*** Nain.de.Jardin ***

06 avril 2014

Hugo, Victor Hugo...

Spectacle rassurant

Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent ;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

Victor Hugo ("Les Rayons et les Ombres", 1840)

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31 mars 2014

Tempus fugit in viridarii

Alors ma pt'ite dame, on en est où ?

Ouh, là, c'est qu'on courre...

J'ai adopté un sablier, le temps y file au grain, tout fin.

Limoneux. Avec un peu d'argile, et une structure micropolyédrique, si, si, je vous assure.

Le matériel ? Entre XIVe et le militairement incorrect.

Bref, j'aurai aimé faire plus long, mais mes tranchées me rattrapent...

Juste donc pour vous dire que ma main a retrouvé sa truelle et qu'à nouveau capitaine crochet d'un jardin endormi, mes heures sont plus limoneuses et jardinières que studieuses au front d'un clavier ami.

      

Mais je re trouverai le fil des mots, promis.

Laissez-moi réveiller le bel endormi, au pied de ses tours amies. Et après, je reviendrai, si, si.

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18 février 2014

Etre Ane

Être Ange
C’est Étrange
Dit l’Ange
Être Âne
C’est étrâne
Dit l’Âne
Cela ne veut rien dire
Dit l’Ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
étrâne est plus étrange qu’étrange
dit l’Âne
Étrange est !
Dit l’Ange en tapant du pied
Étranger vous-même
Dit l’Âne
Et il s’envole.

Jacques Prévert

"Dans cette histoire, on peut conclure deux choses. La première c'est que les ânes voient les anges, et cela ne devrait guère nous surprendre. (...) La deuxième chose que nous apprend cette histoire est que la vérité peut fort bien sortir de la bouche d'un âne, et là non plus, nous ne devrions pas être étonnés : la vérité ne doit rien à la grandeur supposée de nos fortunes ou de nos esprits. La vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit. Elle n'est grande quand elle l'est, que par sa proximité avec la vie pauvre et faible. L'idiot de Nazareth le savait bien, juché sur un ânon aux portes de Jérusalem, sacré roi par la foule, quelques temps avant d'être mis à mort par elle : la vérité n'est jamais si grande que dans l'humiliation de celui qui l'annonce."

Le très-bas - Christian Bobin

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03 février 2014

Albert...

Ben voilà.

Ca fait quand même un bail que j'ai pas écrit ici, moi.

Comme toujours, lorsque je cherche un peu d'inspiration, je me dis que ce serait bien de vous écrire un petit truc autour d'un bidule artistique ou d'une bizarrerie architecturale. Un machin en histouère.

Sauf que bon, ça venait pas.

Et quand ça veut pas, ça veut pas.

Y'à des jours, l'idée est là, mais les mots sortent pas des doigts.

*

Dans ces cas là, je laisse passer. A pas peur, ça va revenir.

Ah ! Et tient, aujourd'hui, c'est revenu !

Et alors, et alors, Tu nous présentes quoi là, dis, dame Nain ?

Une thèse hagiographique autour de Charlotte Perriand et son célèbre pouf qui pète ?

Un mémoire sur l'art inuit au regard des motifs sur anoraks des coureurs de la Vasaloppet ?

Un résumé freudien sur le denim et l'art en salopette ?

Ben non, je voulais juste vous présenter Albert.

Chien à moumoute

Ouais, Albert.

C'est comme Edouard, j'ai pas pu passer à travers.

Je sais pas, un petit côté ABBA.

On dirait une photo de l'oncle Robert (celui qu'on appelait Bob) dans les années 1970. Quand il travaillait chez Schneider.

Ou Thérèse Patouillard. La dame qui tenait la boutique de gaines et lingerie, place Jean-Jaurès. Une bombe cette Thérèse.

Ou ma prof d'Allemand...

Bon, ok. J'ai juste pouffé.

Et je pouffe encore :0)

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20 janvier 2014

Gargouillis ?

Ce soir, je me suis inscite sur un nouveau blog...

Hop, hop, hop, ni une ni deux, je m'abonne, remplis le formulaire.

Et, que lis-je ?

Ohhh ! Que voilà un joli mot !

Lorsqu'internet a des gargouillis, voilà ce qui arrive au bout du tuyau !

Prooths

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15 janvier 2014

De Stendhal au caveau, tout est beau

Pour tout vous dire, Michel-Ange, "j'y suis bien sujette". A savoir, pour ceux qui ne pratiquent pas le lyonno-stéphanois, j'aime bien.

