Aurélien Petit Collin et son mini couffin
Je m'amuse...
Et voilà comment sous mes doigts
Est né ce petit bout là
Aurélin Petit Collin, et son mini couffin
Carto... Graphique
Chez les Nains, s'est institué depuis peu un petit rituel documentaire dédié au vendredi soir.
Un petit plateau écran (ben oui, la télé n'est pas là, mais l'ordinateur, oui ! Faut dire qu'on a le choix, ici, des ordi, il y en a 6, vivent les geek :0) et un documentaire.
Les grands sur le canapé, les petits à côté, et zou ! Un premier docu sur le safran marocain et la vanille mexicaine, pas mal... J'ai retenu le peu de profit que tiraient les mexicains de leur production. Bon. Ah oui, et aussi que les américains, quand ils font des reportages, prennent les filles les plus greluches possibles et imaginables "c'est une fleur de vanille, wooouuua !". Ooohhh, my god, this chocolate is sooo amazing". Le tout avec un sourire à faire palir une banane. Réjouissant.
Passons sur le côté culinaire. Après, on s'est attaqué aux polynésiens. Rhhaa, mieux. Bon, j'avais zappé que le doc allait aborder les rites anthropophages... Hum. Bon, alors, plutôt que de traumatiser la marmaille, on passe viiiite en mode accélère sur la partie "on se bagarre, et après on bouffe l'ennemi", et pour les haka, on fait l'interpète :
-"et là, qu'est qu'il vient de dire ? ".
-"J'veux ma biscotttte !". Qui c'est qui m'a piqué le beurre ?"
Beaucoup plus fun que "je vais te boulotter les roustons". Et plus marrant aussi.
Après, c'était juste passionnant. C'était sur la conquête de l'île de Pâques, de Hawaï et de la Nouvelle-Zélande par les polynésiens. Démonstration brillante. Avec la réponse à la question du voyage que j'avais depuis longtemps éludée par un "y z'on du dériver".
Que chi. Pas de dérivation du tout !
Et comment ils faisaient les polynésiens, pour savoir où aller sur le Pacifique hein ?
Et bien ils utilisaient ça :
Et c'est quoi ça ?
Ben des cartes.
Pour naviguer entre les plus de 1000 îles de l’océan Pacifique, ils ont créé dès 1000 av. J.-C. ces cartes appelées Rebbelibs, Medosou ou Mattangs. Les petits bouts de bois représentent les courants marins et la direction de la houle, définie par les alizés et la position du soleil. Et les coquillages ? Et ben c'est les îles...
Sinon, ils naviguaient de nuit, en se guidant avec les étoiles. Une vision bi-millénaire de notre GPS.
Carpe noctem ET Fiat lux.
Bon, d'abord, ces cartes, c'est hyper beau.

Et puis, pour moi qui biche sur la cartographie, et l'histoire des mentalités au regard de la neurophysique (si, si), et bien c'était juste passionnant de découvrir comment on pouvait voir et représenter le monde lorsqu'on était un polynésien maritime de l'an 1000 avant. Une vision 3D d'un monde en mouvement traduite en petits bâtons.

Fascinant.

Du coup, je me tâte pour le docu de la semaine prochaine.
Pov' loulous, voilà ce que c'est d'avoir des parents intellos, dès leur plus jeune âge, et hop ! Dans la carto !
"j'veux une biscottte" !
J'en pince...
La pince double clic, c'est ma copine...
Mais si, vous savez, cette petite (voire grande) chose là :

