot, et hop ! On y est, au fond du pot.

Le pire, c'est que ça s'auto-nourrit cette histoire là.

*

Alors que l'espoir, l'espérance, là, c'est un autre truc.

Ca se gagne ce machin là. Un genre presque inaccessible. Si proche et pourtant si lointain.

Pourtant ça tient à peu de choses, un sourire, une main tendue, un petit mot.

Juste l'envie d'avoir le coeur heureux. Sauf que quand on à le coeur en berne, ben, le sourire, on le voit pas forcément.

Pourtant, pour le voir, ce petit bout d'espoir, y'à un truc très simple.

Pas le pain, ni les jeux, ça c'est une invention genre brouillard ou fumée, c'est fumeux.

Non, le truc, c'est l'axe de vue.

Ahhh, l'axe de vue...

Quand on est plongé dans les soucis, en gros, l'axe de vue, c'est noir.

Alors oui, y'en a qui vont parler du bout du tunnel, de la lumière qu'on est sensé voir après avoir fait un looong, looong chemin.

Bon.

Sauf que l'axe de vue, c'est pas pareil.

Vous vous souvenez du film "Matrix" ?

Dans Matrix, pour tourner les scènes où le personnage bouge alors que tout est statique autour de lui, on utilise 120 appareils photos. On les dispose autour du personnage, en rond ou en spirale. Et on combine les images. Ca donne cet effet très particulier d'une scène à la limite du quantique, à la fois mobile et immobile.

In english, on appelle ça le "bullet time". Un terme de circonstances, oui, je sais, malheureusement...

Et l'espoir, et ben, c'est pareil.

Quand la situation ne bouge pas, quand la vie est figée par la peur, et bien rien de tel qu'un changement d'appareil photo, d'axe de vue.

Pourquoi attendre le bout du tunnel, alors que ça se peut, y'à une porte sur le côté ?

Pour ça, faut juste savoir regarder.

Juste apprendre à prendre le temps, s'arrêter. Se poser, tourner autour du pot.

Pour voir là où l'on ne voyait pas, trouver finalement la ressource qui va remettre le moteur en marche, déclencher l'étincelle.

Et repartir...

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04 janvier 2015

J'ai 115 ans, le retour

Ohhh, regardez, ça continue !

Vous me direz, quoi que de plus normal, et ça va pas aller en s'améliorant cette histoire, puisque d'après la Poste, qui a vendu mon adresse mail à tous les commerciaux de produits spécials vieux, je suis censée avoir fêté mes 115 ans le 1er janvier denier ! YES !

Quelle longévité, je me surprends moi-même...

Notez bien que j'ai 115 ans et une salle de bain hypra design, genre j'ai tout fait refaire pour mes 100 ans. Fallais fêter ça.

Et que comme je reste la reine du bricolage, j'ai monté ma nouvelle douche touuuute seule, si, si... J'ai même mis ma baignoire sur le monte-escalier stannamachin pour la descendre vers mon 38 tonnes, loué un kit de soudage pour rabouter les tuyaux, parce qu'y faut bien, sinon, ça marche pas, c'est juste de la déco. Porté la baignoire à la déchetterie (ok, je reste un peu écolo hein...), revenue chez moi.

Et pris une douche.

Et le tout en 1 jour...

La création, à côté, c'est un bain de pieds.

Ahhh, que voilà une belle manière de commencer l'année !

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30 décembre 2014

Bonana !

Alors mes petits chats, on se souhaite quoi ?

D'oublier la morosité...

pyramid-of-skulls classical-paintings-art-history-star-wars-david-hamilton-13

Paul Cézanne, Pyramide de cranes, vers 1901.

De rester combatifs...

Johannes_Vermeer_(1632-1675)_-_The_Girl_With_The_Pearl_Earring_(1665) Girl-with-th-E11-Blaster__880

Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle, vers 1665.

De voir le monde en merveille...

femme-à-lombrelle-Camille-et-Jean-Monet-1875-1 classical-paintings-art-history-star-wars-david-hamilton-8

Claude Monet, La promenade, 1875.

