*** Nain.de.Jardin ***

24 juillet 2016

Os très e-culture

Alors mes petits chats ? On en est où ?

Mes dernières réflexions demeurent en genouillère. Ouais, pas grande évolution de ce côté là.

Bon, le plus difficile n'étant pas la cicatrice, visuellement assez gratinée, mais qu'importe. Ni la douleur, matée par de bleus glaçons enfrigorifiés (ahhh, le sourire sadique de mon fils lorsqu'il me plaque la chose à même ma peau. Mort de rire le bestiau ! M'en fous, je me suis vengée, en lui plaquant à mon tout le gel frigorifié au détour d'un câlin énamouré, yerk, yerk).

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Ni les crobes, ceux-là aussi on les a matés.

Naaannn, c'est juste le macramé qui me fait râler. Ben oui, parce qu'en fait de 5 morceaux cassés, y'en avait plutôt 29. Et qu'au lieu des broches et autres accastillages métalliques, le chirurgien du coup, s'est lancé dans la broderie erratique. Et vas-y que je te raboute les esquilles, et que je pique, je couds, je tire l'aiguille... Bref, il a visiblement eu sa qualif macramé en 7 années. Et sur moi s'est entraîné.

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Tout juste si au milieu de notre rendez-vous il ne s'est pas mis à tricoter.

Mais du coup, comme j'ai eu la version spéciologue en macramé à la place du charpentier cloutier, faut attendre un chouille de plus. Laisser le yarn bombing s'emberlificoter. Et patienter.

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Faute d'agir à l'intérieur, mis à part de larges mantras reconstructeurs, je me suis lancée dans l'agriculture. Rien que ça.

Yarn bombed tree.:

A savoir, côté huile, de l'argan.

L'argan, j'ai un peu hésité quand même. Vu que c'est fabriqué genre Doubichou. A savoir total manuel, mit mains cracra et autres reniflouilles emboucanées. Mais une fois la cicatrise bien rose et toute fermée, j'allais pas faire ma chochotte non plus, aller zou, on ose !

https://www.facebook.com/pages/artterriaru/178499928829025:

Bon, j'ai un peu fait ça roots. Genre "je le sens bien, ça devrait le faire, tient, ça tombe bien, Maggy m'en a ramené l'année dernière ". En bonne scientifique, j'ai quand même protocolé la chose, différencié des zones du bleu au rose. Là où la cicatrice était bien fermée, j'ai appliqué. Et vu la chose se résorber. Du coup, j'ai arrosé. Et vas-y sur l'argan à grande goulée en scarification appliquée.

Résultat plutôt satisfaisant, je recommande. La chose se blanchit au fil du temps, s'enorgeuille d'un joli filet blanc. Et tant qu'à écologiser la mécanique, allons-y pour la suite botanique ! Un peu d'abricot, pour la bonne mine de la peau, et de l'avocat, pour la vitamine A.

Décor in weekend

Et pour l'intérieur, on part en mer ! Ostréicultrice, rien que ça. On plonge en huîtres et autres peaux de poissons pour un calcium tout beau et un collagène tout bon.

Google Image Result for http://www.hookandscumble.co.uk/userimages/may09%2520026(1).JPG:   Knitted Sea Urchins by Patricia Brown:

Depuis, j'ai un peu l'impression de sentir l'iode.

Mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'air commode !

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Si au final, avec ça, je ne crapahute pas en escalier d'ici quelques mois...

Yarn bombed steps......Granny Square afghans on the steps outside Helsinki's Cathedral, Finland. >> love these type of installations. Fun form of art!:

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Posté par nain_de_jardin à 22:29 - - Commentaires [8] - Permalien [#]


26 juin 2016

Immo (dé) bilité

Sens et contresens... Par où on attaque la chose ? Ben tient, oui, on l'a prend sous quel angle ? 10° ? 20° ? 30° ? 40° ? Non, je ne cause pas météo. Même frustrés, 40° faut quand même aimer.

Afficher l'image d'origine

Le premier truc qui m'est venu à l'idée, c'est "ben voilà, tu le voulais, tu l'as eu". Mais tu voulais quoi ? Du temps ? Du repos ? La possibilité de débrancher la machine ? Bon, sauf que là, la machine, tu sais qu'elle va devenir ta meilleure copine. Au départ, ce seront les belles mains du pro, mais après, tu le sais bien, t'auras beau avoir une certaine conversation, il finira par te laisser en tête à tête avec son robot. Allez, on compte, et on tient ! 20 degrés, les doigts dans le nez !

Arpenter avec le demi cercle

Bon, mais ça, c'est d'ici un moment. Là pour l'instant, le sens, c'est celui du tissage du coussin. Perpendiculaire, en travers, en transversal, dans le sens du fil. C'est là qu'on se dit que le diagnostic a pas été entièrement fait. Tu te croyais passionnée, plutôt rapide, avec de l'énergie sous le capot, une vraie chaudière, toujours à carburer.

Finalement, tu te découvres hyperactive. Impossible de tenir en place 2 secondes. Se tourner, se retourner, alterner le sens du fil. Sinon, t'as au choix, mal au dos, au pied, au cou à la tête, une envie irrépressible de bouger, bouger, bouger et bouger encore.

Ben voilà, j'ai tenu 5 minutes, l'ordi en suspension, et là, faut que je bouge. Nan, je tiendrai.

Faut bien d'ailleurs, sinon, ça perd son sens.

Nan, je tiendrai pas, aller, on change. Patte sur le côté. Luxe suprême.

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Ça, heureusement, c'est plutôt ton truc, trouver l'axe inexploré. C'est bien d'ailleurs pourquoi tu prends bien la chose.

Sinon, sur le principe, ce machin là, dans l'absolu, c'est quand même genre cauchemar.

Bon, tu la craches ta valda ?

Ben, l'été du nain, au départ, c'était plutôt bien : fin des buffonneries, début d'un nouveau château tout joli, des cartons endroit et envers, histoire de changer de lieu, de temps et d'univers.

Ça, c'était sans compter sur les croche-pieds urbains. Tu sais, les trucs qui font hurler de rire quand tu les vois au zapping à la télé : et paf, la mamie qui se viande, et hop, la jeunette qui plonge, et vlan, le minou qui s'étale.

Bon, moi, ça m'a jamais trop fait rire, j'avais plutôt une sorte de rictus en fait. Meeerde, il a du se faire mal sur ce coup là.

Alors oui, je confirme, c'est peut-être hyper drôle à voir, mais à vivre, moins. Et ça fait mal.

Après, tu découvres qu'un genou, c'est pas fait pour les chiens. Tu t'étais jamais vraiment posé la question, regardant juste de temps en temps les cicatrices d'enfance des tiens. Et puis tu fouilles plus de squelettes, et l'anatomie, tu las connais, alors... Hypra dur le genou y parait, une zone anti-chocs des plus performantes. Presque mieux que le coude.

Oui.

Quitte à se le mettre dans l'oeil en passant par le doigt, je sais pas si j'aurai pas préféré le coude en fait. Sauf que là, c'est mon surmoi à moi qui a décidé. J'ai butté, fais un vol plané, pensé à désaxer la chose pour ne pas m'applater en long, pour finalement, à défaut d'applatage, choisir une seule et unique zone d'aterrisage. Et hop ! Une rotule !

J'ose même pas penser aux rimes que je pourrai faire sur ce coup là...

Bref. Passage hospitalier par de beaux pompiers accompagnés. Fuite en avant face à la panique hospitalière de médecins débordés par la folie footière. Y'a pas à dire, le ballon, ça rend con.

Choix d'un lieu en rotule plus familier et en foot moins troupier. Stabilisation de la bête. Ou tricotage, au choix. Je pense que le chirurgien a eu son brevet en macramé "je me suis bien amusé". Et ben tant mieux, une phrase comme ça, je l'a prends à 200%. Je préfère ça. Moi aussi, quand je bosse, je m'amuse.

Du coup, voilà, on revient au sens.

Hors de question de la mettre au noir cette oeuvre là.

Je ne veux même pas en aborder l'idée.

Cette rotule là, ce machin qui te cloue dans ton canapé, c'est forcément pour ton bien. Même si tu le sais pas encore. Vu de loin, ton genou saucisson, celui qui gratte sous le pansement tout mignon, c'est juste une galère absolue. Une vie tout sauf en rose.

Mais de près, tu te refuses à la chose, file, Ô navire, loin et hors de ma vue.

Tant pis, c'est comme ça. Je sais le temps relatif.

Je ne sais pas encore pourquoi. Je sais juste qu'il y en a un.

Un pourquoi d'acceptation, d'amitiés, de maturité, de rencontres, d'applications. D'entraide, de rires, de joies et de fusions. De compassion, pourquoi pas.

Alors j'accepte mon canapé. Je finis de Buffonner, j'attaque mon nouveau château joli, je regarderai Clémentine faire les cartons, premier boulot d'été. Fondateur, pourquoi pas. Pas pour moi, pour elle, qui sait. Pour mes petits à moi, grandis d'un coup d'un seul, devenus en une rotule de vrais petites libellules. Bruissantes, nourrissantes, aidantes et attentionnées.

Après, moi qui rêve d'eaux bouillonnantes, de bulles et autres cures à 37°, je crois que de ce côté là, je vais être gâtée.

Histoire en degrés, de rattraper la marche perdue, l'angle atteint, le pliage foutu.

Pas mal pour une archéologue non "à la recherche de la marche perdue" ?

Aller, c'est pas tout, mais faut que je bouge...

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13 mai 2016

Ce qui est tatoua est tamoua...

Sur le principe, j'y suis pas trop sujette...

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Se trimbaler un truc inscrit à vie sur la peau, fabriqué avec, qui plus est, des encres dont on ne sait trop d'où sont issus les colorants.

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Imaginer ce que ça pourrait devenir dans 20 ans.

 

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Ou comment transformer un géranium fessier en gunnera cuissier...

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Bref, sur le principe...

Mais là, franchement, si je devais avoir un coup de folie, juste une envie...