Michelangelo, study for the head of Leda - 1529

Enfin, même plus que ça, dit la fille qui s'est fait un petit syndrome de Stendhal devant sa "tête idéale".

Un syndrome de Stendhal ?

J'explique.

C'était un jour de semaine à Paris, un chouille désoeuvré. Et que fais l'historienne d'art désoeuvrée quand elle se désoeuvre ? Ben, elle va au Louvre, histoire de regarder deux ou trois trucs pendus sur les murs. Ça détend.

Bon, là, y'avait une expo sur "les dessins de Michel-Ange". Ok, sur Mimi, tu sais tout, on t'as suffisamment rabâché des trucs sur le bonhomme, t'y vas juste "histoire de", pour voir.

Et c'est là que Stendhal arrive.

Mais alors, alors, le syndrome de Stendhal, c'est quoi ?

Ben généralement, ça touche des gens peu éduqués, un peu éloignés, ceux qui n'ont pas l'habitude de naviguer dans le classique, le beau, l'oeuvre d'art.

Je vois vos regards interloqués. Mais par chez nous, levez les yeux, regardez, l'architecture, le paysage, les châteaux, les jardins, les tableaux, vous vivez dans le beau ! On dirait pas, mais au fin fond du Névada, ben tout ça, ils l'ont pas.

Bon, vous me direz, Stendhal, il était bien de chez nous, et éduqué, et ça l'a pas empêché de se taper son beau syndrome non plus hein... Moi non plus d'ailleurs.

Bref, prenez une américain ou un monsieur jamais sorti de chez lui, et qui n'a pas la tévé, flanquez-le pour de vrai devant la Joconde, la cathédrale de Milan ou le Colisée, et paf ! Il pète un boulon.

Après, ça se traduit en fonction de la personnalité de chacun. Y'en a qui veulent détruire l'oeuvre en question, et d'autres qui aimeraient bien l'emmener à la maison.

Moi j'ai fait la version "maison". A savoir que quand je suis arrivée devant la tête idéale, j'ai juste eu envie de trucider les deux italiennes qui étaient déjà postée devant.

Michelangelo Buonarroti - Testa ideale

Je la voulais pour moi cette tête là. Et la première pensée qui est venue après fut "si ils l'a vendent, je l'achète".

Mais oui, mais oui... Et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier "halu"...

Bon, après, la raison l'emportant -j'allais quand même pas partir avec ma tête sous le bras- , je repris la mienne, et me mis en quête d'une carte postale de ce magnifique dessin.

Que nenni !

Rhhaa, frustration extrême.  Non, mais allo quoi, au Louvre, y'a même pas une carte pour moi !

J'ai cherché hein. Je l'ai eu. Mais bien des années plus tard.

Maintenant, elle est au-dessus de mon bureau.

Et elle est à moi, là là là...

Bon, et sinon, pourquoi donc vous parlais-je de Mimi l'Ange ?

Ben parce qu'aujourd'hui, j'ai encore appris un truc.

On repart pour de l'histouère ?

On est au début du XVIe siècle. A Florence. En Italie.

Mimi, à l'époque, c'est juste une star. A 15 ans, il a fait "la vierge à l'escalier.

Michel Ange Vierge escalier

A 17, "la bataille des centaures".

Michel-Ange, la bataille des centaures

Et à 21, il tombe devant un bloc de marbre oublié par des potes sculpteurs, il prend un ciseau, et hop, il commence son "David".

Michelangelos_David

En 1527, Florence chasse les Médicis. Oust, aller, hop, allez voir ailleurs si ont y est. On en a des frissons a posteriori, parce que sans les Médicis, à Florence, on aurait loupé des trucs quand même...

Bon, les Médicis, vu que ça leur reste en travers, ils s'allient avec les Espagnols, et ni une ni deux, ils reprennent la ville en 1529.

Pour les florentins, c'est pas la joie. Ils ont fortifié, ils ont guerroyé, et ils n'ont plus rien à se mettre sous la dent ; et en plus, la peste traîne par là. Pas de bol.

Et notre Mimi, y fait quoi là dedans ? Et ben il a la pétoche. Vu qu'il avait un chouille milité contre les Médicis, il se sent pas trop à l'aise. Si on ajoute la faim et l'autre pestouille, c'était pas terrible.

Que faire ?

Bon, c'est un génie, faut pas l'oublier. Il cogite un peu, et il se dit que si y'a UN endroit où se cacher, c'est là où on irait pas le chercher. A savoir dans une cave de la sacristie Neuve de la basilique San Lorenzo. Celle des Medicis, si, si. Finaud le bestiau.