Et de garder la tête dans les étoiles !

1920px-Starry_Night_Over_the_Rhone classical-paintings-art-history-star-wars-david-hamilton-4

Vincent Van Gogh, Nuit étoilée sur le Rhône, 1888.

Ainsi, l'année belle sera !

Pierre-Auguste_Renoir_-_Tête_de_chien  classical-paintings-art-history-star-wars-david-hamilton-14

Renoir, Tête de chien, 1870

Que la force soit avec vous !

*

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24 décembre 2014

Tu l'auras voulu...

Bougez avec la Poooste...

Vous vous souvenez de ce slogan ? Jean-Paul Goude en guest star de la fin des années 1980, des postiers complètements allumés...

Ça a inspiré à Dany Boon un joli sketch...

Bon, ben voilà, sinon, j'ai joué, j'ai gagné... Fallait pas.

Voilà ce que c'est de faire de la résistance en mettant dans la case "date de naissance" que je suis née le 1er janvier 1900.

Et bien je vous l'annonce offifciellement, la Poste vient de revendre mon adresse mail !

Si, si... Et même que sur ce coup là, ils sont allés hyper vite.

Naaan...

Des preuves ?

Toute fraîche, toute chaude, la pub reçue à l'instant dans ma boite mail.

Tadaaam !

Image2

Ca y est, je suis bonne pour les baignoires à porte et les montes escaliers Stannaaaah...

Cela dit, c'est intéressant cette histoire, ça va me permettre de faire une petite étude socio-truc sur la manière dont sont perçus les plus de 100 ans dans la pub...

Un machin d'historien ça...

Vous croyez que j'aurai le droit aux dentiers ?

Allez savoir, avec la Poste...

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18 décembre 2014

T'ain, la Poste...

Rhaaa, faut que je me lâche !

J'ai de l'électricité au bout des doigts, la pensée noire et le regard vengeur... Tient, y'aurait un bois à côté à côté de chez moi, j'irai crier dedans ! Mais allo, allo quoi...

Bon, vu que vous êtes en train de me lire, et que je suis devant mon écran, c'est qu'internet et moi, on est juste un peu liés. On s'aime d'amour même. Cette espèce de boite magique et moi, on s'entend comme larron en foire. Pas un jour où je n'y découvre pas un nouveau concept, du design, de l'art, des bouquins... Un puits sans fond. Un rêve de chercheur. Parfois frustrant, mais pas souvent.

A côté de mon ordi, la radio, allumée ou pas. Et puis une pub qui éveille ma curiosité : "des timbres personnalisés". Bon, ça fait un bail que ça existe, mais why not ? Ca pourrait-être sympa cette histoire là. Un total concept pour ma petite boutique en ligne, ouais, tient, pourquoi pas...

Allez zou, je me lance... Site de la poste, hummm... "Envoi plaisir". Ok

Après, faut aller viiiite ! Pas le temps de cliquer sur le carnet de 10 timbres, que me voilà projetée sur les stickers. Non ! Pas les stickers. Les carnets 30 alors  ? Non plus ! T'as la souris bouchée ou quoi ? Les timbres j'ai dis. Je reviens au début de la guirlande défilante, YES ! J'ai choppé le bon truc ... Pfiou.

Après...

Dommage que y'ai pas de petite musique d'ascenseur, parce que 1 minute de chargement entre deux pages, moi qui fuse en bombe sur mon hyper connexion, j'ai plus de patience. Ouais. Aller, on fait défiler amour, gloire et beauté, compassion, pensée positive... Tout y passe en tête.

Et après...

Quoi après ?

Après, tu prends la photo de ton choix, sachant que faut pas pousser mémé dans la boite aux lettres, y'a pas de visuel pour te dire à quoi ça va ressembler cette histoire de carnets. Faut pas croire que le client à un chouille de réflexion non plus hein...

Aller, laisse toi guider.

Une petite inscription sur la photo ? Ok, touche avant pour créer un espace... Et paf ! Firefox dégage.

Mais bien sûr...