Ben je me laisserai bien tenter.

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Cela dit, après, si on réfléchit, un bon décalcomanie...

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C'est sans doute beaucoup plus raisonnable !

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28 mars 2016

Babar en fontaine ou la cascade en chantier

Alors voilà, je suis allée voir Hubert. Et Hubert, c'est juste sublime...
Et grand, tellement grand, que j'ai dû courser à la fin. Rhaaa...
Bon, j'y retournerai. Pas possible autrement.
Du coup, le Nain étant la reine du coq à l'âne, d'Hubert en rhaaa, elle a pensé... Éléphant.
Éléphant ? Oui,parmi les Hubert, il y avait un tableau sur la Bastille.
Alors, la Bastille, on connaît tous, "Ah, ça ira, ça ira, ça ira...". Mais le tableau d'Hubert, il en donne une dimension. Parce que franchement, vue comme ça, elle a l'ait toute grignette la Bastille.
Ça, c'est elle sur le plan de Truschet et Hoyau, vers 1550.
Toute choupi.
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Et là, c'est elle au XVIIIe.
A ce compte là, on dirait presque que les soldats passent à peine par la porte...
Rikiki.
Et là...

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Oui, bon, je sais, j'exagère un peu... Là, on dirait juste le château playmobil. Ce qui est un chouille normal. Parce qu'au Moyen Âge, dans les représentations, celui qui est le plus grand, c'est le plus important. En l'occurence, là, c'est le maître d'ouvrage qui fait visiter la fin du chantier à Charles VI, son chambellan et à toute la Cour derrière.
Du coup, non, c'était pas un truc trop mignon la Bastille, c'était juste un machin éNORRRME.
Et qui c'est qui le montre le mieux ?
Ben, c'est Hubert.
Bon, vue comme ça, je dis pas, l'échelle on la capte pas trop.

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Mais quand on est devant... Là, ma petite dame, c'est une autre histoire. Surtout quand on regarde tout en haut...
Parce que c'est pas de la déco les petits machins perchés, ni de la dentelle de Calais, pas des fourmis non plus.
C'est des démolisseurs !

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Ahhhh, là, ça fait pas pareil...
Sachant que chez Hubert, il y a toujours un petit côté vertigineux.

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Il aimait bien se percher cet homme là.

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Ou représenter les autres en train de se percher.

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Voire se dire qu'un jour, il allait bien finir par se casser la margoulette.

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Et vas y que je grimpe sur n'importe quoi.

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Que je surplombe le vide à l'envi.
"Mais attrape-le bon sang !"

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Jusqu'à ce que...

Et ben voilà, c'est pas faute de l'avoir dit.

Non, vraiment, y'aurait un truc à définir de ce côté là chez Hubert. Suspendu dans le vide, de chutes d'eau en cascades, au propre et au figuré. M'est avis que lorsqu'il était petit, sa douce maman a du frôler plus d'une fois la crise cardiaque.

*

Bon, et sinon, la Bastille ?

Ah, oui, la Bastille.

Une fois détruite la Bastille, ben du coup, ça faisait un grand trou... Fallait bien remplir tout ça.
C'était sans compter sur Napoléon, roi du upcycling, ou surcyclage (c'est plus moche dit en français non ?).
En 1808, Napo, il a des tonnes de canons en bronze qu'il a pécho aux Espagnols, et il sait pas trop quoi en faire. Du coup, allez savoir pourquoi, il se dit qu'il pourrait les transformer en éléphant.
Parce que sur cette pauvre place de la Bastille, à l'époque, on sait pas trop quoi y mettre. Une colonne, une fontaine, un arc de triomphe...
Bon, tant qu'à triompher, autant aller voir du côté d'Hannibal et son franchissement des Alpes. Vu que Napo, il les avait franchies aussi, lui.
Alors on décide d'y mettre un éléphant. Avec une tour dessus.
Et pourquoi une tour ? Ce truc là s'appelle un  howdah. Un grand classique. Moi qui grabotte en jardin, ça me fait furieusement penser à celui de Bomarzo. Qui représente justement un des éléphants d'Hannibal. Et tant qu'à faire, à celui-là, on lui fait boulotter un romain.

Bomarzzo

Je dis ça, je dis rien, sachant qu'il faudra que je vous reparle de Bomarzo, parce que c'est juste un des plus beaux endroits au monde.
Bref.

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Sur la place de la Bastille, on construit un socle, qu'on transforme en fontaine.
C'était bien parti.

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Sauf que ça traîne cette histoire là, et que ça coûte bonbon. Et que du coup, les caisses de l'Etat fatiguent un peu. Ça, c'est un éternel problème avec les éléphants. Même encore maintenant.

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Du coup, pour accélerer la chose, en 1814, Alavoine, qui avait fait plein de projets pour la bête en fait construire une maquette à l'échelle 1.

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Bien mal lui en a pris, parce que finalement, et ben c'est la maquette qu'on pose sur la place. Oubliés les canons !

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Bon, c'est un chouille plus fragile que le bronze cette histoire là, ce qui fait qu'il faut construire un hangar par-dessus. Côté esthétique, c'est crétin.
Mais ça permet d'en loger certains.
« — Et où loges-tu ?
— Dans l’éléphant, dit Gavroche.
Montparnasse, quoique de sa nature peu étonné, ne put retenir une exclamation :
— Dans l’éléphant !
— Eh bien oui, dans l’éléphant ! repartit Gavroche. Kekçaa ?
Ceci est encore un mot de la langue que personne n’écrit et que tout le monde parle. Kekçaa signifie : qu’est-ce que cela a ?
L’observation profonde du gamin ramena Montparnasse au calme et au bon sens. Il parut revenir à de meilleurs sentiments pour le logis de Gavroche.
— Au fait ! dit-il, oui, l’éléphant Y-est-on bien ?
— Très bien, fit Gavroche. Là, vrai, chenûment. Il n’y a pas de vents coulis comme sous les ponts.
— Comment y entres-tu ?
— J’entre.
— E y a donc un trou ? demanda Montparnasse.
— Parbleu ! Mais il ne faut pas le dire. C’est entre les jambes de devant. Les coqueurs ne l’ont pas vu.
— Et tu grimpes ? Oui, je comprends.
— Un tour de main, cric, crac, c’est fait, plus personne. »
Victor Hugo, Les Misérables (Tome IV, Livre 6, Chapitre II « Où le petit Gavroche tire parti de Napoléon le Grand »)

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A la fin, en 1846, y'a tellement de Gavroches à l'intérieur, qu'on décide d'abattre la bête. C'est son gardien, un monsieur Levasseur, à qui ont confie l'ouvrage.
Le concierge en question habitait le pied de l'animal, ce qui devait être assez cocasse pour les PTT de l'époque, ou  remplir les papiers de la CAF.
A Monsieur Levasseur
Gardien
Dans l'éléphant, patte de gauche, à droite en entrant
Paris
Mais bon, je m'égare.
Avec les gavroches, y'avait aussi des centaines de rongeurs qu'il a fallut courser pendant des semaines pour débarrasser la place des gaspards squateurs.
M'est avis que les marchands de pâté chaud d'alors ont du se faire des choux gras sur l'éléphantesque course aux rats...
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Et voilà comment de CAF en éléphant, de rats en Rhaaa, boucler la boucle de mon âne en coq.
D'Hubert en rat, d'architecture en "tombe pas d'là", décidément, l'art, c'est extra...

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19 mars 2016

Printemps rose...

De petits soucis d'inspiration ? Quelques difficultés à finir la dernière phrase du dernier paragraphe ?

J'ai trouvé la solution !

Et hop, une petite plongée dans l'atelier.

Y'a rien à faire, ça détend en attendant le printemps...

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N_63

N_63

N°63

N°63

Si d'aventure, cette petite boite vous tente...

C'est ICI !

 

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13 mars 2016

En voiture Simone !

Et la CAF alors mes petits chats ? Ton fameux rendez-vous ?

Ohhh, ben je l'ai eu, grand moment !

Arrivée 1/4 d'heure avant, histoire de ne pas passer à côté du truc. Je me retrouve devant une machine qui me demande mon code secret.

Ah, mon code secret. Heu... Sauf que j'en ai pas moi, de code secret ! Enfin si, j'en ai, j'en ai même plein, que je consigne dans un petit carnet, vu que maintenant, faut que tu secrétises pour tout et n'importe quoi.

Mais là...

Panique à bord. Pas d'accueil. Personne. Enfin personne, des milliers de personnes, avec momichards braillards, ou braillants tous seuls. Mais point de Jean-Claude Kouyemol dispo, à moins de faire 3/4 d'heure de queue dos à dos.

Je me précipite contre toute attente dans un box inoccupé (c'est fou le nombre de poussettes qu'il y dans ces boxs...).

Là, un monsieur me dit : "c'est soit votre numéro de téléphone, soit votre date de naissance".

Pfiou, c'est bien de le dire. Ça devait être écrit quelques part, à l'article 58b47d96 du code de la CAF, mais j'avais du sauter la page. Un moment d'inatention, allez savoir.

Du coup je réessaye.

Re-panique

J'ai TOUT fait, mon numéro, celui du mâle, ma date de naissance, celle du mâle, celle des enfants... Nada, niente, que chi. J'aurai même pu faire une grille de loto. RIEN ! A part un beau panneau genre "attention", "interdit", m'affirmant avec célérité que je puis, en jeu, participer.

Merde.

Re-retour vers le box à sieur aimable. Qui me dit : "ben oui, vous êtes trop en avance, le code s'active 10 minutes avant l'heure de votre rendez-vous".

J'avais dû rater l'alinea 25b du code susdit. Je l'avais pas lu non plus cette page là. J'ose même pas imaginer ce qui peut arriver à une petite dame moins informée, ou qui n'aurait pas le culot de demander. Et PAF ! Le rendez-vous !

Ou comment compliquer ce qui était fait pour simplifier.

Bon, j'attends, j'attends, je suis sur des starting blocks. 9 minutes et 30 secondes avant, je tape frénétiquement.