Elle tient mes dessins d'archéologue, bloque mes décamètres le long des tranchées, scelle mes cartonnages, et fait même office de barette en cas d'urgence capillaire.
Et en plus, si elle perd une patte, suffit juste de faire appel à une de ses copines pour l'intérim.
Bref, elle est juste parfaite cette double clic là.
Alors quand je suis tombée sur ça :
Autant vous dire que je suis tombée en amour...
J'adore les designers. L'idée au service de l'objet, ça l'fait. Toujours.
C'est parfois un chouille bancal, mais quelle imagination !
Dans une autre vie, peut-être, un jour, j'irai voir du côté du Design...
J'en pince trop...
Tempus fugit
Alooors, on change de sujet...
On prend un appareil photo, on l'installe dans un bel endroit, on clique sur le bouton, ...en prenant soin de ne pas décliquer.
Naaaan, on garde pas le doigt sur l'objectif, on laisse faire la bête qui a tout ce qu'il faut pour faire la chose inzebox.
Et après, on rêve...
Tempus fugit, memento vivere...
Spèce de Podocyrte !
Oh, ça va hé ? C'est quoi c'tinsulte ?
Meuh non, regardez comme c'est beau un podocyrte...
Bon, sinon, leur autre nom, à ces merveilles miniatures, c'est Radiolarians
Ou Protistes
Des espèces de petits machins marins hérités des temps les plus anciens
Des trucs protozoaires, petits cousins millimétriques du corail...
A se demander si certains cantonnais myopes et amoureux des fractales ou autre germaniques sculpteurs renaissants et amateurs de tours de force n'avaient pas déjà observé la chose...


Bon, sinon, moi, ça m'a donné envie de curiosités marines tout ça...
Et jusqu'à quel point ?
Ben, je me demande si je ne vais pas adopter un calamar dans ma salle de bain...
A défaut de podocyrte...
Puberminator...
Yek, yek,
Grâce à vous mesdames, et à mon pote adblock, je suis devenue puberminator.
Ouais, c'est pas hyper beau comme mot puberminator, mais en même temps, faut dire ce qu'il en est, la pub, c'est souvent moche...
Alors, run Forest, run !
Et hop, et vas-y ! Mieux qu'un jeu video ! Apparait le nouveau parfum Duchmol ? Zou, dégagé l'animal ! Des croquettes pour toutous anorexiques ? Paf le chien ! L'oeil torve, en quête de la moindre image clignotante, je guette l'ennemi et le dégage aussi sec d'un coup de clic.
Rhhhaaaa... Super Mario versus Lara Croft, Big foot est en moi, et j'aime ça !
Bon, et puis, parce que, malgré tout, histoire de...

Parce que ça avait une autre gueule avant, la pub.

Quelques petites douceurs jolies..

Alors, ouiiii, je le redis :
Grand MERCI à vous les filles ! Grace à vous, je revis...
Téléramoi
J'adddoooore l'art contemporain.
En fait, ce qui me plaît le plus dans cette histoire là, c'est la rhétorique... Ou l'art de faire passer des concepts parfois limites fumisteriens du tout pour des actes de haute voltige dignes d'une lecture psychanalytique de Kant.
Il y a quelques années, travaillant sur des catalogues de musée, j'étais tombée sur un artiste sans doute un peu dérangé, qui avait comme obsession la peinture de petits pointillés sur des oeufs. Le truc était censé lui rappeler sa défunte maman... J'ai oublié le nom du Monsieur, qui, j'en suis sûre, aurait été plus que ravi de rencontrer Yayoi Kusama.

Bon, après, on aime, on aime pas, vous connaissez la suite... Ce qui m'avait alors fasciné, ce n'était pas tant la propension du monsieur à faire des pointillés, mais plutôt l'extraordinaire souplesse de la gymnastique intellectuelle du rédacteur de son catalogue d'expo... Comment expliquer en termes artistico-téléramesques l'obsession pointilleuse ? Le texte était en soi une véritable oeuvre d'art...
Bref
Pour tout vous dire, si j'en suis arrivée à écrire ce petit billet là, c'est suite à une visite virtuelle du musée d'art contemporain de Genève, le MAMCO. Un peu étrange comme nom MAMCO, passons. Bon, sinon, y'a sans doute plus fun comme visite, mais c'est comme ça.
Et là, je tombe sur la page d'Alighiero Boetti, artiste que par ailleurs j'aime beaucoup (je rêve d'une de ses cartes en broderie).