Aller, hop ! Au trou !

Bon, c'est pas dit qu'il sortait pas la nuit, histoire d'aller chercher 2 ou 3 trucs à manger, et quelques bouts de chandelle à brûler.

Et sinon, histoire de passer le temps, il gribouille sur les murs.

Michel-Ange cave

Oh, des trucs de rien, hein. Des bouts d'antique, des morceaux de statues à faire, des machins griffonnés de tête...

Michel-Ange, cave 3

Après, les Médicis, pas chiens, ils sont partis à sa recherche. Trop content de sortir de son antre, Mimi réapparaît, et Clément VII passe l'éponge.

Michel-Ange, cave 2

Et à propos d'éponge, dans la cave, on fait un peu de propre, on badigeonne, et on oublie.

Par la suite, on y entrepose du charbon, et tempus fugit.

Après, on arrive dans le fameux principe de précaution à la con. Celui qui fait dire à de charmants édiles sécuritaires que décidément, non, non, une cathédrale sans sortie de secours, ça se fait pas, et que de toutes façons, d'après nos calculs, elle aurait du tomber y'à longtemps, la pauvre cathédrale en question. C'est comme les ascenseurs dans les tours médiévales cette histoire là ; disons qu'entre précaution et histoire, y'à juste parfois collusion stupidatoire.

Bref.

En 1975, fallait faire une sortie de secours à la bibliothèque de la chapelle. O-bli-gé.On va gratouiller dans la cave, et sous le charbon, ohhh, qu'est qu'on trouve ?

Les gribouillis de Mimi.

Bon, après, les spéciologues se sont battus. Mimi or not Mimi ? That was the question... On a même appelé les experts à Mi-à-Mi pour essayer de trouver les empreintes digitales de l'angélique sculpteur.

Ben oui, figurez vous qu'on les a, il les a laissé traîner sur un bout d'argile...

Les empreintes, ça rien donné, mais après presque 40 ans, on en est sûr, Michel-Ange a bien oeuvré là...

Et on est bien content ma fois.

File:Andr37.jpg

Alors, on peut pas la voir, hein, interdit. Trop fragile. Mais on va en faire une autre à côté, une fausse, histoire de se faire des syndromes stendhaliens en copier-coller.

Je sais pas si ça aura le même chien, ou le même collier...

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08 janvier 2014

Et Léonard devint scie

Et si on revenait à nos moutons ?

Ben oui, tient, ça fait longtemps que je n'avais pas remis les doigts dans ma boite à suggestions...

Mais si, rappelez-vous, ces thèmes que vous m'avez donnés, histoire de faire glisser encore et encore mes doigts sur le clavier.

Alors, autre temps, autre lieu, autre thème, autres phonèmes

Une proposition Eclectique sous forme d'un défi technique : "Récup et transformation : comme une  maladie !!".

Faut dire que la belle emballe. Tout y passe ! Des troncs aux vélos enrubannés, des panneaux de signalisation aux barrières de sécurité rien n'échappe à son cavalier crochet.

Alors, alors, vu que ce qui me vient en tête là, tout de suite, comme ça c'est : "je suis malaaadeee, complètement malaaadeee", on va quand même éviter boutons et pustules.

Et partir plutôt du côté de l'art en capsules.

Côté bouteilles, j'avais déjà évoqué le côté théo-écologie des fondus du bouchon. Des moines à vocation alcoolique, qui, à défaut de boissons euphoriques, ont fait de la consommation de leurs ouailles un bien beau portail...

Temple en bouteilles plastique 3.jpgDe la récup.

bottle wat-larn-kuad-beer-bottle

C'est beau hein ?

bottle -Wat-Pa-Maha-Chedi-Kaew

On se croirait dans "l'odeur de la papaye verte"... Si vous ne l'avez point vu, essayez de le trouver, c'était une petite merveille ce film là...

bottle_temple_4

 Cela dit, l'idée n'est pas neuve, certains l'avait déjà testée, qui par récession, voire prohibition, d'autres par défi ou écologie.

bottles

 Ouais, parce que c'est juste top côté isolation ce truc là. Les électriciens ne me démentiront pas...

Bon, et sinon, la récup, vous l'avez bien compris, chez moi, c'est aussi une maladie. Limite (quoique) si je ne fais pas les poubelles parfois.

Une vraie patère, comme autrefois.

Un quoi ?