YES ! Tain, ça a marché.

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Après, j'attends...

Et le 313 s'affiche. J'aurais dû me méfier le 3 sans 13, c'est comme Vincent mit l'âne, ça fait un nombre de pattes bizarre ce truc là.

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Arrivée devant Simone Jesairien.

Qui cherche, qui cherche, mais qui trouve pas le formulaire hardement demandé. Si le mâle bossait en Papouasie Nouvelle Guinée, elle aurait trouvé, elle avait la case, mais en frontalier, soit juste moins de 2 heures de bagnole, ça, elle a pas.

Oh, elle a bien eu un cas similaire, hein, y'à 15 jours, mais elle a oublié comment on fait.

Alors, elle cherche dans ses petites fiches en papier. Parce qu'elle prends des notes Simone. Mais ça sert à rien. Parce que dans ses notes, soit 3 bouts de PQ, un post-it et 2 ou 3 machins griffonnés sur un ticket de restau, le tout glissé dans les fiches bien propres de sa formation d'origine, c'est tout chiffon.

C'est con hein ?

Ben ouais, elle retrouve pas.

Alors elle va voir Gérard Jesaitout, mais sans papier ni crayon.

Là je me suis dit "t'ain sur suis tombée sur l'hypermnésique du service. Qui va retenir d'une traite qu'il faut faire le formulaire E 313 B 24, puis taper PROUT, pour ensuite basculer en code GREU, ce qui te fait revenir sur la base CRAS. Et là tu mets 569874258623b73"

Ouais, enfin, j'y ai cru 2 secondes.

Simone revient.

Tape 2 ou 3 trucs, et beugue.

- "Ahhh, mais là, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?"

Simone repart.

Puis revient avec Gérard. Look précieux, genre folle énervée.

Et lui dit -"mais si, c'est simple, regarde, c'est que t'as raté le passage du PROUT, fallait valider ROT-oto avant."

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Ah, ben c'est ça...

Gérard repart, encore plus énervé.

Simone refait la manip. Et re-beugue.

Sauf que là, elle ose plus aller demander à Gérard.

...

Alors elle choisit l'option bien connue de la la famille "Jesairien', graaaannnde tradition familiale : à savoir, se défausser sur la bête.

Généralement, dans ces cas là "on a un problème d'informatique". Ouais.

C'est toujours la faute de ces pauvres ordi. Jamais de celui qui est devant, vous avez remarqué ? Autrement dit, c'est pas moi, c'est ma soeur, kakassé la machine à vapeur. Là, c'est la faute de la CAF, grand blob devant l'éternel. Quand on habite à côté de la frontière, y savent, mais à 150 km, non.

J'insiste hein. Explique que bon, c'est pas comme si la France n'avait, à l'identique de la perfide Albion, que la mer en guise de limite à camions. Des frontières quoi. Que y'en a plein, et que forcément, si un jour on la traverse pour aller bosser de l'autre côté, normalement, la CAF elle a ce qu'il faut pour faire les papiers.

-"Oui, mais non, nous, on à pas l'habitude de faire ça."

Là, je pense à Claude François, et je sais pas pourquoi, je finis par "Si j'avais un marteau"... Allez savoir, on fait de drôles de circonvolutions parfois...

Who ho, hoho hhhoo...

Petite danse intérieure. Doublée d'une certaine amertume, voire amertume certaine, on va pas se le cacher.

Du coup, tant qu'à défausser, la dame saisit le service des "onsaitpas".

Et écrit un beau courrier à la CAF...

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Heu... Ça se mordrait pas un peu la queue là ? Un truc genre mise en abyme ?

T'ain, un verre de vin blanc, vite. Ou du martini, je suis pas regardante. Pourvu que ça détende un peu...

-"Je mets URGENT, madame, pour qu'il vous répondent vite"

Ahhh, d'accord, je pense que ça va bien aider ça...

-"Et quand est-ce qu'ils vont répondre ?"

-"Ah, ça, je peux pas vous dire, ça dépend si ils ont beaucoup de dossiers à traiter avant".

M'est avis, vu ma pratique de la chose, que les pauvres employés qui répondent sont genre Dédale juste avant qu'il ne foute le Minotaure dans son labyrinthe...

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"Oui, parce que je vois que vous avez déjà 3 mails de réponse en attente".

Ben ouais, attends cocotte, entre deux verres de pif, c'est pas comme si on agissait pas non plus, comme si on vous marquait pas à la culotte, comme si on cherchait pas à vous bourrer un peu le mou, histoire de palier aux esprits enlisés. Générallement, on finit avec l'étiquette "famille chiante". Oui, mais au moins, on a eu une réponse.

Bon, sachant que nos mails, depuis 3 mois, ils y ont toujours pas répondu... -"Naaan, attends,c'est qu'on avait pause déjeuner. Et qu'en plus, on finit à 16 h 00". Oui, mes petits chats. A 16 h 00...

Bon, je m'étais promis de m'enchaîner à la chaise si je ne repartais pas avec le papier demandé. Sauf qu'il est 15 h 55, et que les portes de devant sont déjà fermées. Et que je vois dans l'oeil de Simone qu'elle a envie d'un petit goûter.

Aïe. Ca sent le sapin.

Simone me congédie... -"Merci madame, on vous tient au courant. Au-revoir madame".

J'insisite un peu :-"Mais vous sauriez-me dire quand j'aurais une réponse"

-"Au-revoir madame"

Voilà, autrement dit, si on était au Québec, un joli "va ch.er" de toute beauté.

Bon.

Autant vos dire que le mâle, de retour de l'étranger a hautement apprécié.

Quant à moi, j'ai mis une bouteille de Martini au frigo. Pas besoin de glaçons comme ça. Direct live.

*

Sinon, c'est confirmé, je vais voir Hubert dans 15 jours, trop contente ! Y'a que l'Art qui sauve...

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Et éventuellement un petit Martini..

Nan, pas celui qu'on boit, celui-là...

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En voiture Simone !

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06 mars 2016

1,2,3 soleil... !

Y'a du soleil dans la boutique...

Des plaques émaillées anciennes, couleur de soleil pour décorer la maison ou le jardin !

A voir ICI

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Ca fait du bien !

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05 mars 2016

Aller hop !

Rien de tel pour vaincre la bête administrative que de petites choses jolies, des parts d'enfances, un soupçon de mélancolie...

Je me remets peu à peu à ma table d'atelier, pour le plus grand plaisir de mes doigts en clavier fatigués...

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Que ce week-end vous soit doux !

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02 mars 2016

Vis ma vie à la sécu, le retour...

Alors, alors, mes petits chats ?

Trois mois sans rien poster, T'ain...

Bon, pas trois mois sans écrire, ça, c'est juste pas possible. Mais sur un sujet plus jardinesque dirons-nous.

Bref.

Après, faut juste le déclencheur, la petite étincelle, le truc qui allume la bestiole.

Et tient, ce matin, je l'ai eu la petite étincelle.

On va dire même qu'on était plutôt côté lance-flammes.

A savoir : "vis ma vie à la sécu", épisode 12 568.

Bon, la sécu... On va dire l'administration de manière générale hein, c'est plus simple. Un grand panier, et hop, vive les généralités !

Avec un concept de base : monsieur nain travaille désormais hors de nos frontières. Voilà, voilà.

Dès que t'as dis-ça, t'as déjà gagné au loto des impôts !

A savoir, que pour la sécu, ça a déjà été gratiné. Que j'ai dû souffler dans les bronches de Jean-Pierre, faire de l'oeil aux vigiles et me plier en 2, 15 voire 19 3 tiers pour obtenir de passer de la case A à la case B.

Ça, c'est fait.

Heu, c'est fait... Attendez là, va pas falloir aller trop vite en besogne non plus.

Reste un certain nombre d'épisodes.

En ce moment, je suis bien sujette à la CAF. On s'aime toutes les deux. J'y viens, j'y reviens, je patiente, j'attends. Pour rien, cela va sans dire.

A savoir que ladite CAF devait, en théorie, m'envoyer un petit papier pour toute chose bien spécifier.

Sauf que ça, c'est la théorie.

En pratique, c'est comme Pôle Emploi, on vous fait croire qu'on vous l'envoie, mais on le fait pas. Ça serait pas drôle sinon !

Bref, le papier en question devait arriver, mais il n'a jamais pris la route.

Du coup, aller, hop, si la montagne ne vient pas à toi...

Et allons-y pour 1/2 de queue, avec en prime, une scène de dézinguage en direct. Un monsieur qui s'énerve. Il n'avait sans doute pas du lire la petite affiche posée à l'entrée : "La caf refuse toute forme d'incivilité"

(tient, pourquoi y'a pas de "S" à la fin "d'incivilité" ?).

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Voilà !  Pourtant, on te l'avait dit Bernard ! Ahhh, ces gens qui lisent pas...

Bon, on passera sur le fait que sur le principe, on vit en société. Et que par principe aussi, je ne pense pas que qui que soit accepte l'incivilité.

Et si on créait des affiches inversées ?

"Ici, tu peux venir de me ch.er dans les bottes"

ou encore

"Entrez, ici, vous pouvez gueuler"

Je pense que y'a un concept à développer là. De fausses officines, avec de faux fonctionnaires qu'on viendrait engueuler, juste pour le plaisir... Je pose le brevet ? Ça pourrait marcher du feu de Dieu ce truc là. Vous imaginez ? On mettrait des bureaux partout, à la sortie des mairies, de la sécu, de l'URSSAF...

Trop de bonheur !

Après s'êre contenu pendant des heures, on viendrait gueuler sur un pauvre monsieur boutonneux ou une dame mal dégrossie. Mieux que le prozac dis donc !

Bref, si j'ai été capable d'imaginer le concept, c'est que vous imaginez la suite...

J'arrive devant Jean-Christophe Kouyemol, profil en S, moustache tombante, gros pull informe bouloché. Un air avenant comme tout.