Et je lis le commentaire : "En 1973, Alighiero Boetti commença d’accrocher, sur un mur de son appartement romain du Trastevere, des images, des dessins d’amis, des photographies, des pages de calendrier et des objets trouvés. Au fil des années, ce work in progress domestique constitua Il Muro (Le Mur), une sorte de constellation poétique personnelle. Une métaphore d’un parcours humain, le lieu intime d’une réflexion sur le monde."
Rhhhaaa, râle de bonheur...
Parce que pour tout vous dire, chez moi, fut un temps où certains pans de mes murs étaient recouverts de dessins, billets, cartes et autres curiosités hétéroclites, reflet de mes envies artistiques. Ma petite vision d'atelier en quelque sorte. Si l'ensemble me plaisait, je n'en avais pas pour autant fait un geste bozartien. Quoiqu'à mon départ, le pointillé laissé par les petits trous des punaises aurait pu en inspirer plus d'un...
Sauf que là, l'expression "constellation poétique", c'était juste les mots qu'il fallait pour me faire remonter le long de l'échine un petit frisson métaphorique.
Ben oui, voilà, j'avais envie de l'entendre : à ma façon, moi aussi, je suis une artiste...
Allo, Télérama ? Ici France Culture...

Bon, et puis sinon, je ne résiste pas à vous glisser un autre petit commentaire tiré du MAMCO, trop trop beaux les mots, on dirait du Luchini...
"L’opposition entre nature et culture n’est qu’un aspect du système iconique complexe de Hanimann. L’artiste conditionne l’observateur lui-même, en refusant de se conformer à ce que celui-ci attend du tableau. Libéré de tout contexte explicatif, Hanimann, tel un chercheur, postule des systématisations justifiées uniquement par leur propre arbitraire. Dans la séquence casuelle des scènes séparées, la structure du tableau est rompue ; la tentative de créer un système, de proposer une vision d’ensemble encyclopédique, un ordre, de fonder un sens est poussée 'ad absurdum'. Culture et nature, système et arbitraire, ordre et chaos, fondation et évacuation du sens, tels sont les thèmes autour desquels Alex Hanimann tourne dans « Pawlow-Block », en posant des questions, et sans vouloir donner de réponses contraignantes."
Fiat lux.
Le mur du çon
Vous avez constaté ça comme moi ?
Depuis quelques jours, quel que soit le site sur lequel vous atterrissez, vous êtes immédiatement noyés de publicités...
Et allons-y pour des trucs maquillés comme des camions volés : ça clignote, ça bouge, et y'a même le son.
- "le problème des pellicules, c'est qu'elles reviennent tout le temps"... Ah oui ? Un peu comme les pubs non ?
- "Besoin d'espace ? Avec les voyages trucmuchon, vous aurez l'air moins con".
J'en passe, et des meilleures...
Ben oui tient, j'aime les fonds blancs, ce petit côté monacal qui me permet de vous parler aussi bien de design que de chevaliers du XIIe siècle.
Sauf qu'entre le dentifrice shmurtz aux épices et les croquettes pour chien goût lapin, j'en viens à perdre mon latin.
Et moi qui essaye de tenir ce petit lieu aussi propre que je l'ai trouvé en arrivant, j'en vient à me dire que...
Un de ces 4, je m'en vais aller voir ailleurs si l'air est moins pollué.
Non, c'est vrai quoi ?
Pour tout vous dire, chez les nains, plus y'a de la pub, moins on adhère. Panem et circenses, ici, c'est dans le Gaffiot.
Lorsqu'on achète, on regarde d'abord l'étiquette. Ce qui l'emportera sera le truc le plus sain, le moins chargé en machins artificiels, et qui, on l'espère, fera bosser les gens d'à côté.
Alors le pâté pour chat anti-redéposition, c'est vous dire si on se sent concerné...
Bon du coup, j'ai même pas mis d'image, je vais laisser canalblog gérer tout ça hein ?
Et allons-y pour la lingette senteur kipete !
Un peu braque ?
Prenez un designer raide dingue de son toutou...
Un beau braque italien, portant le doux nom de Gérald.
C'est chic Gérald, ça vous pose un clebs.
Et italien qui plus est... Cave Canem.
La bête était au poil, mais il lui fallait une robe. Le canin cabot fut présenté à moult artistes planétaires.
Voilà comment l'animal fut numérisé, origamisé,
Imprimé, et multiplié !
Moi j'aime bien !
Wouf !
Echec et mat