On fait celle qui a rien vu, et on demande à restaurer la cession précédente. Ohh, tient, bizarre, ça marche. Le monolithe postal conscent à continuer sans avoir à tout recommencer.

Après l'inscription, choix du fond de la carte. Oui. Et de l'inscription. Touche espace...

Paf ! Firefox re-dégage.

Rhaaa, t'ain, faut que je m'accroche.

Après, j'arrive aux fonds. C'est le cas de le dire. Juste le temps d'enregistrer le panier. Re-dégagement du logiciel. Tout pète. L'ordi, l'écran. Redémarrage forcé, qui à du au passage me squizzer une partie de l'écriture en cours de mon texte fondamental sur le rôle des latrines à Avignon au XIVe siècle... Merci la Poste. !

Courage et détermination, je redémarre la bête, qui au passage me signale que je n'ai plus de firewall, ou qu'autrement dit, que n'importe quel crétin en mal de cheval de Troie peut venir chez moi me piquer mes photos de latrines ou autres joyeusetés jardinières. Bon, on verra ça après. Faites la queue entre temps, y'en aura pour tout le monde.

Je reprends.

Deuxième carnet. Naaaan, je veux pas de stickers !!!! Re-sélection d'une autre image, je serre les fesses, le texte passe. Fond du carnet. Des fleufleurs. En note : penser à dire à la Poste qu'un peu d'imagination ne tue pas, et que toute la France n'est pas forcément enthousiasmée par des images niaises de paquets enrubannés au look Disney. Un peu de chic, que diable !

Bon, on choisit le moins pire.

Enregistrement des coordonnées. Et naaan, je ne veux pas que la Poste sache mon âge. Alors j'ai mis comme date de naissance 1er janvier 1900. Ça vous pose une femme ça non ? Je suis proche du record de Jeanne Calment. On va bien voir avez quel type de pub ils vont envahir ma boite mail après. Faudra pas râler sur les dentiers et autres monte-escaliers, je l'aurai bien cherché...

Làaaa, bouge plus, ça à l'air de marcher. Sachant que j'y suis juste depuis 1/2 heure... Pour deux carnets, on frise le record du monde de la lenteur. A défaut de l'âge...

Aller, zou, on passe à la caisse !

Oui, C'est bon ?

Ben non.

Après avoir planté 4 fois mon ordi, sué sang et eau pour sortir un visuel à peu près correct, et bien autant aller se faire voir chez les grecs...

*

Bon, après avoir écrit ce petit texte, je suis revenue sur la page de la Poste. Youpi, je peux enfin payer ! Ouais, sauf que pour payer, faut que t'aies un compte à la Poste. Ok, je m'inscris.

Et une fois l'inscription faite ? Et ben y'avait plus rien à payer, vu que mon panier affichait un vide postal intersidéral...

Faut tout que je refasse quoi.

*

Non, mais bon, mes petits chats de la Poste, je vous explique : y'a des gens compétents en France, si, si. Y'en a même qui savent faire des logiciels performants. Des gens qui savent faire des trucs accessibles, simples, de bon goût, pas compliqués. Suffit juste de les appeler.

Parce que j'imagine bien comment ça a du marcher cette histoire. Y'a du y avoir des réunions, des commissions, des appels d'offre, des propositions commerciales, des syndicats qu'ont du dire non, des revendications, des manifestations, des accords patronaux/pas trop no. Bref, du temps, de l'argent.

Et pour aboutir à quoi ? A un machin qui marche pas...

Alors moi, je sais pas, vu qu'y faut que je trouve un bois. Mais vous, avant d'aller faire de la pub pour un truc sur le principe plutôt intéressant, vérifiez que ça marche...

P.S. Je pense que la Poste et les impôts, ils ont fait appel aux même pro.

Je dis ça, je dis rien, je suis juste d'une humeur de chien.

Un bois, vite, un bois !

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09 décembre 2014

Envie d'une petit cadeau de Noël jardinesque ?

D'un beau livre sur un beau jardin ?

De vous cultiver, au propre et au figuré ?