Qui me dit bien sûr qu'il fallait que j'aille voir où en était ma situation sur internet. Comme si je ne l'avais pas déjà fait. Rafale intérieure de mitraillette.

Qu'il m'a déjà envoyé un papier ("oui, mon lapin, sauf que c'était y'a longtemps, et que c'est pas celui-là qui m'intéresse")

Et qu'il voit pas du tout ce dont j'ai besoin.

Tutututuuu... Petite musique intérieure d'ascenseur.

Alors, mon chaton joli, autant te dire que si moi, je devais présenter mes dossiers comme ça, y'a longtemps que je ne grabotterai plus en jardin. Si à chaque fois qu'on me posait une question, je répondais par un "chai pas", j'aurai dégagé assez rapidement.

Mais là, non. Pas de soucis. Tu bosses à la CAF, tu sais pas trop ce qu'ils y font, t'a jamais lu un traître mot du code qui régit tout ça, mais on te met quand même à l'accueil. Oui, oui. C'est juste pour la déco. Et soit dit en passant, bonjour la déco...

Pas de soucis, on appelle le référent. Qui voit pas non plus. Ben tient.

J'obtiens quand même un coup de tampon. "Normalement, on fait pas comme ça". Ah, ben oui, mais normalement, dans un monde normal, y'a un formulaire dédié, et normalement, vous devriez me le donner.

Non ?

Là dessus, arrive un charmante brunette qui va prendre la place de monsieur Kouyemol pendant qu'il va faire sa pause yaourt/krisprols.

La brunette : "Et je me mets où ?"

Jean-Christophe Kouyemol, l'oeil égrillard : "Ben sur mes genoux !"

Ben tient ! Crétin, incompétent ET sexiste. Oh, le beau modèle que voilà ! Un exemple parfait de la fameuse "exception française" ? Un modèle de civisme ? Je croyais qu'ici, on refusait toute forme d'incivilité... Ah, mais c'est pas valable pour ceux qui sont de l'autre côté du guichet ? Pardon, j'avais pas compris. Décidément.

Bon, retour énervé. Je cherche désespérément un bureau où me défouler. Mais non, ça a pas encore été inventé.

Faut vraiment que je pose le concept.

Et ce matin, retour chez la Caf, youhou ! Bonheur, joie dans les coeurs !

1/2 heure d'attente.

Et un monsieur à qui je montre LE formulaire à remplir. Que maintenant je connais, vu que je suis allée chercher à quoi il ressemblait, moi.

Du coup, le monsieur panique : "ah, mais je sais pas faire ça moi !"

Ah bon, ben pourtant c'est pas hypra compliqué non plus hein. Tu mets un chiffre en bas, et tu signes.

"Ouhlà ! Attendez, c'est que je peux pas faire ça moi, va falloir prendre un rendez-vous".

Re-mitraillette intérieure. Ben oui, tient, c'est pas comme si j'avais une vie, des trucs à faire, un emploi du temps.

C'est pas comme si je devais assumer, par mon temps perdu, celui que vous n'avez pas pris pour ne pas faire non plus.

Rendez-vous dans 15 jours, oui, oui, 15 jours...

Rhhhhaaa ! Un bureau où gueuler, viiiite !

Non ? Y'a pas ? Alors un post, c'est déjà ça...

M'est avis que j'ai pas fini d'en ch.er...

*

Aller, tient, pour finir sur une note positive, y'a Hubert qui sort bientôt. Mon Robert, celui que j'aime d'amour. Une belle expo à venir. Celle-là, Caf ou pas, je vais pas la rater...

Afficher l'image d'origine

Ahhh, c'est beau, c'est beau, c'est beau ! Ça vaut tous les bureaux.

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06 janvier 2016

Tsunami

18 h 30, mercredi. Poulette jolie arrive :

- "au fait maman, il faut que je fasse une clef USB pour l'école.

- Pour demain ? (frisson d'effroi)

- Oui !

- Ah. Et sur quel sujet ?

- Heu, c'est sur les trucs qui ressemblent à des ouragans, tu sais, avec des grosses vagues.

- Les tsunamis ?

- Oui, c'est ça, les tsunamis. C'est pour la semaine à thème"

Et c'est quoi une semaine à thème me direz vous ? Et ben c'est une thématique, qu'on va traiter, à l'école, dans tous les cours. En français, en maths, en géographie, etc, etc.

Et cette semaine, c'est quoi ?

C'est COP21 ! Youhou !

Ce qui veut dire que depuis lundi, mes loulous sont gavés, matin, midi et soir, de films particulièrement gratinés sur la fonte des glaciers, le gaz carbonique, les catastrophes naturelles et autres joyeusetés climatiques. Vive l'apocalypse !

Du coup, je vous parle pas des nuits.

J'ai l'impression d'être au standard de la Sécu :

"Angoisse bonjour, que puis-je faire pour vous pourrir la vie ?"

(avec une petite voie flutée, c'est toujours mieux)

Aussi sec, sachant que j'étais déjà bien accastillée, j'ai investi dans l'euphytose et autres "sédatif PC". A savoir des machins phyto bidule et homéopathie truc pour essayer de les faire dormir contre leur gré. Tout en restant bobo-bio, cela va de soit. Sinon, ça serait pas cohérent. Je parle pas des discours qui vont avec et l'energie que je mets à positiver tout ça. Pfiou.

Bon, et là, il est juste 19 h 00, et j'interromps mes écrits d'Histoire Naturelle choupinette pour aller vers des trucs nettement moins chouettes.

Le sédatif PC est aussi valable pour le mien, de PC...

Parce que faut pas se leurrer. Si les loulous me demandent à 18 h 30 si j'ai quelques données sur un sujet, ça veut dire que c'est moi qui vait me taper le boulot.

Je vous dis pas comme c'est fun de retranscrire en langage enfantin la propagation des ondes d'Imamura :


m = \log_2( H_{max} )

Ben quoi, c'est simple non ?

Ouais, sauf que là, je suis pas du tout, mais pas du tout dans le truc...

T'ain...

Je sens que ce machin va finir en leçon expresse demain matin.

D'ici là, j'aurai sorti les loulous de leur lit à grands coups de grues et pelle mécanique (ben oui, tient, le médoc bobo-bio pour faire dodo, ça assomme) et aurait retranscrit perso by myself toute seule le tsunami climatique.

Et accessoirement dormi ?

Ah non, ça, madame, c'est en option...

Et puis ça figure pas dans la semaine à thème.

Alors...

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02 janvier 2016

JOIE

Alors, alors, on en est où mes petits chats ?

Bon, c'est pas comme si on était pas deux jours après le cul de l'an non plus hein, ce qui suppose donc que je me plie à l'exercice.

Sauf que bon.

Bon quoi ?

Et ben je sais pas, mais pour moi, tout cela n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui accorder. Certes on saute l'an, mais à force de se la souhaiter bonne en temps et en heure, l'affaire écoeure. C'est comme la galette des rois, le trop nuit au bien parfois.

N'allez pas croire que tout cela ne m'émeut pas, il est agréable de recevoir des voeux, voire d'en donner d'heureux.

Mais pourquoi juste ce jour là ?

Moi j'aime l'idée de souhaiter le bien à toute heure, d'accompagner les petits et grands bonheurs, de consoler déceptions et pleurs sans qu'une carte, toute ornée ou belle soit-elle, ne vienne s'interposer à date donnée pour me le rappeler.

J'aime l'idée de la pensée accompagnée, du temps accordé, de la compassion, de l'empathie, et pas seulement fixée le premier, à minuit.

J'aime l'idée de voeux éternels et lumineux.

J'aime l'émoi, les fous-rires et la joie.

Du coup, je me plie quand même va, parce que décidément cet effet de miroir là me met, justement, en joie.

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22 décembre 2015

Philo Zophie

Offert ce jour par ma poupette jolie, un petit texte en guise de philosophie de vie...

Comment_avoir_une_vie_meilleure

Alors on va dire qu'entre les retranscriptions des textes de l'Ancien Régime et le décryptage de ceux de mes enfants, la frontière est parfois assez minimaliste. On félicite en cela notre bonne vieille Éducation Nationale qui devrait, à mon sens, se poser quelques questions quant à la validité de ses méthodes.

Mais on va pas dire de gros mots, hein, c'est pas bien :0) !

Bref.

Je vous traduis la chose...

*

Comment vivre une vie meilleure de A à Z

Etape 1 :

Aimez votre famille

Si vous êtes célibataire, achetez un animal de compagnie

et aimez le comme si vous aviez une famille

Etape 2 :

Mangez bio

et ne dites pas trop de gros mots

et ne buvez pas trop

et occupez vous des autres

et soyez gentils

et vous vous ferez des amis

et ne dites pas des choses blessantes envers l'autre s'il vous plait.

Merci

Fin

*

Voilà, tout est dit

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18 décembre 2015

Vendredi (j'ai pas trouvé d'autre titre original, alors, oui, vendredi)

Aller, tient, aujourd'hui, un copié-collé. Paf !

Alors voilà, c'est l'histoire d'un monsieur qui s'est dit que les photos animalières étaient souvent sublimes. Mais qu'aussi, parfois, elles étaient... différentes.

Du coup, il a organisé un petit concours. Et ça donne ça :

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Ça, spéciale dédicace, c'est un "hou là là..."

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Et on va où pour en voir d'autres ?

Ben là :

comedywildlifephoto.com | facebook | twitter | instagram

*

Du coup, pendant qu'on y est, aller, hop, soyons fous, j'en ajoute d'autres.

C'est pas les miennes, mais vous pouvez trouver d'où elles viennent dans le petit catalogue de mes curiosités

ICI

 +:

+:

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Tumblr:

 :

*

J'en mets une des miennes ?

Non ?

Si.

Ca va être moins fun, je vous préviens...

Naaan, c'est juste que j'ai enfin fini la retranscription de cette petite chose. Un carnet de 18 pages, écrit en 1715. Par un notaire, parfait petit cochon en transcription !

On reste dans l'animalier...

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Et vous savez quoi ?

Ça fait un bien fou !