- "Hé, les gars, z'avez vu ? Sont armés j'crois."
- "T'en fais pas, si y z'approchent, j'sors mon couteau"
- "Ouais, heu, non, mais moi ch'ui juste mort de trouille là..."

- "Bon sang, les mecs, ça va pas l'faire... Vous croyez que si j'leur fait un croche-crosse, ça va les arrêter ?"

- Naannn, mais allo quoiii, c'est juste n'importe quoi.. Hé, Laurel et Hardy, on va y passer la nuit ?"

- "Oh, ça va hein, j'aimerai t'y voir ! Y'avait plus ques des poneys"

-" Heu... Nous, perso, on va rester là."

- "Oh là là, mais quelle cata... Z'avez pas honte ?
Moi j'm'en fous, mais la prochaine fois, on n'y va pas."

Quoi, Tout ça pour ça ? Une tables, des pions, un jeu de reines et de rois ?
Ben oui, mais pas n'importe lesquels, nan, nan.
Prenez un échiquier.
Mélangez y des os de baleine, des dents de cachalots, le XIIe siècle des reines et des Norvégiens trop beaux...
Carto-graphie
Mais c'est quoi ça ?
Un plat de pâtes au design italo-pantonien ?
Une gurilande DIY made by Camille R et Vanessa C ? (:0)
L'intérieur de mon tiroir à fils à broder ? (j'avoue...)
Un nouveau projet Clémentien pour jardin planétaire ?
Que nenni, vous n'y êtes pas...
Cette magnifique chose là n'est autre que le tracé du fleuve Mississipi au cours des siècles...
Ben oui, il en a pris des chemins ce Mississipi là.
Avec un constat :
Dieu que c'est beau la carto...
Equilibre...
Un chouille obsessionnel et sur-maquillé, certes.
Mais quelle performance...
Boutons planqués
"Ze veux des couleurs fraisses" m'avait dit mademoiselle Toutou.
Ben oui, tient, ras le bol du gris taupe, du vieux rose et du parme, à bas l'hiver !
La commande était claire.
Alors, allons-y ma cocotte, on sort Monique et Henriette -respectivement ma surjeteuse et sa copine la machine à coudre-, on ouvre le placard à tissus, on laisse de côté le lin beige et le coton blanc (t'es sûre ? Woui, woui), on reprend le patron becasson maison, et celui de la robe à panier 1900 et hop !
Une robette rose à roses.

Et sa copine à coquelicots.