Un patère.

Ok, ok, j'ai pas trouvé la définition sur le net, alors je vous en fais une en direct.

Le patère, c'était le monsieur qui passait dans les rues quand j'étais petite, et qui criait "patttttèèèère" pour annoncer son passage. Les gens lui fourguaient leurs peaux de lapin, et les vieux machins qu'ils voulaient jeter. Un ferrailleur/tanneur quoi. Ou une décheterie ambulante. Au choix.

Un petit métier. Une chouette idée.

Bon, du coup, tant qu'à être dans la peau de lapin, et le crochet urbain :

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Et hop !

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03 janvier 2014

Bonnannée

Alors, ces voeux, ces voeux, on fait quoi ?

Bon, j'aime bien la version classique, toute jolie, avec des petits mots gentils. C'est celle qui permet d'exprimer ce que l'on a parfois, par pudeur, plus de mal à dire ailleurs.

Et puis il y a la version nain... Vue du haut du frigo, ou du fond du bassin. L'effet Matrix du voeux. Entre histouère et polésie, poilade et fantaisie.

On ne se refait pas hein...

En 2012, on pouvait faire rimer la chose avec de multiples petits trucs rigolos : blouse, loose (in angliche), bouse ou Toulouse...

Blouse

Un petit côté mère Deschiens non ?

Pour 2013, on était encore à l'aise Blaise, avec ou sans L... Voire aux fraises avec des punaises, à la poulette basquaise.

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Celle là, de fraise, vous y croyez vous, c'est la "triomphe de Hollande", si, si. Peut-être faudrait-il en planter dans les jardins de l'Elysée...)

Mais 2014, alors là, je vois pas. Internet non plus d'ailleurs (dingue, y'a même des pages sur "les mots finissant par")...

Enfin si, je vois très bien, plongée que je suis dans l'univers louis-quatorzien des jardins.

Alors on va dire ça, 2014, je vous la souhaite à la Louis XIV !

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Solaire, grande en siècle, hortiésienne et triomphante.

Bonnannée !

*

Ah, sinon, au fait : merci d'être là...

Et pour ça, chapeau bas !

Mes révérences les plus profondes vous accompagnent...

Et mes voeux aussi.

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30 décembre 2013

Sur une colonne perchée...

Alors, aujourd'hui, un petit post spécial dédicace à Kate, ma soeur Kate...

A qui je proposais de venir m'installer en haut de son frigo, ou de son armoire normande, sans doute plus adaptée à mon postérieur de dodo.

Cherchez pas, y'à des fois, faut mieux pas creuser.

Bref.

Allez savoir, dans le pouyème de seconde suivant, en associant dodo et perché, et hop, voilà comment est apparu Siméon le stylite. C'est comme ça, les historiens d'art, ça vous saute sur le rable du moindre machin artistique à la première pensée.

Et paf !

Cela dit, grâce à l'idée de mon frigo perché, à défaut de baron (dans lequel tout est bon, soit-dit en passant...) je suis enfin allée chercher ce qui constituait une énigme de mes années d'études : Siméon le stylite, il était VRAIMENT sur une colonne ? Nan, parce que y'à le terme, et puis y'a la réalité.

Bon, nous parlons ici, pour ce qui est de mes études, de la préhistoire en histoire. A l'époque, y'avait pas internet et autre wikipedia. Si on voulait chercher l'histoire de ce brave Siméon, fallait se taper la biblio complète de l'histoire des moines de Syrie. Et comment dire ? Je l'ai pas fait à l'époque.

Bon, maintenant, un petit clic, et hop ! Tu sais à peu près tout de la vie du moindre moine du Ve siècle, de la marque de sa bure à son menu du 3 janvier 445.

Alors, ce brave Siméon, il était berger, et voilà qu'un jour, telle la future Jeanne, il entend une voix. Qui lui dit :

"Bienheureux ceux qui pleurent !... Bienheureux ceux qui ont le cœur pur !" Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s'endort et fait un songe : "Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice ; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai : "Creuse encore !" me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole : "Creuse encore !" Enfin la voix me dit : "C'est assez ! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu'il te plaira." Ce songe signifiait sans doute l'humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection ; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme. »

C'est beau hein ?

Bref, l'homme se consacra à la prière. Si bien qu'on venait le voir de partout.