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09 décembre 2015

Gnangnan2.0

Alors, alors, mes petits chats, on en est où ?

Parce que bon, ici, on ne reste jamais bien longtemps dans le moyen bien, suivant la formule Matrix, si ce n'est inventée, du moins largement testée par votre serviteuse. A savoir, prendre de la hauteur, regarder ou ça coince, pour revenir de manière plus terrestre à des considérations tirant plus sur le rose que le noir ou presque.

Mon logiciel bisounours2.0.

A l'issue de longues tergiversations sur le marasme certain qui m'envahissait à décrypter, lire et retranscrire des manuscrits, et d'une nuit quelque peu courte, m'est apparu qu'une solution se présentait à moi directement sur l'écran. Comme quoi, il était écrit que je ne quitterai pas mon clavier de sitôt.

A savoir.

Tadaaaam !

Le film gnangnan.

Pour tout vous dire, le Nain a une connaissance cinématographique plutôt étendue. Sachant qu'ici, si la télé dans sa forme la plus triviale n'existe pas, l'écran, si. Et que donc, des classiques des années 50 aux nanars hollywoodiens les plus récents, le Nain a une propension légère à visionner tout ce qui bouge. J'avoue une petite propension aux Marvell et super héros américains. Avoir adoré Intersellar, été fascinée par Inception, jubiler à certains indiens sur le cricket et être en totale admiration devant  le photogénisme d'Audrey Hepburn. Bref, éclectique en tout, y compris le cinéma.

Audrey-Hepburn

Bon, y'a quand même des trucs qui passent pas : les machins hyper violents, les films d'horreur, histoire de pas passer la nuit voire le jour suivant dessus, les westerns (beurk, même avec John Waine), les trucs français jaunasses des années 1970 (à part ceux avec Belmondo, mais ça, c'est plutôt pour le côté nostalgique, parce que franchement, côté scénario et jeu...). Bon, le "vieux fusil" mis à part, qui, bien que jaunasse, est quand même une merveille. Les machins supra intello à délire maso. Les films de boules. Et les trucs asiatiques à karaté. Sinon, je prends tout le reste.

Mais le truc qui me met quand même en joie, c'est les films gnangnans. Les trucs de fille, dégoulinants d'émotions, avec moult rebondissements (toujours les mêmes), des sentiments en veux-tu, en voilà, et une jolie fin bien tartignolle.

Alors ça, ça vous fait remonter l'escalier à vitesse grand V.

Afficher l'image d'origine

A l'issue de ma courte nuit de réflexion, je cherchais donc sur l'écran de mes nuits noires de quoi abreuver mon marasme crypté. Et voilà comment je suis tombée sur THE site à films gnangnans.

Enfin, à tous films, mais, vu mon état, j'ai zappé les comédies dramatiques et autres horreurs inter-galactiques. Bon, je vais pas donner l'adresse, je suis pas hyper sûre qu'il soit franchement légal ce truc là. Enfin, j'imagine que si. Mais on sait jamais, vu que bientôt on aura plus la wifi, je dis ça, je dis rien, c'est dit.

Depuis, c'est guimauve à la maison. Et vas-y que je te fais les comptes de la pépinière sur fond de musique romantique, et que je cavale en descriptions jardinières en toile à bonheurs extatiques.

Jubilatoire.

Bon, faut juste aménager l'écran, que j'ai heureusement fort grand. En haut, à gauche, le film. Sur le côté droit, le manuscrit. Et en bas, tout en longueur, le tableau des retranscriptions.

Depuis, je biche. Je zappe sur les grandes longueurs, rembobine et fignole sur le tartignolle. Bref, je remets les compteurs à l'heure, et retrouve de réels historiques bonheurs.

J'ai quand même eu quelques doutes ce soir... Ai-je retranscris le film, ou le manuscrit ? Pas sûre d'avoir pas mixé les deux en écrit.

Mélangé pot et confiture. 

Tant pis, on verra à la relecture !

Audrey Hepburn on the set of the film 'Sabrina', 1953. Photo by Mark Shaw.:

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05 décembre 2015

Dépouillée...

Bon, alors, j'ai beau dépouiller ma race, là je saaaature !

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Nan, c'est vrai quoi, faudrait que ma tête m'accorde 1/2 minute de répit dans l'obligation travailleuse.

Un truc genre "j'm'ennuie, chai pas quoi faire..." traînaillant, un machin à pyjama pendouillant flemmasse qui traîne comme une savate depuis le matin, sachant qu'il est midi. Un truc à cerveau vide, paquet de chips et tartine au milieu de l'après-midi.

Bon, sauf, que là, c'est 23 h 00, un peu loin le quatre heures.

Qu'est ce que je pourrais bien faire pour me distraire ? Le mur ? Aller, je vais en boite... Ouais, mais bien sûr... Je dis ça, je dis rien, je viens de regarder un spectacle de Florence Foresty avec mes petits, c'est pour ça que je me dis qu'un daikiri ou une vodka mandarine, ça l'ferait. Mais en vrai, je vais même pas y aller. Juste en rêve ma cocotte. Quant à aller plonger dans la cave à liqueur, y'a de la marge dans l'erreur.

Aller tient, je vais regarder un truc sur l'ordi... Yeah ! Grande folle va. Sauf que bon, chai pas quoi regarder. C'est pas faute de trucs à voir hein ? Mais là, j'ai pas d'inspiration. J'ai écumé les bébés écureuils, et les chatons. Pinterest ? Ouais, mais comme je ne m'accorde pas le droit d'aller bidouiller de la couture ou du bricolage après, c'est juste maso.

Lire ? Pas bête, j'attaquerai bien un roman bien long, un machin où tu t'endors sur ton lit en plein milieu de l'après-midi. Et où tu te réveilles en sachant plus du tout l'heure qu'il est. Mais tellement dans le colletard que t'aime pas ça du tout. Et puis c'est pas comme si t'avais pas des trucs à finir côté ordi, boulot, toussa toussa. Et puis bon, se taper du manuscrit, c'est lire aussi non ?

Sinon, j'irai bien voir la mer. Mais c'est un chouilla pas vraiment près. Prendre la route à minuit pour manger des croissants au petit matin rougissant sur la plage au soleil levant ? Hum, faudrait réveiller les petits... Cela dit, je peux regarder la mer sur l'ordi. Ouais. Sauf que j'ai pas les embruns, et les embruns, c'est juste l'essentiel.

Je pourrais aussi changer de dossier tient. Allez, trop de bonheur, et si on passait du Ms 5619 au Ms 5620 ? Monter des planches finies. C'est bien ça, des planches finies, ça réjouit. Ouais, bof.

Préparer un truc pour Noël ? Bon, c'est pas comme si j'avais zappé d'aller chercher le calendrier de l'avent à la cave et tous l'accastillage qui va avec. Du coup, les minous compatissants calculent à l'envers. "Tu nous dois 5 jours de bonbons". Oui, parce que je mets des bonbons dans les petites poches du truc. Sauf que là, j'ai même pas les bonbecs, et encore moins les petites surprises qui vont avec. J'ai zappé le truc lorsque je suis allée au marché. J'avais de l'Histoire Naturelle en tête, j'étais légèrement pas dans mes christmas baskets. Heureusement, ma minette est tombée dans les Poinsettia, sur la table de la cuisine, c'est joli, c'est déjà ça.

Afficher l'image d'origine

Du coup, j'ose même pas aller voir les blogs de déco. Ceux où tout est déjà prêt, les bougies de l'avent, les jolies couronnes devant. Ici, on va dire qu'on est déjà en janvier, faut le savoir, y'a eu un espèce de décalage spatio-temporel, le sapin est déjà plié et les violettes sont à la limite de pointer leur nez. On a rangé tous les santons, même les supra mignons trouvés à Naples, à côté des perches à selfies.

Non ? Ca marche pas comme ça, le temps, ça file tout droit ? Crotte.

Faire des cartes de voeux ? Mouahhh! Ça, ça fait des années que je suis devenue goujate. Plus le temps. Avant, je fignolais le truc hein, toutes à la main, des plantes collées, genre herbier, du kraft, des beaux papiers, les timbres associés. Ça, on a fait une croix dessus. Je fais des bises en direct, ou les envoie par voix quantiques, c'est plus pratique.

Bon, ben du coup j'écris. Tient, ça me change un peu du clavier historié. Et puis je suis allée me chercher un yaourt dans le frigo. J'ai fait exprès d'oublier le verre d'eau. Comme ça, faudra que je me relève. Ça fera un peu d'animation dans la retranscription.

Et dormir ? Ouais, c'est aussi une solution...

I can get no, retranscription...

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30 novembre 2015

Cavalière posture

Rhhhhaaaa, le plaisir de ce matin ! Oh, un bonheur absolu.

Fallait que je couche ça sur mon clavier.

J'y ai pensé pendant tout le trajet de l'école, c'est dire.

Alors, alors, c'est quoi hein ?

C'est quoi ?

C'est quoi qui te fait bicher comme ça ?

Voilà. Il y a moult années de cela, dame Nain avait investi comme une brute. A savoir dépensé l'astronomique somme de 500 francs (ouais, maintenant ça le fait plus, 76 euros, c'est le prix d'une baguette) dans l'achat d'une petite merveille.

La petite merveille en question avait deux roues, et une origine batave du plus bel effet.

Un vélo.

A bon, tout ça pour ça ?

Mais attend, pas n'importe quel vélo.

Un Nhollandais mâdâme. Un truc sans doute volé à Amsterdam entre deux quais, et refourgué au cul d'une cave. Ok, j'avais pas trop été regardante à l'époque, vu l'état de mon porte-monnaie, j'avais fermé les yeux sur le probable vol batave.

En attendant, la chose, amster ou pas, avait fait jubiler la dame.

Une mer-veille.

Point besoin de vitesses, tout est dans la posture. Le dos bien droit, montée sur le fidèle destrier, dame Nain avait alors tout de la cavalière monture. Un guidon en guise de rênes, et hop ! J'hésitais alors entre l'élevage équin et le cadre de Saumur. On est sur ces vélos, madame, comme un cavalier en sous-bois, d'une classe inégalée et d'un maintien de roi.