Aller hop, comme un peu de pub ne nuit pas (en tout cas, pour moi, pas celle-là :0)

Tuileries-Le-Notre-Livre-Album

Courrez-y, y'en aura bientôt plus !

 

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05 décembre 2014

Et sinon, t'aimerais quoi pour Noël ?

Ben ça :

bibliotheque miniature portable 01 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 02 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 03 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 04 613x920 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 05 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 06 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 07 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

bibliotheque miniature portable 08 613x920 Une bibliothèque miniature portative du XVIIème

Une mini bibliothèque portable, avec 40 mini livres...

Choupette hein ?

Cette petite merveille a été fabriquée au XVIIème siècle, probablement sur commande de  William Hakewill, un membre du Parlement britannique, qui en aurait offert 4 exemplaires à des amis entre 1617 et 1618.

Zut, y'a pas de bouton facebook pour "inviter un ami du XVIIe siècle"

C'est balot.

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17 novembre 2014

Je vois la vie en roooos...e !

Bon sang, mais c'est pas possible, 3 posts le même jours !

Ouais, mais bon.

Faut dire aussi que depuis que j'ai téléchargé la dernière mise à jour de java, mon écran a des hoquets.

Je bosse, je bosse, et paf ! Ecran noir...

Du coup, je dégaine plus vite que mon ombre !

Moi qui d'habitude ouvre 250 pages internet en même temps, là, c'est plus gérable.

Du coup, je m'exprime...

Et qu'est ce que je regarde sur mes 250 pages ? Des machins bizarres, des courses d'écureuils, des éleveurs de rats, des catalogue à fauteuils ?

Que nenni ! Intello je suis, intello je reste, la plupart du temps, j'erre entre Google Books et Gallica, l'Amercian Library et Sudoc.

Ouais, autrement dit, je lis !

Et une référence en appelant une autre, ben voilà, 250 pages, c'est vite ouvert... Enfin 250, j'exagère, mais 10-15, voire 20, on est jamais bien loin.

Autant vous dire que quand ça saute, je perds un peu le fil de mes idées. C'est niais.

Bon, et à propos de niaiserie...

Un truc qui me fait toujours halluciner concernant les livres numérisés, c'est le surréalisme des numériseurs.

Numériseur ?

Ben je sais pas quel nom ça porte le métier des gens qui plaquent les livres sur les scan... Alors on va dire numériseur. Le numériseur, il a des doigts roses. Si, si. DesMcapotes à doigts.

Art of google books 5

Et même que y'a des fois, on les voit.

Alors je sais pas vraiment à quoi sert la capote à doigt. A protéger le bouquin ? Mouais, auquel cas, un gant ferait l'affaire non ? Parce que tous les doigts n'en ont pas...

Ou alors, c'est pour éviter de lêcher la page quand on la tourne. C'est p't-être bien une capote à picots.

Ou alors, yerk yerk, c'est comme dans "Le nom de la Rose", y ont peur de se chopper des mycoses. Allez savoir, un vieux bouquin tout pesteux...

Art of google books 4

(mon Dieu, mais où vais-je avec autant de mots clefs olé-olé, ça promet des indexations Google pas piqués des vers tout ça...)

Bon, sinon, ça me rappelle un truc cette histoire de doigts. Vous vous souvenez, dans "Le père Noël est une ordure" ? Quand Thérèse tricote : 

Thérèse : Moi j'ai presque terminé mes gants pour mes petits lépreux de Jakarta. Je trouve ça complètement inutile, c'est tout la Croix-Rouge ça, ils me demandent de faire des gants à trois doigts. Dites, vous ne croyez pas que j'aurais plus vite fait de faire des moufles ?
Pierre : Mais bien sûr, bien sûr... Mais Thérèse, si je peux me permettre, une bonne paire de chaussettes et hop !
Thérèse : Oh, ce Pierre tout de même...
Pierre : On dit de ces bêtises quelquefois...

Ben oui, on en dit des bêtises..., Et en tous cas, y'a des fois, on aurait envie de leur tricoter des chaussettes aux numériseurs.