Sauf que lui, le monde, la parlotte, c'était pas son truc.

simeon-the-stylite-1939

Du coup, histoire de vraiment prier tranquille, et d'obéir à sa voix, il décide un jour d'aller se percher en haut d'une colonne. La première faisait 4 mètres. Après, genre Koh-Lanta, il alla se poser carrément plus haut, 15 mètres au bas mot. Bon, apparemment, y'avait quand même une petite barrière.

Simeon_Stylite_Louvre

Parce Siméon, il avait décidé qu'il ne s'alongerait plus du tout. Debout, plié en deux, agenouillé (quoique...) et rien d'autre.

Au bout d'un certain temps, vu qu'en bas, ça devenait un vrai souk, il a commencé à recevoir des visites. On pouvait aller lui faire un petit coucou tous les après-midi, en grimpant sur une échelle.

simeoncallot

Ca a duré 39 ans cette histoire...

Et voilà comment on devient perché ET saint.

On en apprend de ces trucs...

Bon, à propos de perchée, ma Kate illuminée, si je viens squatter le haut de ton frigo, ça durera peut-être pas aussi longtemps...

Simeon-stylites-2

Mais qui sait, si la pitance est aussi bonne que la conversation, je styliterai avec plaisir, et moult sanctifications !

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26 décembre 2013

Après Noël...

Chaque année, l’auteur Refe Tuma et sa femme réalisent pendant le mois de novembre le Dinovember. Tous les soirs, durant 30 jours, une fois les enfants couchés, les parents créent une nouvelle scène avec les dinosaures en plastoc de leurs loulous.

Entre les Gremlins et Toys' Story...

Et au matin, les minous découvrent la scène.

Wouah !

*

Bon, y'a des parents parfois...

*

Et en même temps...

Je vous dis pas le rifougnage et les ricanements au moment de l'installation !

Refe Tuma explique : « dans l’ère de l’iPad et Netflix, nous ne voulons pas que nos enfants perdent le sens de l’étonnement et de l’imagination, qu’ils éprouvent un peu de mystère durant cette enfance passagère. »

Chui assez d'accord...

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17 décembre 2013

De l'art du pliage...

Ben voilà, j'étais partie pour vous faire un petit message autour du sommeil.

Un truc en lien avec le Dodo, le fameux Dronte de Maurice, avec qui, si l'on pousse le bouchon un peu trop loin, je partage, outre un généreux postérieur, mais aussi l'absence éponyme nocturne.

Dodo_(VOC_Gelderland,_1602)

Bref.

Me voilà partie dans un texte comparatif...

Lorsque le sommeil me pris.

Ouh là, c'est pas si souvent, fallait en profiter. J'annule donc la chose, gomme les mots engagés, et vite, vite, histoire de... Je jette un petit coup d'oeil sur les fonctionnalités de mon blog au passage, avant de rejoindre les bras de Morphée. Direction les mots clefs. Ceux qui vous amènent chez moi.

Et là... J'ai pas pu, Morphée attendra encore quelques précieuses minutes d'yeux ensablés. Fallait que je vous fasse partager mon fou-rire.

Ben oui, tient, après les grottes de mouche, me voilà devant un original pliage de serviette...

Image1

Aaahhhh ! J'aimerai bien voir la table de Noël qui va accueillir les serviettes en question, mouarf !

Quant aux doigts du dessous, je n'ose imaginer ce qui les a amenés là... Un petit dialogue autour de la table de Noël en question ?

Ok, ok, dodo, dame Nain :0) !

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16 décembre 2013

Coquillages et crustacés...

Sur le toit abandonné...

Quoi, le toit ?

Ben oui, le toit...

Bon, et le rapport avec les coquillages et autres crustacés Bardotiens ?

Un petit truc de rien.

Une image, croisée aujourd'hui.

Un toit.

Ouais. Mais quel toit !

Harry_Potter_Cottage_1a32

Franchement, il est sublime non ?

Harry_Potter_Shell_Cottage_Freshwater_West

Un décor réalisé pour le prince de sang-mêlé, l'un des films de la saga Harry Potter.

Hooo, ça donne envie de bord de mer toussa...

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13 décembre 2013

Sur l'écran noir...

Bon, ces derniers temps, malgré les lumières, c'était un peu sombre ici non ? La râlerie, c'est pas que j'aime pas de temps en temps, mais faut dire les choses comme elles sont, ça atténue les couleurs.

Ciels

Et comme j'ai plutôt tendance à apprécier le côté lumineux de la force...

Ciels (1)

On revient à des aubes plus claires et des crépuscules ensoleillés.

Ciels (2)

Faut dire que je suis un peu aidée...

Ouais, j'avoue, j'ai un nouveau jouet !