Et pour la partie haute...
Un patron C'est Dimanche, le fameux Oberweiden...
Sauf que sur le coup, je pense que je vais revenir aux basiques bécassons.
Parce qu'en ai juste bavé des ronds de chapeau sur la liaison col/devant. Le résultat étant à la limite du supportable : soit un truc à peu près potable d'un côté, mais avec une reprise moche de la doublure à l'intérieur. Et un machin baillant de l'autre, avec juste l'impression que j'avais dérapé en virage trop sec.
Bon, en en étant arrivée là où j'en étais, je ne pouvais décemment pas jeter la bête à la poubelle.
Du coup, on planque !
Voilà le pourquoi des deux boutons à fleurs, faut le dire...
Les Bisounours couturiers sont parfois des ratés planqués.
Mais ils sont frais, alors...
Qu'importe le flacon, vivent les boutons !
La serpillère de l'héritière
Alors voilà.
Le printemps étant censé arriver depuis quelques temps déjà, je me suis un peu défoulée sur mon clavier le mois dernier. Histoire de garnir un peu le vestiaire de mon héritière de quelques fanfreluches et autres petites choses légères.
Parmi les petites tenues trouvées sur le net, arriva, bien mal emballée, cette chose là :
En théorie, et je dis bien en théorie, le truc était "en parfait état".
Bon, ça, c'était pour la théorie, et la force de vente chère à nos commerciaux. La dame a peut-être de graves problèmes de vision, allez savoir, ou avait bu la veille, ou fumé la moquette avant d'en faire la description. Bref, ce machin là était juste immonde.
Une serpillère toute molle. Tâchée, décousue de partout et pleine de trous.
Légèrement agacée, après avoir vertement tancée la dame à l'annonce truquée, je destinais la chose à la poubelle.
Sauf que prise par le temps, je laissais l'enveloppe ouverte, aux yeux de Poupette. Qui ne les ayant pas dans sa poche, tomba en amour devant les petits pois décrépis.
Que faire ? Je ne pouvais décemment plus jeter le machin, ou le cantonner aux chiffons de la maison.
L'héritière connaissant bien sa mère, proposa une transformation. "Mais si, tu peux me faire une semize de nuit. Ze veux des dentelles". Oui, l'héritière zozotte encore un peu. Ce qui me faite très légèrement fondre.
Des dentelles, wouiiii... Heu, comment dire ? On va peut-être pas non plus faire un truc trop kiki non ?
Siiii.
Ok, bon, alors autant aller du côté du chic.
Je laisse quand même le choix des armes dentellières à l'héritière. Et complète par des petits pois plus frais.
Et hop !
Voilà la bête lavée, recousue, et customisée.
Bon, pour finir, elle est pas si mal cette serpillère.
Et elle plaît à l'héritière.
Alors ma fois... Vivent les petits pois !
Chat d'avril !
Ben oui, tiens, ça change non ?
En fait, pour tout vous dire, mon post d'aujourd'hui est inspiré d'hier.
Où à la recherche d'une recette, je suis retombée sur le petit classeur qui hébergea mes fiches d'Allemand de 4ème.
Argh, rien qu'aux mots, j'en ai des sueurs froides.
Faut dire que dame nain et l'école, c'était pas ça. Un long, long, trop long parcours digne du saut d'obstacles. Une petite, toute petite moyenne, histoire de passer sur le fil.
Bon, heureusement, une fois la bride lâchée sur le cou, et le moule trop étroit du système scolaire derrière moi, rhhha, là, ça a été un vrai bonheur.
En attendant, la tête dans les nuages, et des envies d'ailleurs, qu'est ce qu'elle faisait pendant les cours d'Allemand, dame nain ?
Des chats.
Entre autres. Je crois que tout le bestiaire de mon imagination est passé par ces affreuses années là.
Mais ceux, là, retrouvés hier, et bien ma fois...
Ils me font dire qu'apprès tout, on ne change pas tant que ça.
Parce que mes petits gribouillons de colloque sur "l'identité du castor au Canada à la fin du XIXe siècle" (véridique, mais la recherche, ma pov Lucette, c'est la recherche...).
Et bien ils n'ont rien à enlever à ces petits chats là !
En attendant, mes nains à moi ont bien ris à mon germanique ennui.
Et rien que pour ça, à posteriori, j'en ris aussi !
GPS
Le saviez-vous ? Il n'y a pas un jour où je ne pense à vous.
A cette page, si blanche, à ces mots, qui n'attendent que le pas, la frontière de mes doigts.
Là, l'idée pointe, vagabonde rebondis, virevolte sur le fil de mes pensées.
Le temps court, et les mots s'envolent, papillonnent, butinent aux lettres profilées.
Et me voilà, aérienne, au gré de mes envies, partie vers d'autres rives, d'autres couleurs, d'autres replis.
Le GPS de mes pérégrinations, gravé de ces chemins multiples revient alors au quai de ses limites. Se pose, le temps que mènent mes pas vers d'autres lieux. Pour partir à nouveau, au gré des liens, des attaches et des mots.
S'impose alors la note, celle griffonnée sur le premier papier venu, censée me remémorer, m'attacher, me retenir.
Petits cailloux de mémoire imposée, sceaux de mots en devenir.
Vite oubliés. Rochers esseulés seuls témoins de ma pensée redevenue sauvage, je m'échappe à nouveau vers d'autres rivages...
Oui je le sais, parfois, on ne le dirait pas, mais pourtant sachez-le, je suis là...
Brode & co
L'atelier reprend du service...
Ben oui, tiens, c'est pas les idées qui manquaient jusque là, mais la dispo par contre...
Bref, c'était pas le moment.
Et puis, petit à petit, les idées sont reparties. L'envie est revenue.
Alors, autant y aller !
Une première, toute de chats inspirée.
Et puis celle d'hier, par les roulettes à broder.
Alors, alors... Un crayon, du papier millimétré, on regarde attentivement la bête... Et hop ! Mes motifs sont là, reste à les border.
Et c'est parti !
Un poussin joli, passant par là, voyant la chose en cours de broderie dans mes doigts.
Vit aussi la bestiole, toute de manche, vis et virole.
Quoi ? Un machin technique ?
Hé, hé, je peux, hé, je peux, moi aussi la dessiner ?
Ben vas-y, Roule mon poulet !
Et voilà l'oeuvre du biquet. Chui assez fière on va dire...
C'est chouette les roulettes !