Art of google books 7

Sinon, ils aiment pas trop les machins qui se déplient les scaneurs.

Art of google books 1

Ca doit pas rentrer sur la vitre. Ou alors, en prévision des grèves, y sont des consignes : "Amis numériseurs, vous avez le pouvoir d'emmerder le lecteur ! Yerk, yerk, surtout, laissez les cartes pliées, on va les faire chier !"

Art of google books 3

Bon, le seul point positif, c'est que ça laisse du suspens.

Sinon, faut dire que ça peut être aussi assez poétique cette histoire, voire renouveler les codes de l'histoire de l'Art...

Art of google books 6

Aller savoir !

*

Vous en redemandez ? Allez voir LA, y'a une bande de fous-dingues qui s'amuse à collationner les erreurs/horreurs des numériseurs.

Amis des doigts roses, vous vous y sentirez moins moroses !

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Enfantinages

 

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2

Juste beau...

2

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2D'autres poésies miniatures LA2

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Triplan Douilles

Bon, c'est du lourd...

Auguste derrière 2

Ca roule ta bille dans le jeu de mots

Auguste derrière 5

C'est parfois un peu gras...

Auguste derrière 3

Ca pèse un peu sur les mots aussi.

Auguste derrière 4

Mais ça me fait rire !

On va pas parler de Platon tous les jours non plus hein...

Auguste derrière 1

Bon, puis allez voir, parce que j'ai pas mis les pires !

Auguste derrière 6

 

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15 novembre 2014

Laudator temporis acti ?

Avoir de jeunes esprits face à soi, dans une transmission de bon aloi se révèle jubilatoire parfois.

Ed Fairburn 3

Plus que parfois, souvent même.

Voir s'ouvrir, s'épanouir, mais aussi s'esclafoirer mes étudiants et en permanence une source d'étonnement, voire d'émerveillement.

Bon, il y a le fait de les voir "grandir". Les revoir, attentifs, l'année d'après, fidèles au poste. Une joie. Les voir buter aussi. Essayer de comprendre pourquoi ils n'impriment pas. Se remettre en question. Et s'adapter.

Et ça, c'est aussi jubilatoire que de les voir progresser.

Ed Fairburn 6

Parce qu'entre l'étudiante 1.0 que j'étais il y a quelques années, et mes petits loulous 2.5 d'ajourd'hui, le monde a bien changé.

Ed Fairburn 7

Je pourrai jouer les vieux machins hein, regretter les temps anciens. Râler sur leurs incohérences. Pester contre leurs incompétences.

"C'était mieux avant ma brave dame"

Ouais, si on veut.

Bon. En cas de pensées rétrograde aux bas mots, rien de mieux qu'un petit Platon tiré du chapeau :

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
Alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.

Platon (Athènes, Ve-IV siècles av. J.-C.), La République, Livre VIII

PAF !

Voilà, voilà...

Tout est dit ?

edfairburn

Que nenni...

Parce que bon, sans partir dans la philosophie de cuisine, si la jeunesse n'était pas là pour filer de joyeux coups de pieds au derrière de leurs aînés, on avancerait pas beaucoup moi j'dis.

Ed Fairburn 4

Bon, et puis c'est pas comme si Mai 68 n'était pas passé par là non plus hein...

Pas comme si maintenant, pouvoir se remettre en question n'était plus un luxe.

Pas comme si, aujourd'hui, on avait le droit de se défausser des aînés, par trop de carcans étouffés.

Ed Fairburn 5

Suis-je un magister, celui qui enseigne ? Ou un dominus, celui qui commande ?

Dois-je rester dans la lignée de mes aînés et posséder mon savoir à l'identique de mon pouvoir ? Dresser, contrôler, normaliser ?

Ben non.

Moi, je préfère Michel Serres.

Aujourd'hui, la quête est différente. Le savoir est différent. La recherche aussi.

Et Dieu que c'est bon...

Ed Fairburn 8

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31 octobre 2014

Jusqu'où ne montera-t-il pas ?

Alors mes petits chats, on en est où ?