En bonne famille geek, à savoir peu portée sur l'aspect ménager (l'aspirateur date de Mathusalem et la pelle à ramasser la poussière affiche 100 ans d'âge -cela dit, elle est belle-), mais dotée de sept ordinateurs.

Ce qui signifie que de temps en temps, on intervertit les écrans, on échange des câbles, on mélange les claviers, histoire d'avoir l'impression de renouveler la maison quoi.

Du coup, là, c'est juste le bonheur parfait.

A savoir que je viens de donner à ma Bounette mon écran d'ordinateur, certes pas mal, et que j'ai récupéré en contrepartie l'écran autrefois (enfin y'à 10 minutes) dévoué à la diffusion des docus et autres films. Soit un immense machin en haute def tellement large que t'en a les yeux qui pétillent.

Du coup, après moult toussotages dûs à la mission post-dépoussiérage (Dieu sait qu'on accumule des moutons derrière ces trucs là, une vraie bergerie !), j'ai allumé la bête et.... Wouah !

Moutons

Bon sang de bois, c'est Dallas.

Bon, on fait abstraction de la rayure du milieu, due à la main ciseautée de la susdite Bounette, que je lui échange volontiers contre un machin non identifié (confère les moutons plus haut) que je n'ai jamais réussi à décoller du précédant écran.

Faut dire que j'en avais rêvé de ce truc. Ben oui tient, quand je dépouille des archives, avoir le parchemin photographié ET le document word à côté, c'était pas possible avant. Maintenant, je vous dis que ça, c'est Byzance. Déjà que j'étais plutôt scotchée, là, il va falloir me désincarcerer...

Le risque, cela dit, ça va être le trop plein maintenant. Moi qui avais un peu beaucoup tendance à ouvrir 12 000 pages en même temps, histoire de contenter la balle rebondissante qui me sert de pensée, là, je sens que je vais bientôt pouvoir me (re)mettre au squatch.

Rien que ça.

Feu d'artifice

On est peu de chose parfois :0)

Youhou !

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10 décembre 2013

Vincent

Aller, tient, aujourd'hui, on va faire dans la petite histoire...

Inspirée, il faut le dire, par mes envies meurtrières de lumières noires.

Allez savoir, mon coq à l'Anne part parfois dans des circonvolutions...

C'est ainsi que vint à moi Van Gogh alors que je pensais illuminations.

Vincent_van_Gogh

Ben oui, parce que tout le monde à toujours cru que ce pauvre homme, après s'être sacrifié l'oreille, s'était fait sauter le caisson d'un coup d'orteil.

Oui d'orteil.

Parce qu'entre nous soit dit, pour un peintre qui maîtrisait parfaitement le geste, dont la dextérité n'avait d'égal qu'un oeil aiguisé, et qui de plus avait côtoyé tant d'esprits suicidaires dans d'incarcérations (fort peu) hospitalières. Comment aurait-il pu se trucider d'une telle manière...

Vangogh-nuit2

Bon, mais ce n'est que là l'argument suprême d'une recherche hors pair. Menées par deux américains soucieux de dévoiler l'affaire.

Vangogh-iris_2

Celle d'un pauvre Vincent, harcelé par deux crétins, qui les agaça tellement, qu'ils en vinrent aux mains.

Et à l'arme. Fatale pour finir.

Vangogh-moulin2

Un coup parti, au détour d'une cour de ferme, par deux abrutis agacés par l'homme à l'oreille coupé.

Cet incompris, épris de lumière et d'envies, empli de couleurs et bruits.

Cet homme miraculeux, tumultueux, aux rêves multicolores.

Vangogh-chambre2

Ce génie là ne garda au bord du coeur que la bienveillance, son souffle sur le point de passer.

"Aviez-vous l'intentention de vous suicider" lui demandèrent les policiers ?

"Je le crois, n'accusez personne d'autre"...

Vangogh-nuitetoilee2

Le résumé d'une vie...

Quoi d'autre ?

A si, la culpabilité. Celle de ses meurtriers.

Mais cela, c'est une autre histoire...

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07 décembre 2013

Les TCL, c'est pas des lumières...

Dans notre série "tout n'est pas bon dans la ville du cochon" versus "les principes de précaution à la con", je pioche... les Transports en Commun de Lyon !

Alors voilà, depuis que notre bon maire de Lyon a décidé de transformer la très belle fête religieuse des lumières en foire à neuneu mit merguez, et bien, la vie des lyonnais devient un enfer durant quatre jours.