Bref, avec ce vélo là, j'ai kiffé ma race.

Et puis j'ai rencontré monsieur Nain.

Qui lui, voyant l'état du batave destrier et aimant sa cavalière attitrée, c'est dit qu'il ne pouvait pas laisser sa propriétaire dans cet état.

Parce bon, il est vrai que la bête avait des kilomètres au compteur, présentait moult taches de rouille et autres poques du plus bel effet. Et une cagette en guide de panier, avec laquelle je ne vous dis pas tout ce que j'ai pu transporter. Mais bon, dame Nain bossant dans la patine, le vieillot et l'ancien, sa monture avait quelques rapports avec les siens, alors...

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Me voilà donc, outre un mari tout neuf, dotée d'un nouveau vélo, quasiment aussitôt volé dans l'oeuf.

On reprend donc notre brave hollandais.

Puis d'un troisième, fabriqué sans nul doute par de petites mains asiatiques. Dont il fallut refaire l'ensemble de la visserie, doter le cadre de boulons anti-vol et autres joyeusetés techniques. Au final, une fois passé dans les main de monsieur Nain, l'engin présentait bien.

La bête étant accastillée, me voilà repartie avec un machin des plus costaud, mit selle ++ with gel en silicone, panier croisillons, boulons papillons, etcétéra, étcétéra... Tout était bon dans le tromblon.

Bon, dire que le plaisir était le même... J'allais pas jusque là.

Je gardais donc ma baderne batave en cave et roulait benoîtement avec le flambant neuf assez lourd en vitesse, mais brave.

Jusqu'à la semaine dernière. Où sans doute énervé par mon destrier accroché à sa poubelle, un vil concierge s'en servit comme défouloir à coups de pelle. Oh, il ne dérangeait personne, ce brave vélo là. La poubelle avait été sortie puis rentrée depuis longtemps. Il était juste là, bravement accroché, attendant patiemment le retour de sa cavalière, dont les minous avaient 2 ou 3 trucs à faire (vous avez vu comme c'est chargé un agenda de minous ?). Bref.

Lorsque je repris l'engin, il grinçait, peinait, soufflait, frottait. On sentait la bête en souffrance, et prête à rendre l'âme sur la bande d'arrêt d'urgence.

Là, en attendant le retour de son maître en technique attitré, parti travailler à l'étranger, la petite reine fut nettoyée par sa propriétaire, re-graissée, et rapidement analysée. Roue arrière voilée. Rien à faire.

Y'avait du gite dans la voilure, ça brinquebalait dans la droiture. Bref, à moins de réinvestir, c'était foutu en devenir.

Là, dame Nain sentit qu'il fallait faire quelque chose.

Trois solutions.

La première, la plus logique, aurait été de réparer la chose. Sachant qu'une roue coûte aujourd'hui le prix d'une bête entière. Joie consommatrice à mondialisation industrière productrice. Nul.

La deuxième, acheter donc un nouveau destrier, et vendre pour pièces détachées l'ancienne dans un boncoin annoncé. Possible.

Mais peu rapide, or dame Nain, son vélo, c'est son auto. Un peu trop lent dans le tempo.

La troisième encavée réveilla en dame Nain d'anciens instincts cavaliers. Et si on allait voir du côté batave de la force motrice à pieds ?

Tadam ! Vive Amsterdam !

Et ce matin, oh, ce matin, et bien c'était plus que bien.

Joie, bonheur dans les coeurs.

Dame Nain a retrouvé sa posture cavalière d'antan. Une légèreté, une subtilité, un petit côté aérien, pour un peu, je me serais crue en forêt à équin.

Un pied, mais un pied... Y'a rien à faire, quand c'est bien conçu, la technique c'est le bonheur absolu.

Bref, il est vieux, il est moche, il a des jantes à faire pâlir la moindre semelle séculaire à botte crottée forestière, mais c'est une merveille à rouler, un plaisir infini cavalier.

On est décidément peu de chose.

Un vélo, un cavalier, et voilà comment commencer divinement une journée...

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19 novembre 2015

Après ça...

Qu'écrire après ça...

Quels mots choisir ? Quelle langue ? Quel vocabulaire ?

Haïr, s'insurger ? Rugir, pleurer ?

S'inquieter. Se terrer. Renoncer ?

Renoncer à l'essence même de notre humanité ?

La Vie ?

S'il est un renoncement unique, une seule part de mon humanité à laquelle je devais renoncer.

Ce ne serait pas la mort.

Ce serait la peur.

Alors voilà, je l'offre en cadeau, la prend qui veut.

Moi, je n'en veux pas.

*

 

 

 

 

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09 novembre 2015

Et après ?

Ben oui, tient, et après ?

Et après avoir pris 12 miyon de clichés aux archives, qu'est ce qu'on fait ?

Alors sur le papier, c'est simple. L'historien passe sa semaine à son bureau, à retranscrire les documents qu'il a trouvé, en toute quiétude pendant ses 8 heures réglementaires, voilà, voilà. Petites pauses resto, café mit collègues, papotage, et tout le tintouin qui va bien.

Mais ça, c'est la théorie...

Chez dame Nain, vous l'aurez compris, il n'existe rien de tout cela. L'exercice relevant plus parfois de la haute voltige en direct que de la tranquillité administrativement correcte.

A savoir que déjà, côté horaires, c'est juste n'importe quoi. Vu qu'ici, mon bureau, c'est aussi mon chez moi.

Vous me direz, c'est pratique.

Ben oui et non.

Parce que bosser chez soi, cela suppose de fermer toutes les écoutilles, d'opter pour une discipline de fer, d'être hyper réglo sur les horaires.

Mouaaahhh, mort de rire. Rien qu'à l'écrire.

C'est qui qui bosse encore à 2 heures du mat, en sachant que son lit est de l'autre côté de la cloison ? Et ben c'est bibi ! Ça, dans un bureau normal, ça se fait pas, c'est dit. Quand on bosse à la maison, par définition, c'est tout le temps. Pas de répit pour les braves.

Et dans la journée du coup ?

Ben tient, on va prendre aujourd'hui. Pas mal aujourd'hui les horaires et lieux de boulot.

Premier constat : il était dit qu'on allait en chier en peu. Vu que le pneu de mon vélo a décidé de rendre l'âme de bon matin, le vilain.

Or, le vélo, c'est la vouature de dame Nain.

Allons-y donc, c'est parti pour un accompagnage de minous en transport en commun, bondé à la mauvaise heure, joie bonheur dans les coeurs. Après, retour en métro genre panier de chats, même combat. Cela dit, des années de pratique aidant, maintenant je sais. Je sais qu'il faut que je monte en dernier, quitte à faire des amabilités :

- "Allez y, je vous laisse passer.

- Non, non, c'est bon, je vous en prie, montez.

- Vous êtes sûre ?

- Woui woui, je suis sûre." (t'ain, dépêche, les portes vont se refermer....)

La petite technique en question m'évite de me retrouver à brandir mon sac à main telle une Jeanne d'Arc du Métroplitain pour éviter l'haleine pas forcément amicale de mon prochain à effluves animales. Du coup, tant qu'à faire, tant qu'à se coller, autant que ce soit le dos tourné, le regard au loin, le nez scotché sur le couloir emmuré. Là, au moins, je respire à peu près.

Les loulous, eux, sont placés plus bas, c'est déjà ça.

Éjection quelques arrêts plus loin. Respiration. On finit à pieds.

Après, je reviens.

Café, ordi, 2 heures de dispo.

Ben oui, deux heures, parce qu'après, faut juste à nouveau reprendre le métro.

Et aller chercher le milou doté d'un dentier type centrale nucléaire, et le conduire avec célérité chez l'orthodontiste pervers.

Ben ouais, pervers. Qui pour vous punir d'avoir raté le dernier rendez-vous du mercredi, vous en colle un bien gratiné à midi.

Le minou psychote : "et si je n'ai pas le temps de me brosser les temps ? Je vais me faire jeter". Ouais, bon, c'est plutôt moi qui me fait jeter. Par l'assistante dentaire, qui, heureuse de pouvoir se lâcher un peu, revient deux fois pour vous dire que l'apprentissage du brossage de dents, c'est pas fait pour les chiens ni les orang-outangs. Le tout avec un regard lourd de sous-entendus, cela va sans dire.

Enfin, ça, c'était la dernière fois. Là, le minou a tellement eu peur que sa mère se fasse encore regarder de haut qu'il a passé 10 minutes à frotter frénétiquement ses quenottes métallisées.

Point de reproches cette fois-ci donc, tient, c'est étrange. Faut croire que la journée n'est pas encore assez avancée au baromètre d'énérvement de l'assistante dentarisée.

Et qu'est ce qu'elle fait dame Nain, pendant que le jeune homme se fait tripoter les dents ? Ben elle bosse ! Elle a ouvert son ordi sur ses genoux, et elle retranscrit. Décalage certain, voire un certain décalage entre deux "ELLE" et un "GALA", et les archives remises à plat. Voilà voilà.

On repart avec le minou rassuré, re-métro. Moins plein au moment du restau.

Arrêt crunch à la boulangerie du coin. Et reposage du minou à l'école.

Bon, après, le Nain n'ayant pas pour propension à naviguer toute la journée en transport à communauté, et qu'il doit bosser, il se pose.

Alors, alors, où est-ce que je vais bien pouvoir aller ?

Au départ, j'avais prévu la bibliothèque du quartier. Mais, crotte, c'est lundi, et c'est fermé.

A la bibliothèque de la Faculté ? Un chouille loin. Allons-y pour une deuxième boulangerie. Un café, et l'ordi ouvert à côté.

Sauf que bon, les boulangeries, ça peut sentir bon, ou pas. Et qu'en plus, y'a rien où brancher mon ordi choupi qui, lui, commence à crever la dalle.