Ouais, ok, mes deux derniers post étaient à la limite du olé-olé et un chouille osés. Du coup, on va essayer de passer à un truc plus léger hein ?

Alors, alors, de quoi on pourrait causer ? Hummm...

Halloween !

Naannn, je rigole...

Si y'a bien un truc dans les pseudo-fêtes commerciales qui m'agace, c'est ce machin là. Non, mais franchement ? Aller se déguiser en zombie ou autre macchabée sanguinolent pour aller quémander des bonbecs ?

Y'a pas un truc antinomique ?

Une aporie ? (yes ! Je l'aurai casée deux fois en un mois celle-là :0)

Chai pas moi, mais qui dit sucre dit douceur, fondant. Plaisir primitif.

Et puis si il y a bien un temps de l'innocence, c'est celui de l'enfance non ?

Je passerai donc sur les moult images terrifiantes de déguisements de petits américains en mal de faismoipeur pour aller vers plus de douceur.

Tient, et si on se faisait une thématique croisée à marronnier ?

Ouais ? C'est quoi une thématique croisée à marronnier ?

Et ben c'est comme un sujet à facettes.

J'explique.

Prenons l'écureil...

Ecureuil dessin-gravure mammifere buffon - ecureuil

Quoi, l'écureuil ?

Ben oui, c'est choupi un écureuil non ?

Une rousseur toute automnale. 1er thème.

Et puis marronnier, parce que saisonnier. Les marrons chauds, l'automne, les feuilles roussies des arbres en deuil...

1er écureuil.

Ecureil Reynaud Levieux, Nature morte de fruits sur une table avec un écureuil

2ème thème : halloween.

Quoi, t'y reviens ?

Ben, oui, parce qu l'écureil, en histoire de l'art, c'est une bestiole noire. Il adore boxer ses petits potes  et sa rousseur le conduit vers le poil de carotte ténébreux dans l’imaginaire chrétien cultureux.

Bon, et puis comme il accumule, l'animal, et bien on lui a aussi donné une image d’avarice et d’avidité.

Ecureuil Van Es Jacob Fopsen, Nature morte à l'écureui

En plus, ce chafouin, une fois qu'il a bien accumulé, il rentre dans sa tanière, en laissant sa chérie derrière.

Naan, c'est pas vrai, ça c'est des croyances populaires...

Du coup, on revient vers la Toussaint. 2ème thème. 2ème marronnier.

Et 2ème écureuil

ecureuil Durer

Bon, faut pas non plus tout lui mettre sur le dos non plus à ce joli roussin. Il aussi un aspect positif. Son habitude à se protéger de la pluie donne de lui la vision de la Providence divine...

Pluie = automne = Toussaint = religion = Providence

On y revient, 3ème marronnier, 3ème thème

Et 3ème écureuil

Ecureuil Bévalet NATURE MORTE A L'ECUREUIL 18e

Après, un écureuil, c'est malicieux, vif, joueur et joyeux.

Un petit côté enfantin. Et en histoire de l'art, et ben c'est comme dans "où est Charlie ?". Faut le chercher...

Enfance = vacances = Toussait = automne

4ème marronnier, 4ème thème

Et 4ème écureuil.

Ecureil BRUEGHEL Jan I l'entrée dans l'arche

Tient, il est où là, l'écureuil ?

Bon, et puis l'écureuil, c'est Fouquet. Le blason des Fouquet porte D'argent à l'écureuil rampant de gueules, avec la devise « Quo non ascendet ? » (« Jusqu'où ne montera-t-il pas ? »). Un « foucquet », en gallo (qui nous change un peu du latin...), c'est quoi ? Ben un écureuil...

Ecureuil Ex-libris, blason de Fouquet

Et puis Fouquet, c'est Vaux-le-Vicomte. Vaux-le-Vicomte, c'est Le Nôtre, et Le Nôtre, c'est l'Art des jardins.

Et ça c'est mon marronnier à moi...

ecureuil-petit-gris

Celui là n'est pas saisonnier, il marche toute l'année !

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