Pou, pou, pi, dou, wouah !
Arghhh, retenez-moi !

Je crois que je fais une sur-consommation de "Moi, moche et et méchant"
Le plus dingue, c'est la longueur de la page Wikipédia sur le sujet... Pfff. Incroyable
Quand je pense que je n'ai toujours pas modifié celle qui parle d'une étude sur laquelle j'ai travaillé. Fausse du début à la fin la page, mouahhh ! Wiki quoi déjà ?
"Maaaammannn !"
Mhhh, wouiii.. Oh, à ce propos, je crois que j'ai encore une machine à vider moi...
Une fois n'est pas coutume... Ben non finalement.
Bon, pour tout vous dire, j'étais bien partie...
C'était chaud-bouillant ct'affaire.
Pour une fois, j'allais dauber. Y aller, carrément.
Dieu sait que je déteste les Voilà, Closet ou autre Galeta. Petits concentrés d'humeurs noires destinées à la soit-disant détente capillaire ou autre relaxation dentaire.
Alors chez moi ? Ici ? Noonn...
Et puis voilà que j'achète, histoire de meubler quelques heures de "Mamaaaan, regarde, je fais du chasse-neige", un bouquin chaudement recommandé.
Les petites dames qui m'en avaient parlé en avaient la larme à l'oeil, c'est dire.
Bon, comme inversement à la littérature capillaire, j'assure à fond sur les romans à belles histoires, allez, zou, une petite commande, et hop, je glisse le machin dans mon sac avant d'aller siroter des vins chauds.
Rhhaaa, mais qu'est-ce que c'est que ça ? LE roman d'amour de la décennie ? Naannn. Y'a juste une erreur de casting là. Une confusion totale entre pollution et émotion. Beurk, beurk et re-beurk.
J'ai hésité à plonger l'ouvrage dans la fondue, ou l'enduire de reblochon, le pilonner au fond d'un farcement. Mais autant pas gâcher. Quoique, il y aurait peut-être gagné en saveur, allez savoir.
Alors, comme je reste de bonne compagnie, et que je déteste toujours autant la calomnie, même après la lecture d'une telle infamie, je ne dirai rien.
Pas un titre, même pas une couv. Botus et mouche cousue. Pas de pub, même négative à cette affreuseté.
En attendant, ça m'a fait du bien de le dire tient.
Pfiou...
Y'a des mots ma foi. Vallent bien leurs homonymes parfois.
Ah, et sinon, histoire de... Rien à voir avec les nuances de gris, noir ou autres déclinaisons chromatiques !


































