Evacuation de la boulangerie, en quête d'un rade électrifié. La salle d'attente de la gendarmerie ? Ca pourrait être fun. Entre deux affiches sur l'agression et des prospectus sur le vol de brugnons. Sauf qu'il me faut juste un peu de concentration, et que sur ce coup là, je suis pas sûre que ça le fasse. "et vous l'avez vu votre agresseur madame Dutrognon ?".

Non, pas la gendarmerie.

La salle d'attente de la sécu ?

Si je passe les videurs, ça peut être une solution. Sauf que si je sors le bout de la queue d'une prise... Non, on y pense même pas. Et en plus, je risque de recroiser Jean-Pierre, qui, lui, sait parfaitement bien ce que c'est qu'une vie de bourreau. J'ai beau retranscrire la Terreur, autant éviter la mienne.

Le troquet du coin alors ? On tente. Le monsieur m'indique une prise à côté des wawas. Hum, joie bonheur, je prends, vue l'heure. Et branche mon ordinateur.

Après, côté concentration, on repassera. Entre les relents de petits blancs (franchement, ça sent la croquette), les blagues de comptoir et la vie édifiante du charcutier du coin, pas toujours évident de se plonger dans les comptes d'André Thouin.

Mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, et j'attaque les comptes-rendus de Conseils Municipaux du XIXe avec joie et liesse. Ben oui, je passe de la Terreur à l'horodateur, sinon, ça lasse...

16 h 20, paf, le chien, quittons ce rade hospitalier à atroce café (rarement vu pire...) pour nous relancer dans la récupération enfantine, et  le métro bondé...

Goûter...

Et là, tu fais quoi ?

Ben c'est 21 h 00, alors du coup, je bosse !

Rhhhhaaa... Et un bureau ailleurs ? Ça serait pas le bonheur ?

Naaaannnn !

Ma liberté a parfois des goûts forts en café, voire des relents de petits blancs limés, mais tant qu'à rester dans l'agrume, bricoler en histoire, c'est toujours jubilatoire...

Alors...

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18 octobre 2015

CNAAAAAMMMM !

Allez, tient, dans notre série "c'est du vécu", aujourd'hui, "vis ma vie à la sécu".

Alors non, je ne navigue pas entre les Archives et la Sécu. Dans l'histoire je suis, dans l'histoire je reste. Chacun ses passions.

Mais quand on a une petite propension au décalage spatio-temporel, la confrontation avec certains concepts contemporains tient parfois à la haute voltige.

A savoir : un changement de statut.

Sur le principe, c'est bête comme chou un changement de statut à la Sécu, hein. On passe de la case A à la case B.

Alors, premier obstacle, avoir impérativement touts les papiers. Une forêt de boulots.

Mais pas forcément des plus simples. A savoir, un chouille de contrat là, un statut auto-entrepreneur ici, des missions au loin, des contrats de bouquins. Bref, le Nain est mÔderne comme dirait l'autre. Il sait que le CDI, c'est pas pour lui. Que sa vision du travail s'apparente plus à celle de l'Ancien Régime qu'à l'actuel. Que si l'argent il veut rentrer, les postes il doit multiplier. Qu'à l'identique du rémouleur ou du vendeur de bouts de galoches, il doit avoir plusieurs mousquetons à ses poches.

Il a compris aussi il y a fort longtemps que le système, c'était le système, à savoir un vortex genre trou noir, et que le prix de sa liberté se situait à la périphérie du truc. Autrement dit, que si je veux jardiner à loisir, historier à plaisir, tout en espérant vivre de la chose, autant fuir le trou noir pour voguer dans ma propre galaxie. Proche du système, mais pas trop près non plus.

Voilà, déjà, une fois qu'on a posé le concept de l'indépendance, rien qu'au franchissement de la porte de la Sécu, on sait, pour parler cru, que ça va chier dans la colle.

Aller, courage et détermination cocotte, va falloir y aller. Porte franchie. Trois "agents d'accueil". Autrement dit, des gros bras. Le mec qui t'empêche d'accéder à l'appareil qui distribue des tickets si t'as pas de raison d'y aller. Ca doit le faire ça, quand on demande à ces messieurs ce qu'ils font dans la vie. -"Je suis  agent d'accueil à la Sécu". - "Rhhhaaaa, mais attends, t'as fais des études de videur ?". - Vision fugace du sketch de Dany Boon : - T'as des bâskets ? Tu rentres. T'a pô de bâsckets ? Tu rentres pô". " C'est môa qui dit c'est ki qui rentre dans la discothèque et c'est ki qui rentre pô".

Alors, on se colle un sourire genre "the mask" sur la figure, et on essaye de franchir l'entrée du nigth club. Voix flutée genre petite dame perdue : "heuuu, je viens pour un changement de situation". En vrai, le Nain est mezzo-soprane et a déjà fait éclater un certains nombres de tympans de mères apeurées lorsqu'elle appelait ses enfants au square à l'heure du goûter. Mais en tant que mezzo-soprane, elle sait aussi très très bien faire la petite voix flûtée, ainsi que moult accents divers et variés. J'ai un gosier de caméléon. Bon, cela dit, j'allais pas prendre l'accent de Mickey pour accéder au ticket. Mais je sentais bien qu'il fallait pas que je la ramène trop.

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- Vous avez tous les papiers ?

- Woui...

- Vous êtes sûre ?

- Woui...

- Bon, on va prendre un ticket.

Sachant que c'est pas vous, hein, qui appuyez sur le bouton, c'est le videur, heu, pardon, l'agent d'accueil. On sait jamais, y'a quand même trois boutons différents. D'ici à ce que vous finissiez par commander un menu best of en appuyant sur le bouton "conseiller"...

Bref, on attend. Après, on pousse la porte C, et là, on tombe sur un charmant et fringuant jeune homme. Ohhh... Qui après avoir consulté la forêt de boulots, vous dit qu'il n'y a aucun soucis, que les portes du monde enchanté de la situation B vous sont grandes ouvertes. Magique. On repart avec un autre papier, où y faut bien remplir toutes les cases. Facile Émile

Étape 1, franchie.

Après, on remplit le papier.

Grandes questions existentielles sur le papier. En bas, vu que c'est moi qui demande, faut pas qu'il y a la signature de mon cher et tendre si ? Non ? Phrase sibylline... Petite musique d'ascensseur intérieur... Plouf plouf, allez, toi, tu signes pas, on verra !

Étape 2. Retour à la Sécu.

Re-videurs, re-tickets. Re-porte C.

Ouh, il a bien changé le conseiller : Jean-Pierre, 51 ans, à un an de la retraite donc. Genre "avant, j'étais routier". Voilà, voilà. Regard méprisant. "T'ain, encore une meuf".

Re-voix flutée. "J'apporte mon dossier".

"Non, mais attendez, c'est quoi ce merdier, moi, si vous n'avez pas été salariée dans les 3 derniers mois, je prends pas".

Paf le chien.

Alors attends Jean-Pierre, faut pas me la faire. C'est qui qui dirige Dédé le camionneur et Roger le pelleteur sur les chantiers ? Et ben c'est moi monsieur. Et à priori, ils filent doux. Va falloir veiller à pas me manquer de respect.

Ou de planquer son incompétence derrière des airs de routier désabusé.

J'enrage. Utilise ma vraie voix de mezzo-soprane (autrement dit, tout l'immeuble m'a enttendue). Et part en claquant la porte.

Naaan, mais attend. Ce crétin a bousillé ma journée.

A la veillée, retour sur image avec le mâle. Qui, aussi geek que sa dulcinée, et plus que légèrement énervé, va de ce pas consulter sur internet les 12 tomes du règlement de la Sécu.

Pour finir par constater que Jean-Pierre, c'est juste un gros blaireau qui aurait mieux fait de rester dans son 38 tonnes (quoique, vu la bête, ça devait ramoner sur l'autoroute). Bref, qu'il m'a juste raconté n'importe quoi... Y'a des salaires qui se perdent. Je dis ça, je dis rien.

Re-re-retour à la Sécu donc.

Étape 3

Passage ticket. On va finir par devenir potes, et en plus, j'ai des bâskets.

Prière fervente à Saint Antoine : "pourvu que je ne retombe pas sur ce crétin de Jean-Pierre, pourvu que je ne retombe pas sur ce crétin de Jean-Pierre".

Merde, encore la porte C. Sueur froide.

Jeune dame noire à poitrine généreuse. Chouette, une maman ! De sueur, en lueur. D'espoir.

La prière à Saint Antoine a bien marché, et en plus, la dame prend mon dossier. "Faudra juste me faire parvenir le formulaire 24 C. Mais l'amenez pas tout de suite. Le temps que vos pièces soient scannées (oui, oui, maintenant, ils scannent les papiers à la Sécu), y'en a bien pour 3 ou 4 semaines. Si vous l'amenez avant, ils sauront pas ce que c'est, et votre lettre finira à la poubelle".

Ben tient.

Hum, ça sent l'organisation tout ça... Un vrai bonheur.

Cela dit, la petite dame était charmante. C'est déjà ça.

Deux semaines plus tard donc, re-re-re-retour à la Sécu.

Étape 4

Apportage du papier. En mains propres. S'agirait pas que mon courrier finisse aux oubliettes.

Re-videur (ça va les enfants, et la petite dernière ?). Re-ticket. Tout juste si j'ai pas le droit au café avec le menu best of.

Poste C.

Merde...

Jean-Pierre.

Bon, vous imaginez la suite. A savoir que Jean-Pierre l'hyper compétent n'a aucune trace de ma rencontre avec la petite dame précédente. Que ça sert à rien de poser le papier, vu que le dossier n'existe pas. Et que de toutes façons, s'il est au scanner, et ben, il n'y a pas accès. Que par contre, si je fais le 3646, ben eux, y sauront.

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Alors, comment vous dire ? Jean-Pierre ?

Naaan, je dis pas, j'ai déjà dit suffisamment de grossièretés. On va rester dans le frais, le délicat, l'attentionné, le bienveillant, le guilleret, et l'avenant.