Dieu sait que le Nain est placide... Mais là, j'ai des envie de Haddock.

haddock3Sans

Une bonne petite injure, envoyée bien comme il faut sur le service de sécurité des TCL...

Imaginez un coeur de ville, rempli à ras de bord de gens qui marchent.

Forcément, faut se déplacer, pour voir, ça et là, un machin éclairé, une façade qui bouge et une fontaine à jets roses. Ça, c'est pour les places diverses et variées qui ponctuent la ville. Entre deux pestacles, bien 500 mètres de rue à chaque fois. Avec des bidules qui clignotent pendus au-dessus. Le tout sur fond de barbapapa, saucisses frites et oreilles de Mickey fluo.

Et que font les TCL ? Et bien, par peur que tout ce petit monde qui marche se décide à rentrer dans le métro (oui, juste le métro, ce jour là, si vous voulez trouver un bus, vous pouvez juste vous gratter), et bien ils bouchent tout.

haddock-insulte

Et surtout les connexions. Ca serait pas drôle sinon.

Vous voulez passez d'un quai à l'autre ? Nan, nan, pas permis. Prendre l'ascenseur, êtes vous fou ? Rejoindre l'escalier, ? Quelle idée ? Nooon, on va juste vous faire sortir de la station, vous faire parcourir les 7 hectares de la place Bellecour au milieu d'une centaine de milliers de personnes agglutinées pour vous dirigez, genre parc à bestiaux vers des barrières inhospitalières. Après, vous re-rentrez dans la station (la même, hein...), vous payez gentiment, et vous accédez à une rame de métro... Quasi vide. Su-per !

Bref, pour le pékin lyonnais, ce qui était autrefois une fête jubilatoire devient juste une sale histoire.

Quant aux TCL...

index

Nan, je vais rester polie.

Et espérer qu'au fond du coeur des Lyonnais, ce qui reste, bien ancré, c'est ça.

8decembre-Marie_m

Demain soir, le long de mes fenêtres, cloitrée dans ma maison, je mettrai mes lumignons.

Avec une petite prière pour essayer d'oublier ces quatre jours à la con.

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06 décembre 2013

L'homme au hibou

Être artiste suppose des effets secondaires.

Un léger, très léger décalage entre le monde commun et l'ordinaire.

Rien que de très normal me direz vous en anormalité.

Des parts sans doute plus animales, une forme d'anxiété.

Une torture douce, accordée par les muses.

Un point d'achoppement parfois, même si l'inspiré s'amuse.

...Et bien...

Ce qui est bon pour aujourd'hui l'était aussi autrefois.

Combien de témoignages de ces maudits, de ces génie aux abois ?

D'hommes compliqués, de talents déstructurés.

De carrières hurlées, écrites à la pointe de l'exentricité ?

Comment dés lors, faire sa place, laisser sa trace ?

Signer, en bas, mais aussi dissimuler, parfois.

Qui un détail, quoi, un symbole.

Un petit marqueur, comme une pointe d'humour fol.

Celui que personne d'autre que vous ne verra, juste pour le plaisir, ou la reconnaissance des rois.

Comme une pointe de crayon sur le fil des Parques, un trait d'union entre Platon et Plutarque.

*

Herri met de Bles, lui, signait d'un hibou.

Herri met de Bles

Un chouette petit oiseau, pas plus haut qu'un pou.

Herri_met_de_Bles_002

Comme un minuscule et ridicule petit bijou.

Herri met de Bles 2

Posé sur la toile tel un Poucet à cailloux.

Herri Met de Bles Paysage avec la Tentation de saint Antoine

Signature ultime, au détour d'un pinceau habile.

D'un peintre à l'humour et à l'esprit subtils.

Était-il pour autant fou ?

Non.

C'était un artiste, un point, c'est tout.

Henri Bles, Paysage avec Saint-Jérôme, détail de la chouette, XVIe siècle, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois

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27 novembre 2013

Mémoire(S)

Il est des images dont on ne peut expliquer pourquoi...

Alphabet

Pourquoi ce sucré au fond de la gorge, pourquoi ce pincement doux ?

Alphabet

Pourquoi cette impression de déjà vu, ce sentiment de vie décalée, comme une mémoire retrouvée ?

Alphabet

Celle de l'odeur musquée des framboisiers.

De la main tendue, miroitant dans la poussière du soleil levant.

Du sombre de la cave aux bocaux alignés.

Des Semaines de Suzette lues à l'heure du goûter.