Haummmm... Haummmm....

Étape 5

De retour à la maison. On compose le 3646

Après moult touches écrasées à x euros la minute, et, en toile de fond intérieure, le sublime "faites l'étoile", qui me réconcilie même avec le répondeur du RSI...

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 Un charmant jeune homme (le premier bureau C ?)

Qui me confirme bien que Jean-Pierre est un très très gros blaireau. A savoir que eux non plus, ils ne savent pas où en sont les scans. Mais que par contre, lui, il sait a priori se servir de son ordinateur, et peut voir que mon dossier est bien en cour de traitement.

Pfiou...

Étape 6

Pluie torrentielle. Le videur est devant la porte de la Sécu :

- "Nan, on rentre pas, y pleut, faut passer par la porte de derrière."

- "Attends, regarde, j'ai des bâskets. Et en plus, je vais juste à la boite aux lettres".

Pfiou, ça a été juste.

Étape 7

T'ain, ça devient long cette histoire...

Courrier reçu du matin. Eceki ? Ben célaséku ! Fallait mettre les DEUX signatures. Voilà voilà.

Bon, ça progresse hein, vu que c'est pas le papier original qu'ils m'envoient, mais le scanné !

Joie bonheur dans les coeurs.

Étape 8

Une fois la bête signée, on la ramène à la maison, ou autrement dit, à la Sécu.

Re-videur (et ça va Mamie Paulette ?).

Bon, sauf que le Nain est perfide, et aime bien de temps de faire profiter ses contemporains de ses interrogations existentielles. A savoir mettre le nez du videur dans le papier pour lui montrer que c'est juste incohérent de demander DEUX signatures (cher et tendre et votre serviteuse) alors que c'est UNE personne qui demande (à savoir moi en tant que moi-même).

J'ai juste l'impression d'être au XVIIIe siècle. A savoir à l'âge ou madame, avant de passer l'arme à gauche devait faire acte devant notaire pour demander à ce que son mari lui accorde avec mansuétude ce qu'on appelait alors joliment son "autorité". Ou autrement dit le droit de disposer de ses biens, histoire qu'elle puisse les transmettre à qui elle veut. Après, elle avait le droit de faire son testament comme une grande.

Bref.

Autant vous dire que le videur m'a regardée comme si j'étais une terroriste qui allait ruiner en une seule phrase l'ensemble de ce si beau système, pourtant si bien huilé. J'ai ensuite été priée d'aller me faire voir en Ouzbequistan du Nord (remarquez que je n'ai pas dis "chez les Grecs", ce qui aurait vexé une de mes fidèles lectrices d'outre-îles ensoleillées aux posts cantiniers au combien appréciés). Ou autrement dit - "que c'est pas votre histoire ma petite dame. Et qui manquerait plus que les assurés s'occupent de changer les papiers".

Le monsieur a agrafé la lettre reçue, et le formulaire 24 C : "- Voilà, vous pouvez le mettre dans la boite maintenant.

- "Ah, bon, je vais pas voir Jean-Pierre aujourd'hui ?"

Naaannnn, j'ai peut-être de grandes questions existentielles en signature, mais je ne suis pas maso non plus :0)

A défaut d'être assurée, me voilà rassurée. Enfin rassurée, j'ai toujours pas de nouvelles de la chose. A mon humble avis, va y avoir une étape 9...

CNAAAAAMMMM, je vous aimmmeuuu !

 

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13 octobre 2015

Vis ma vie aux archives

J'étais bien partie tient... Ca fait un petit moment en fait.

J'avais des tonnes de trucs à vous raconter, j'écrivais dans ma tête.

Ça s'appelait "vis ma vie aux archives".

C'était il y a 15 jours. Dans une charmante petite grande ville en goguette.

Si je dis petite, et que je dis le nom de la ville, je risque de me faire appeler Marcel pour tout ceux qui considèrent qu'elle a tout d'une grande. Du coup, va pour la "petite grande", on ne vexe personne... Bref, elle fut grande, moult années de là, mais elle est quand même vraiment cht'iotte maintenant.

Cela dit, elle est belle comme tout.

Bref, me voilà partie faire des recherches en archives, avec toujours ce petit truc au fond de la gorge lorsque je suis en goguette. Une sorte de retour aux sources à chaque fois (admirez le jeu de mots...). Avec un concept de départ qui me rapproche encore plus de mes vertes années : faut pas trop que ça coûte. Double retour aux sources donc. Ben oui, l'étude du nouveau jardin en cours a de tout petits moyens, alors la first classe et l'hôtel 3 étoiles, on regarde de loin.

Cela-dit, on regarde toujours de loin :0). Mais bon, là, y'avait défi.

Allons-y donc pour l'éco. 3 heures de train, pas de TGV. Cling, c'est toujours ça de moins dans l'escarcelle.

Choix d'un hôtel minimaliste. Mais quand même à côté d'une superbe église. Ca l'fait. Double cling.

Les wawas et la douche sur le palier, et la fenêtre qui ne ferme pas concourent au charme de la chose. Tant, pis, en avant comme avant, ou plutôt comme hier. Pour contrer les petits filets de vents glacés, en guise de couvertures, on rajoute la veste, le manteau, les écharpes et autres trucs sensés jouer le rôle d'un édredon.  Qui finissent obligatoirement en tire-bouchons. Triple cling.

Après, y'a les archives.

Souvent, c'est neo-pompidolien. A savoir doté de tables en formica, de néons du plus bel effet, de blafardes lumières pseudo carpates, avec, côté carpette, le chuintement de la semelle sur le lino. Ah, le chuintement de la semelle... On aimerait rentrer en lévitation.

Mais là, nul besoin ma brave dame. Du parquet, de chène, sécculaire. Par terre, sur les tables, en boiseries, et sur les plafonds. Un ancien palais... Régal pour les yeux, y'a même une cheminée. On se rêverait au coin du feu. Bon, les neo-pompidoliens ont quand même sévi à l'entrée, avec investissement en banques d'accueil d'environ 1,50 m de haut, ce qui complique un chouille la communication. Le monsieur qui a conçu ça devait avoir en tête l'alongement de la population. Allez-savoir... Sachant que le public archivistique étant plus généralement proche de la sénilité que de la prime jeunesse échevelée, les pauvre petites dames voutées qui généalogisent à mort ont parfois quelque peu du mal à dépasser le comptoir en bord. Passons.

Dans la salle, deux vieillards chenus, penchés sur des actes de 10 fois leur âge. Mise en abîme...

Sentiment de jeunesse retrouvée. Le poids des ans m'abaisse en temps. Là où le rhumatisme règne, je glisse, virevolte en cartons, me retrouve comme à 20 ans en comparaison d'antan.

Après, il y a la jubilation de la découverte. Rhaaa, le dossier jamais ouvert. Jamais. Enregistré, ok, mais plus jamais consulté. Mieux qu'un monchéri dis donc. Parce qu'à l'intérieur, à défaut d'alcool fort, y'a des trésors. Du coup, le nain jubile. Et partage. On fini par être très potes avec les archivistes, en se bidonnant sur la série 4 E 119 12. A chacun son humour hein...

Après, y'a le dej. Vu qu'on est en tarif éco, on applique le vieux principe estudiantin. On prend la chambre d'hôtel avec petit dej. Petit dej qui va servir à la fois de petit dej, de dej, et de dîner. Quadruple cling. Bon, après, faut quand même être discret quand on flanque la moitié du panier de fruits dans son sac à main (toujour choisir un grand sac). Sinon, ça fait un peu radin. A retenir, outre la pomme, la petite plaquette de nutella hôtelier qui finit en beauté un repas petit déjeuner. Ne pas prendre de bananes, ça sent pas bon une banane. Dans un train, c'est une torture. En archive, on oublie d'office la procédure.

Cavalcade en archives donc, le temps est compté. L'appareil numérique accélère la chose. On dévore du vieux papier comme une photocopieuse survoltée. Les archivistes concourent. Et courent, allez, hop, fini le 4 E 119 12, on passe au 13 ! Quitte à se planter dans la commande en prenant machinalement la suite en rayon.

Sauf, qu'en archive, le classement, c'est toujours coton.

A la suite du 4 E 119 12, y'avait pas le 13, mais 96. Va savoir Edouard. Me voilà projetée cent ans plus tard, qu'est ce que c'est que ce bazar ? Retour à l'envoyeur. Dans la bonne humeur. Poilade en 4 E 119 96.

Après, le soir, y'a la télé ! Rhoo, alors ça. Contraste. Parce que le soir, faut traiter les clichés. Transférer les fichiers, trier, voire commencer à décrypter. Tout ça devant des niaiseries improbables. Ça crée de curieux liens ce machin. Ou comment associer les cht'is à Los Angeles avec les photos de la série S. Ben oui, tant qu'à faire. Parce que pour l'intello, on connaît déjà, on sait où aller chercher, qui du podcast enluminé, ou quoi de l'émisson enculturée. Mais la niaiserie ?  Vu que la télé, chez moi, y'a pas, la niaiserie, généralement, on oublie.

Mais quand l'écran est là, autant observer la chose. Et zou, après les jours archivés, petite étude ethnologique sur le débile en télégénique.

Cela dit, ça lasse assez vite le trop. Et on finit sur la vie des hippo ou l'architecture du Bas-Hainaut en deux coups de cuillères à pot. Bah oui, parce que vue la classe éco, pour ne pas manger mon nutella avec les doigts, j'avais aussi fauché une petite cuillère avec le petit déjeuner. Rendue à la fin, cela va sans dire, enfin !

Voilà comment, après une semaine entre la pomme et l'archivage, me voilà de retour dans mon TER à arrêts volages : "merci d'attendre l'arrêt complet du train pour descendre". C'est vrai qu'on a pas trop envie de rester dans le tacot.

Après, le constat est fait : 3500 clichés.

Là, on est plus en éco.

Y'a pas à tergiverser, maintenant faut décrypter.

Mais c'est tellement bon...

Posté par nain_de_jardin à 21:45 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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