Alphabet

Du pain frais coupé au tranchoir, du chocolat cassé enchâssé dans la mie.

Des rideaux de dentelles dardés au soleil d'été.

Des rires, des jeux, du clair du ciel d'azur.

Alphabet

Insouciance, aux adultes aux regards tendus, à l'inquietude des grands.

Souvenirs d'enfants. Remémorés en noir et blanc.

Alphabet

Les miens ?

Pas vraiment. Ou indirectement.

Ceux de ceux d'avant alors ?

Probablement.

Il est de ma vie comme de mes souvenirs. Certains sont à moi, d'autres pas.

Allez savoir... Pourquoi.

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22 novembre 2013

Abousage

Ben alors, qu'est ce qui t'arrive ?

Ben chai pas, j'ai glissé.

J'étais partie sur le jeu des mots, un peu de littérale littérature, de la peinture, et puis là, PAF. le chien.

A la recherche d'une photo, j'ouvre mes dossiers, pense poétiser, et puis finalement je tombe sur Edouard l'abousé.

Edouard

Oui, Edouard.

Je trouve que ça lui va bien, Edouard. Un petit côté anglais des colonies. Et puis même les fesses en l'air, il a l'air digne. Un anglais quoi.

Sinon, abousé, c'est stéphano-lyonnais, entre rapée et sauccisson, c'est quand on s'est mis à cacasson pour ramasser un babet, et qu'on a fini par s'esclafoirer dans la bazouille.

Bref, qu'on s'est abousé quoi.

Alors, bon, non pas que je m'abouse, faut pas abuser, vous allez me dire, ce message n'a ni queue ni tête.

Ben si quand même, parce que, ok, la tête on a voit pas trop, mais la queue, si !

Y'a de l'abus moi j'dis.

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12 novembre 2013

l'aquadrature du cercle

Quelle drôle histoire que celle de l'écrit.

Estampe japonaise 1

Celle des mots, alignés, structurés, orientés au sens d'une pensée.

Faciles, d'une certaine façon.

Estampe japonaise 4

Écrire en automatique, rouler les r, gonfler ses joues aux sifflements, s'essoufler, harmoniser. Tel le chef d'un orchestre intérieur, joindre au rythme du clavier le glissé des doigts, jusqu'au soupir de la phrase suspendue, muette au son, mais si résonnante au fond.

Écrire sans dire.

Estampe japonaise 11

Depuis toujours, les mots m'envahissent comme d'amicales présences. Bruissements réguliers, rythmés, miroirs de mes pensées.

Mécaniques parfois, jusqu'à l'essouflement.

Musicaux, comme de petites douceurs au coeur fondant.

Structurés, pour trouver le ton juste, expliquer, défendre, aider, aimer, consoler.

Scandalisés, souvent, lorsque ils voient leurs congénères utilisés à de vils et médiocres arguments.

Joueurs, lorsqu'ils trouvent un jongleur en interlocuteur.

Estampe japonaise 2

A la fois si fragiles, parfois hésitants, et pourtant, toujours, à jamais, si puissants.

La force des mots est à l'image de l'eau. 

Estampe japonaise 12

Une onde, un torrent, un ruissellement, une vapeur, une effluve, un fleuve, une humeur.

Contenue, canalisée, ronflante, fluctuante, caressante, enveloppante, ondoyante.

Source surabondante aux tarissements parfois spectaculaires. Retenue, comme accumulée. Puis lâchée, bondissante.

Calme pour un temps. Celui de la décantation, de l'épure et du sens, haletante.

Estampe japonaise 10

Me voilà définie.

Contenant flottant au gré de mon aquatique intérieur. Comme une arche de Noé abritant les eaux de son créateur. Navigatrice au gré des mots, je flotte en intérieur...

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08 novembre 2013

Ateliers...

Mon plaisir du moment...

2013-11 Les petites broches du Nain

Jouer avec le feutre, les broderies, les perles et les poupées.

2013-11 Les petites broches du Nain (2)

Composer, orner.

2013-11 Les petites broches du Nain (3)

Comme de petits cadres d'histoires arrêtées.

2013-11 Les petites broches du Nain (5)

Ou de tous petits cabinets de curiosités.

2013-11 Les petites broches du Nain (6)

2013-11 Les petites broches du Nain (7)

Des broches, des bijoux.

2013-11 Les petites broches du Nain (9)

Ou les deux.

2013-11 Les petites broches du Nain (10)

2013-11 Les petites broches du Nain (11)

En vente ICI

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